Déclaration de M. François Fillon Premier ministre, en réponse à une question sur les violences commises en Corse, à l'Assemblée nationale le 15 janvier 2008 | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. François Fillon Premier ministre, en réponse à une question sur les violences commises en Corse, à l'Assemblée nationale le 15 janvier 2008

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

ti : Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les députés,


Les violences qui ont été commises en Corse samedi contre l'Assemblée territoriale, comme les assassinats, les rackets, les destructions de biens appartenant à des Corses ou non, les attaques ou les intimidations contre des agents de l'Etat, contre des représentants de la démocratie, contre des élus, sont inacceptables. Mais plus encore, elles sont incompréhensibles !

Nous sommes dans une démocratie. Dans une démocratie, les opinions, fussent-elles une volonté d'autonomie, d'indépendance, s'expriment à travers les élections et à travers les débats des assemblées démocratiquement élues. Or ceux qui commettent ces violences, monsieur Giacobbi, ils perdent les élections.

Ceux qui commettent ces violences, ils voient leur nombre se réduire de mois en mois. Et samedi, ils ont eu bien du mal à rassembler 600 personnes pour manifester à Ajaccio. Ceux qui commettent ces actes, ils voient progressivement certaines des organisations que vous avez vous-même qualifiées de crapuleuses, sur lesquelles ils s'appuient, combattues par la police et par la justice. Et moi, je vois un lien entre cette violence, je vois un lien entre ces actions qui manifestement échappent à la direction de certains des mouvements politiques, qui pourtant ne les condamnent pas, je vois un lien entre cette violence et la recrudescence des arrestations et les opérations de justice qui sont aujourd'hui conduites.

Et d'ailleurs, dans les revendications de ceux qui se sont conduits de cette manière inqualifiable, samedi, il y avait l'arrêt de l'utilisation de l'ADN pour les enquêtes judiciaires. Eh bien, oui, l'ADN ça ne permet pas la loi du silence. Et depuis plusieurs semaines, beaucoup d'affaires ont été élucidées en Corse, grâce à l'engagement de la police, grâce à l'efficacité de la justice et grâce à l'utilisation de ces nouvelles technologies.

Oui, monsieur le député, vous avez raison de demander que l'on renforce la présence de la République sur le territoire corse. Nous l'avons fait avec le président de la République et le Gouvernement, en signant, avec les assemblées de Corse, un accord pour le développement économique, un contrat pour le développement économique de la Corse sans précédent. Nous allons renforcer les moyens de sécurité, les moyens de télésurveillance, les moyens vidéo, pour faire en sorte que les élus, les représentants de l'Etat soient en sécurité sur le territoire de la Corse, et à la suite de la visite que j'ai effectuée hier à Ajaccio, je vous propose que l'ensemble des élus de l'île puisse venir à Matignon débattre avec nous de ces sujets.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 16 janvier 2008

Rechercher