Interview de M. Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche, à RMC le 17 janvier 2008, sur le jugement rendu au procès de l'Erika, sur la politique d'aide et de réforme de la filière de la pêche et sur le retrait du maïs Monsanto 810 par principe de précaution. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche, à RMC le 17 janvier 2008, sur le jugement rendu au procès de l'Erika, sur la politique d'aide et de réforme de la filière de la pêche et sur le retrait du maïs Monsanto 810 par principe de précaution.

Personnalité, fonction : BARNIER Michel, BOURDIN Jean-Jacques.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de la pêche;

ti : J.-J. Bourdin.- Première question très directe : est-ce que vous mangeriez de la viande d'animaux clonés ?

R.- Non.

Q.- Non !

R.- Vous me posez une question directement, j'y vous réponds non. Il n'est pas question de cela pour l'instant. Mais j'ai vu qu'il y avait une autorisation donnée aux Etats-Unis. On ne va pas se mettre à faire en France et en Europe...

Q.- L'Europe est en train de travailler sur le sujet ! Et pour l'instant...

R.- De là à donner une autorisation, on n'y est pas. Je pense qu'il y a des problèmes éthiques, il y a des problèmes d'acceptabilité sociale. Et on ne va pas se mettre à copier le modèle américain, loin de là. Je veux qu'on préserve...

Q.- Je vous sens engagé sur ce dossier !

R.- Oui, parce que nous sommes dans le moment où débute le grand débat sur la future politique agricole commune qui veut préserver un modèle agricole fondé sur des produits de qualité, des produits diversifiés, des produits sûrs, qui sont des produits fabriqués avec beaucoup de savoir-faire dans toutes nos régions françaises et européennes, avec des exploitations de petite taille. Je ne veux pas une agriculture aseptisée, clonée ou trop concentrée. Cela, c'est problème politique majeur et nous allons le défendre dans le cadre de la nouvelle PAC.

Q.- Et la baisse de la TVA sur les produits bios est-ce que ça va venir un de ces jours ? C'est N. Sarkozy qui l'avait promis.

R.- Oui. Mais on ne touche pas la TVA, pour l'instant, c'est un débat qui n'est pas tranchée pour des problèmes fiscaux budgétaires. On a décidé de faire un plan pour relancer le bio, tripler la surface imbriquée en bio, consommer davantage en bio dans les cantines et les restaurants. Ce plan, je l'ai présenté moi-même dans "le Grenelle de l'Environnement". Il a plutôt été bien reçu. Et il est assez ambitieux. Alors engageons-le, et plutôt que de faire ou de promettre des choses un peu difficiles, faisons ! Et nous allons faire un développement du bio dans ce pays. En même temps, entre le bio, qui est un peu en avant-garde, et puis le productivisme qu'on a quelquefois très soutenu, il y a tout le champ de l'agriculture durable. Et moi je veux, avec les agriculteurs, je dis bien avec eux, investir ce champ-là.

Q.- On va parler évidemment de la pêche. Mais je voudrais que nous revenions sur le procès de l'Erika, le jugement qui a été rendu hier. La nature que nous aimons à une valeur maintenant ?

R.- Oui, je trouve que c'est un jugement assez exemplaire. Et je souhaite une agriculture qui s'intéresse à l'environnement, et comment ne pas le faire...

Q.- Vous avez été ministre de l'Environnement !

R.- Oui, à un moment d'ailleurs où j'ai eu à affronter, non pas, une catastrophe de cette nature-là, mais les containers de détonateurs qui avaient envahi nos plages. Et puis, j'étais commissaire européen au lendemain de l'Erika. J'ai vu ma collègue, malheureusement décédée, L. de Palacio, présenter immédiatement des mesures très fortes. La réponse a été européenne. Elle est très efficace le paquet Erika 1, Erika 2 qui ont durci, obligé aux contrôles des bateaux, les doubles coques...

Q.- C'est-à-dire qu'il n'y a plus de navires poubelles qui circulent au large de nos côtes ?

