Déclaration de M. Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, sur l'orientation scolaire au lycée, le baccalauréat et la démocratie lycéenne, Paris le 10 octobre 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, sur l'orientation scolaire au lycée, le baccalauréat et la démocratie lycéenne, Paris le 10 octobre 2007.

Personnalité, fonction : DARCOS Xavier.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

Circonstances : Conseil national de la vie lycéenne à Paris le 10 octobre 2007

ti : M. Xavier DARCOS, ministre de l'Éducation nationale.- Je suis très heureux de me trouver devant le Conseil national de la vie lycéenne.

Le CNVL de l'année 2007-2008 s'installe aujourd'hui et vous savez comme moi que, durant ces derniers mois, beaucoup d'événements se sont déroulés en France, en particulier des échéances électorales.

Par conséquent, depuis presque sept ou huit mois, nous n'avons pas pu nous rencontrer et réunir formellement le CNVL. Nous avons communiqué par écrit ou par l'intermédiaire du délégué, Jean-Marc Parisot, qui est près de moi.

Je souhaitais que l'on puisse faire cette réunion le plus vite possible, que l'on se voie, que l'on fasse connaissance, car nous ne nous connaissons pas - encore que j'en connaisse quelques-uns - puis que l'on puisse échanger et parler librement.

Le lycée est un sujet toujours très délicat, surtout le lycée français qui est une structure extrêmement complexe.

Il est tout à fait nécessaire, utile en tous les cas, et même indispensable pour tous, que l'on puisse se connaître, échanger, tester des idées ou des projets et, surtout prendre connaissance de vos sentiments, vos idées, vos analyses et la manière dont cela se passe dans les établissements.

Je crois que vous pouvez compter sur ma volonté de dialogue, d'un dialogue ouvert et constructif.

J'ai été professeur de lycée pendant vingt-cinq ans. J'ai donc une idée de la façon dont fonctionnent nos établissements.

Je suis un éducateur, je suis aussi un élu local et j'ai créé plusieurs lycées dans ma ville, dont un encore récemment.

Je crois savoir un peu ce qu'est la vie d'un lycéen, ce que sont les problèmes qui se posent dans les lycées. Cependant, je répète que nous avons besoin d'être sans arrêt à l'écoute mutuellement et d'échanger sur ces sujets.

J'ajoute également que le lycée est ainsi fait que beaucoup de lycéens sont quasiment à l'orée de la majorité, voire majeurs. Au fond, s'il y a une institution qui a du sens par rapport à la citoyenneté, c'est bien le CNVL car nous y côtoyons, à vrai dire, de jeunes adultes : pouvoir commencer à faire coïncider une réflexion sur leurs études, sur la formation et aussi sur ce qu'est l'engagement d'un citoyen.

De plus, le lycée possède une spécificité que je ne vois pas assez écrite quand on en parle : c'est vraiment un lieu où s'exercent des choix.

Il faut choisir son orientation, sa filière, ses options, choisir de continuer ses études car, après tout, il est possible de s'arrêter à 16 ans. Évidemment, personne ne le souhaite. C'est au lycée que, finalement, l'engagement de l'élève au regard de l'école prend tout son sens car il est plus autonomisé, plus personnel et plus déterminé.

D'ailleurs, nous le constatons : lorsque l'on reste au lycée, selon les options que l'on prend, les filières que l'on choisit, se détermine la suite d'une vie. Quel type d'insertion professionnelle ? Quel type d'appétence ? Quel type d'université ?

Cela me permet d'ajouter une notion centrale à mes yeux et dont nous aurons souvent sans doute à parler : il faut que nous cessions, comme le fait souvent l'opinion publique, de considérer la fin du lycée, et le baccalauréat en particulier, comme le point de terminaison.

Lorsque l'on discute avec les gens, ou que l'on mesure l'opinion publique lors d'un sondage par exemple, le baccalauréat apparaît comme le point d'arrivée. Évidemment, ce n'est plus le cas : c'est un point de départ.

Il faut que nous envisagions le lycée à la fois comme l'achèvement d'un processus d'études scolaires et comme une base de départ pour les études supérieures.

La nation française souhaite que 50 % de ses jeunes atteignent le niveau de la licence. Nous en sommes très loin ! Il faut penser le baccalauréat comme un moment qui fait basculer vers l'enseignement supérieur, où les taux d'échecs sont considérables.

Je rappelle que, dans les grandes filières de sciences économiques, sociales, littéraires, sciences humaines, droit, lettres, nous avons des taux d'échecs très importants en première année d'université. C'est l'un des échecs du système français.

Dans les grands amphithéâtres généralistes, nous perdons beaucoup d'élèves en première année. Ils s'ennuient, ont de mauvaises notes, ne passent pas l'examen, et disparaissent un peu « de la circulation ». Les taux d'échecs sont trop élevés et sont plus élevés que la moyenne.

Enfin... nous en parlerons à d'autres occasions, nous devons y réfléchir.

Je voudrais aussi que cette rencontre - car elle est formelle évidemment : nous sommes tous disposés en cercle, le ministre se déplace pour une heure - puisse être déclinée d'une manière différente. Je souhaiterais que l'on organise un temps d'écoute et de partage plus soutenu, plus suivi, pas seulement rituel comme aujourd'hui.

Tout d'abord, je crois beaucoup à la démocratie lycéenne, car je pense que c'est une notion centrale pour le fonctionnement de nos lycées. Même si je n'y croyais pas - ce qui n'est pas le cas, cela ne changerait rien parce que, de fait, elle est entrée dans les moeurs.

Nous sommes dans un dispositif qui appelle à la démocratie lycéenne, à l'échange entre les professeurs et les élèves.

Or, pour que cette démocratie lycéenne fonctionne, il ne faut pas seulement qu'il y ait des réunions comme celle d'aujourd'hui, quelle que soit leur utilité. C'est bien que l'on se connaisse, que l'on se parle, que l'on puisse s'exprimer, mais il faut qu'elle soit davantage suivie et continue.

La structure actuelle de la démocratie lycéenne emboîte trois types d'instance - je parle sous le contrôle de ceux qui les suivent très attentivement : les conseils de vie lycéenne (CVL) élus dans chaque établissement, les conseils académiques de vie lycéenne (CAVL) qui prennent une vue plus large, qui permettent d'avoir une vision déjà un peu plus globale et, enfin, le CNVL que nous représentons dans cette instance qui a été créé en décembre 1995 et qui est l'émanation du suffrage universel de tous les lycéens.

Nous avons un système pyramidal, une sorte de tribune permettant de donner de l'écho à la parole lycéenne. Or, ce système est relativement récent comparé à l'âge général de beaucoup de nos lycées.

Il faut que nous trouvions un échange un peu plus constructif, un peu plus réactif, un peu plus continu et donc un peu plus fructueux. Cela suppose trois exigences que je voudrais rappeler :

1. Une exigence de respect.

Nous devons, cela vaut aussi pour moi-même en tant que membre du Gouvernement, le respect à ceux qui ont été élus par les lycéens. Vous en êtes les représentants légitimes.

Peut-être aussi devez-vous en échange considérer que les actions conduites par le Gouvernement, par les responsables du système éducatif, sont généralement guidées par des raisons honorables. Nous cherchons tous à faire en sorte que le système soit meilleur, plus utile. Personne ne vient aux affaires en disant : « Qu'est-ce que je vais faire pour le malheur de l'humanité ? »

Nous sommes tous guidés par un idéal mais ma responsabilité et la vôtre sont différentes. Elles ne se superposent pas nécessairement.

Il faut que nous nous respections mutuellement et que nous parlions de manière claire, que nous évitions les répétitions de principe, les appréciations et les points de vue définitifs car les choses sont toujours plus compliquées que nous ne le croyons et les divergences sont peut-être moins grandes que nous ne l'imaginons.

2. Une exigence de franchise.

Pour se respecter, il faut se parler, considérer que le dialogue, l'échange soient empreints de franchise et de vérité. Dire les choses vraies : non pas celles que l'on nous dit de dire, non pas celles qui s'inscrivent dans des démarches à caractère idéologique, mais celles qui reposent sur : « Voici ce que je vis, voici ce que je ressens, voici ce qui se passe, voici ce que je souhaite. »

Au fond, avoir un discours le plus pragmatique possible, le plus concret possible, le plus fondé possible sur la réalité de ce que vous vivez et de ce que vous souhaitez.

3. Une exigence d'ouverture.

Il ne peut pas simplement y avoir un dialogue des lycéens avec les instances que je représente. Il y a entre nous, les enseignants, les chefs d'établissement - qui sont d'ailleurs ici représentés, les personnels techniques qui jouent un rôle absolument essentiel dans le fonctionnement des établissements, les acteurs associatifs, les familles qui ont souvent le sentiment que nous leur passons au-dessus de la tête.

Autrement dit, il faut un dialogue bilatéral mais tout ce que nous décidons concerne l'ensemble de la vie d'un lycéen, et donc d'un établissement.

Il faut donc parler de manière extrêmement ouverte et circulaire. La méthode de travail que je vous présente vise, dans cette optique, à faire en sorte que le respect, l'échange, la vérité et l'ouverture fonctionnent pleinement.

Je propose que nous trouvions les moyens pour que l'ensemble des chantiers qui vous concernent sur le lycée et que nous ouvrirons en 2008 - nous reparlerons de l'organisation des lycées - puissent être ouverts avec vous.

Dans tous les cas, au fur et à mesure que nous élaborerons des hypothèses, des options ou des pistes - tout cela ne sortira pas tout fait de notre tête -, il est nécessaire que nous puissions les confronter à vos analyses, à vos préoccupations et à vos avis pour éviter de partir dans de fausses voies.