R.- Il y a probablement des navires poubelles. Maintenant, ils savent qu'on les contrôle davantage dans les ports ; qu'il y a des entreprises de certification qui sont contrôlées. Ils savent que le prix à payer, s'ils continuent à mal se comporter, sera un prix lourd. Et ce qui est intéressant dans ce jugement, c'est que pour la première fois, on donne un prix à la nature. On donne un prix à ce qui est en réalité un capital : celui de la biodiversité.

Q.- On ne pourrait pas aller plus loin d'ailleurs ?

R.- On pourrait aller plus loin en faisant un travail, que j'avais imaginé, c'est-à-dire sujet par sujet : les oiseaux, les espaces naturels, [leur] donner un prix, évaluer dans les comptes économiques de la nation. Mais déjà, il y a des choses qui se font : le conservatoire du littoral qui protège à peu près 10 % des côtes, notamment, en achetant, cela a bien un prix ! Cette nature-là a un prix, puisque l'Etat l'achète pour la protéger définitivement.

Q.- Comprendriez-vous que Total fasse appel de ce jugement ?

R.- C'est la responsabilité de ce groupe. Plus personne ne sera irresponsable : voilà la leçon de ce jugement. Et quelque part, il y a de nouveaux dirigeants à Total... La justice s'est prononcée. Mon opinion personnelles c'est qu'on devrait s'en tenir là !

Q.- On devrait s'en tenir là oui. La pêche, M. Barnier.

R.- La pêche elle est concernée par l'Erika...

Q.- Oui bien sûr qu'elle est concernée par l'Erika ! Bien sûr !

R.-... puisque les paludiers, les ostréiculteurs, les pêcheurs...

Q.- Même les pécheurs à pied !

R.- Les pêcheurs à pied sont parmi les premières victimes. Et là aussi, cela a un coût et normalement une indemnisation.

Q.- Bien sûr, bien sûr ! Vous allez dépenser 310 millions d'euros sur trois ans pour venir en aide aux marins pêcheurs. C'est cela ?

R.- C'est un plan sans précédant. Un plan qui intéresse tout le littoral français de métropole et d'Outre-mer, l'Atlantique bien sûr, mais aussi la Méditerranée et nos régions d'Outre-mer. C'est un plan qui a comme objectif de donner à cette profession, qui est la plus dangereuse - vingt marins pêcheurs disparaissent en mer, sans parler de tous les blessés, chaque année - et en même temps, c'est une profession qui est au coeur du défit écologique et alimentaire. Lui donner quoi ? Lui donner un horizon. Des gens qui bossent durement, dangereusement. Et j'ai appris à les connaître et à les respecter depuis sept mois que je suis leur ministre. Et c'est le montagnard qui parle. Ce sont des gens qui ont besoin d'un horizon et d'une perspective. Et donc, nous avons voulu avec ce plan pluriannuel, 310 millions payés par l'Etat, payés par l'Europe aussi - leur donner cet horizon. Et traiter, pas seulement la question du gasoil, ou la viabilité économique des bateaux, mais aussi la question sociale. On va essayer de travailler sur un salaire minimum ; la question halieutique : mieux gérer les ressources, mieux connaître et comprendre scientifiquement l'état des ressources de poissons, puisque c'est la base. Et puis la sécurité. Par exemple, nous allons doter chacun des marins pêcheurs, individuellement, d'une balise qui va coûter 500 ou 600 euros. Nous la payerons...

Q.- Qui la payera ?

R.- 75 % sera payé par ce plan. Comme c'est le cas des pisteurs secouristes en montagne. Et cela, c'est une idée qui m'a été donnée à Etamples (phon) l'autre jour par un marin pêcheur qui m'a raconté le drame de la disparition de l'un de ses camardes. Et pourquoi ne pas nous doter d'une balise individuelle ? Nous avons mis cette balise dans le plan.

Q.- Alors, 310 millions d'euros ; 80 millions d'euros financés par les distributeurs, la grande distribution, sur la vente de poisson.

R.- Oui, pas seulement par eux !

Q.- Et puis les consommateurs aussi ! Une taxe de 2 %.

R.- Cette contribution a été créée, comme le président de la République l'avait demandé, dans la loi de finance de fin d'année. Elle s'applique à partir de maintenant. Elle alimentera le budget de l'Etat. Et c'est le budget de l'Etat qui payera le plan...

Q.- C'est toujours le consommateur qui paye !

R.- Oui, mais quelque part, l'idée qu'on donne quelques centimes de plus pour avoir un poisson de qualité, péché dans des conditions durables et sérieuses avec des précautions et par des pêcheurs français, cela vaut le coup.

Q.- Vous faites des promesses avec notre argent !

R.- Oui mais c'est l'intérêt général !

Q.- C'est l'intérêt général !

R.- Nous sommes avec une profession, encore une fois difficile, dangereuse et qui est au coeur du défit alimentaire. 80 % du poisson est importé ! 80 % ! Donc, moi je veux soutenir la filière française.

Q.- Les pêcheurs de thon rouge vous disent : "pourquoi vous nous empêchez de pêcher ?"

R.- Parce qu'il y a de moins en moins de thon rouge. Et donc on est obligé d'avoir...

Q.- Que leur dites-vous à ces pêcheurs et je pense aux pêcheurs de Sète, par exemple et de tout le littoral. Vous les recevrez ?

R.- Je les recevrai. Il n'y a pas de problème pour que je les reçoive. Ils ont été reçus par le préfet. Le problème local est très particulier, c'est lié à la "thonaille", c'est-à-dire une technique de pêche particulière, qui a été contestée par Bruxelles. Je suis d'accord avec les pêcheurs, les "thonailleurs", pour dire que cette technique de pêche doit être préservée. Donc, nous avons fait un recours auprès de Bruxelles. C'est autre chose que la question de la ressource en thon rouge, qui est limitée et qui exige des quotas, une sorte de coresponsabilité de gestion raisonnée dans le cadre, non pas seulement européen mais de l'ensemble des pays de la Méditerranée. Les Turcs, les Croates, les Libyens sont aussi concernés par cette maîtrise de la pêche au ton.

[Deuxième partie]

Q.- Parlons des OGM. J'ai vu la colère - enfin la colère - les réclamations des députés UMP qui ne sont pas très contents, parce que le président de la République et le Gouvernement, au nom du principe de précaution, ont suspendu la culture en France du maïs Monsanto 810, seule variété de maïs OGM cultivé en France. Le Gouvernement s'appuie sur les doutes de la Haute autorité sur les OGM, et j'ai vu même le président de l'Assemblée nationale, B. Accoyer, contester cette Haute Autorité, contester le président de la République !

R.- Que des députés expriment leur opinion, franchement, il n'y a pas de quoi... On est dans un pays où démocratiquement, les parlementaires y compris ceux de la majorité ont la liberté de dire ce qu'ils pensent et en conscience. Le président de la République avait deux soucis qui désormais sont ceux du Gouvernement, et nous avons eu à l'intérieur du Gouvernement un vrai débat, où chacun s'est exprimé, le Premier ministre, le ministre de l'Agriculture, le ministre de la Recherche. Un, préserver l'esprit du Grenelle. C'est peu dire, parce que c'est vrai que pendant quatre mois, nous avons eu un moment rare de débat démocratique où chacun a écouté, intelligemment, et même il y a eu des rapprochements improbables. On ne voulait pas compromettre cela. C'est une décision politique. Le président de la République l'a dit d'ailleurs samedi matin, en recevant T. Blair à Paris, il a voulu préserver l'esprit du Grenelle. Et puis, il s'est appuyé sur les interrogations de la Haute Autorité et dans le doute qui subsiste puisque la Haute Autorité dit elle-même - Haute Autorité provisoire - dit elle-même : nous avons besoin de temps pour prolonger nos évaluations, dans ce doute-là, nous prenons le temps d'aller au bout de l'évaluation scientifique, sur, je le rappelle, vous l'avez dit, un seul maïs, le Mon 810, un seul cultivé légalement par les agriculteurs qui ont respecté la loi jusqu'à présent. Un maïs Mon-810 - d'ailleurs la Haute Autorité le dit elle-même - qui présente quelques avantages quelquefois, sur les mycotoxines...

Q.- La Haute Autorité a aussi des doutes...

R.- Sur les mycotoxines, la Haute Autorité dit ! ce maïs est plus favorable à l'environnement que ne le sont certains fongicides ou certains pesticides qu'on utilise. Si on n'utilise pas le maïs OGM, on utilise des pesticides. Donc, il y a eu un travail qui a été fait. On voit bien qu'on doit aller au bout et du débat, qui va commencer au Parlement, mais qui doit aussi se prolonger dans le pays et moi j'invite tous ceux qui sont pour les OGM - et personnellement, je ne suis pas anti-OGM, je veux qu'on aille au bout du débat - je veux que tous ceux qui sont pour ou contre s'expriment, qu'il y ait un vrai débat dans ce pays, pas seulement avec des gens qui agitent des peurs ou qui disent qu'ils sont contre...

Q.- Le problème dans ce débat c'est qu'on n'a toujours pas de réponse formelle...

R.- Eh bien, on doit aller justement à... Une réponse formelle ? Je ne le sais pas.

Q.- Peut-être pas.

R.- On peut lever les doutes, un par un.

Q.- Puisque le principe de précaution existe dans la Constitution, maintenant, quand on ne sait pas où est la vérité, on invoque le principe de précaution.

R.- C'est l'interprétation du chef de l'Etat, rigoureusement. Ce principe de précaution, vous me permettrez de vous rappeler, que je connais bien puisque c'est moi qui l'ai mis dans la loi en 1995. Avant la Constitution, je l'ai mis dans la loi de février 1995, pour la première fois. J'avais mis d'ailleurs dans cette loi deux mots qui n'existaient pas dans la loi française, c'est le mot de débat public. Donc, nous allons faire un débat et j'invite tous ceux qui sont pour les OGM, en tout cas ceux qui ne sont pas de manière intégriste contre, à s'exprimer dans cette...

Q.- B. Accoyer dit : oui, on a cédé devant J. Bové ! Le président de l'Assemblée nationale qui a même attaqué N. Kosciusko-Morizet, jugeant scandaleux que celle-ci ait embrassé J. Bové devant les caméras de télévision. Mais qu'est-ce qui lui a pris ?

R.- Laissons cela de côté.

Q.- Est-ce qu'il vous a parlé, B. Accoyer...

R.- Non, je n'ai pas envie de... Moi, ce qui m'intéresse c'est de parler du fond des choses. ...

Q.- D'entrer dans la querelle ?

R.- Non, je n'ai pas envie. Cela n'apporte rien, la polémique.

Q.- Lui doit donc participer à la polémique, si j'ai bien compris ?

R.- Il donne son avis, c'est normal que le président de l'Assemblée, ou un parlementaire de gauche ou de droite donne son avis sur un débat aussi important. Qu'est-ce que vous diriez si les parlementaires ne s'exprimaient pas ? Ils vont d'ailleurs avoir l'occasion de s'exprimer puisqu'il y a un projet de loi sur les OGM qui arrive le 5 février au Parlement. Allons au bout de ce débat, pas seulement au Parlement mais dans le pays. Allons au bout de l'évaluation...

Q.- Il y a un marché qui a été passé avec les organisations écolos, disent certains députés UMP : le Gouvernement barrait la route aux OGM et les ONG le laissait tranquille sur le dossier du nucléaire.

R.- Je veux dire que ce n'est pas le cas, et je le dis tranquillement. Mais pour qui prend-on et les ministres et les ONG en disant cela, franchement ?! Vous imaginez que des ONG resteraient crédibles si elles disaient "on ne touche pas au nucléaire" alors qu'elles sont contre, et que le Gouvernement fasse un marché avec elles ? Non, franchement, ce n'est pas sérieux. Nous voulons aller au bout de ce débat et j'ajoute qu'il ne s'agit pas d'un débat franco-français. Sur le Mon-810, il y aura une évaluation européenne dans quelque mois, puisque nous arrivons dix ans après la première autorisation. Allons au bout de ce débat et écoutons aussi nos partenaires, essayons d'avoir une position européenne.

Q.- Les biocarburants : est-ce qu'il faut mettre un frein ? Certains le disent.

R.- Moi je ne le crois pas, parce qu'on va avoir besoin des biocarburants. Il n'y a pas tellement le choix. Il y a de moins en moins de pétrole, on arrive en 2050 à une époque où les réserves vont être non pas épuisées mais très en réduction. Et notre intérêt c'est de diversifier nos sources d'énergie, de consommer moins. Je vous rappelle que le kilowatt qui pollue le moins et qui coûte le moins cher c'est celui qu'on ne consomme pas, donc on doit faire des économies. On doit consommer moins de pétrole, développer les énergies renouvelables - je suis un militant très ancien, par exemple, du photovoltaïque ou du solaire. Et les biocarburants, ceux de la première génération, qu'on doit consolider, et surtout ceux de la deuxième génération, qui ont un rendement cinq fois supérieur en consommant la même terre, ceux-là doivent être encouragés. Donc, je pense que ce n'est pas la panacée, ce n'est pas la réponse au défit énergétique, mais c'est une réponse au besoin de diversification...

Q.- Donc, on continue d'encourager la filière ?

R.- Oui, c'est ce que le Gouvernement a décidé, notamment par des avantages fiscaux.

Q.- On emploie trop de pesticides en France : dans neuf rivières sur dix contrôlées en France !

R.- Bien sûr qu'on en emploie trop et on ne les emploie pas par plaisir...

Q.- Troisième pays au monde et dans les premiers pays d'Europe dans l'utilisation des pesticides !

R.- Parce que nous sommes l'un des pays producteurs les plus importants sur le plan de l'agriculture. Je note que les pesticides, on ne les utilise pas seulement chez les agriculteurs, mais ce n'est pas par plaisir que les agriculteurs utilisent les pesticides, on les utilise dans l'horticulture, dans les jardins publics, etc.

Q.- Mais on les utilise trop.

R.- Nous avons une réponse très claire que j'indique à ceux qui nous écoutent : dans le "Grenelle de l'Environnement", j'ai proposé au président de la République et au ministre, monsieur Borloo avec lequel j'ai bien travaillé, un plan que le Président a décidé de mettre en oeuvre, qu'il m'a chargé de mettre en oeuvre, de réduire de moitié - vous m'entendez bien, de moitié - dans les dix ans qui viennent, l'usage des pesticides dans notre pays. Donc, nous faisons ce plan qui s'appelle "Eco-Phyto 2018". Je le présenterai au mois de juin.

Q.- Comment allez-vous faire pour diminuer par deux l'utilisation des pesticides ?

R.- Eh bien, la réponse elle est dans des pratiques qui permettent d'utiliser... Par exemple, dans la vigne, selon que vous protégez par des produits en les pulvérisant par le bas plutôt par le haut, vous en utilisez beaucoup moins. Et notre réponse elle est dans la recherche, dans des solutions alternatives, dans des solutions bio et donc nous allons faire un programme considérable, comme Mme Pécresse l'a dit l'autre jour : 40 millions aussi à propos de la recherche sur les OGM. On a décidé de faire un programme de 40 millions d'euros, avec les Allemands, avec d'autres partenaires, sur les variétés végétales. En tout cas, la réponse est souvent dans la recherche, pas seulement à ce sujet.

[Suite : Questions avec les auditeurs]

Source : Premier ministre, Service d'Information du Gouvernement, le 17 janvier 2008

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