Cela supposera d'admettre des hypothèses qui a priori pourront vous paraître bizarres ou non ; ce seront des hypothèses. Nous n'avons pas d'idées préconçues sur la réforme du lycée et nous ne l'avons même pas ouverte. Cela viendra, il faudra en parler. Le lycée évolue comme tout le reste. Je veux que l'on puisse échanger à ce sujet.

Je pense en particulier à une question que j'ai ouverte plusieurs fois et qui, curieusement, a été mal comprise : le rééquilibrage des filières de la voie générale.

Chaque fois que j'en ai parlé, tout le monde a cru que je voulais faire de mauvaises manières à la série « ES » en particulier. Ce n'est évidemment pas ce que je dis. Pas du tout !

Les voies générales ne fonctionnent pas bien car vous avez d'un côté une série « L » qui perd de plus en plus d'élèves et d'une manière extrêmement rapide aujourd'hui : 12 % des élèves suivent la filière « L ».

De l'autre côté la série « S », qui devrait fournir les scientifiques dont la France a besoin. De façon paradoxale, nous n'avons pas assez de scientifiques en France, pas assez de mathématiciens et pas assez de physiciens. La filière S sert essentiellement à sélectionner des élèves qui se dirigeront ensuite vers des filières d'excellence quelles qu'elles soient.

Dans une hypokhâgne de Paris par exemple, en préparation littéraire, vous trouverez une majorité d'élèves provenant de la série « S » et une très petite minorité d'élèves de série « L ».

Lorsque vous prenez de grandes écoles de commerce, vous trouverez plus de séries « S » que de séries « ES ».

Cette section qui est tout à fait excellente est devenue un lieu de sélection pour les disciplines et les poursuites d'études. Puis, entre les deux, il existe une filière « ES » qui a beaucoup grandi, qui est très utile et qui accueille des élèves souvent très bons, mais qui ne se prédisposent pas naturellement à poursuivre leurs études dans les sections économiques et sociales.

Si nous sommes tous contents du système, conservons-le ! Je pense que l'on ne peut pas continuer de cette façon. Si nous continuons dans cette voie, il n'y aura plus d'élèves d'ailleurs.

De ce fait, je me demande si la seconde de prédétermination n'est pas trop prédéterminante.

Quand vous arrivez en seconde, il vous est demandé : « Préférez-vous faire option « informatique » ou « latin » ? » Les gens prennent l'informatique. Si j'avais un garçon ou une fille en seconde, je lui dirais : « Prends l'option « informatique ».

De ce fait, l'orientation se fait plutôt vers des disciplines scientifiques ou économiques que vers des disciplines littéraires.

Il faut que nous nous posions cette question ; il n'y a pas de préjugé ni de complot. L'autre jour, j'ai rencontré des professeurs de l'APSES, en économie et social. Ils m'ont dit : « Que cachez-vous ? Qu'avez-vous contre nous ? » Je leur ai répondu : « Je n'ai rien contre vous ! Je décris une situation que je ne crois pas très bonne. Si elle vous satisfait, continuez ! »

Nous pourrions peut-être en parler ; c'est un exemple évidemment, il n'y a pas que cela, mais la question de l'organisation des voies générales au lycée doit être posée.

Je voudrais que chaque filière conserve sa spécificité et ses voies d'excellence. Il doit y avoir de très bons « L », de très bons « ES », de très bons « S », de très bons élèves des lycées des séries technologiques - ce qui est d'ailleurs le cas - et de très bons élèves des lycées professionnels.

Il faut que chaque filière, pour un jeune qui la suit, soit pour lui le moyen de se sentir bien et de poursuivre des études s'il le veut, y compris lorsqu'il a le baccalauréat professionnel. C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis favorable au baccalauréat professionnel en trois ans car je souhaite que les élèves qui le réussissent puissent ensuite poursuivre leurs études s'ils le veulent.

Je souhaite que chaque lycéen, quelle que soit l'orientation et la filière choisie, se sente bien, ait envie de réussir ses études afin de bien se préparer à l'insertion professionnelle.

C'est un exemple de réflexion que j'ouvre. Je ne la conduirai pas : vous avez le directeur général de l'enseignement scolaire, votre délégué pour organiser les connexions. Vous m'indiquerez comment vous procéderez.

Je pense qu'il serait intéressant d'obtenir l'avis des lycéens sur ce sujet : Qu'en pensent-ils ? Sont-ils contents du système ? Veulent-ils changer ? Comment ressentent-ils les choses ?

Un deuxième exemple de discussion que je souhaite évoquer est le suivant : on m'a beaucoup dit que l'on ne pouvait plus accepter que les lycées soient perturbés comme ils le sont en fin d'année par les examens.

A partir de fin mai, début juin, ils travaillent mal et sont dispersés. Les établissements sont extrêmement occupés par cette préparation d'examens et, finalement, l'année scolaire se termine trop tôt.

Peut-être ne vous en plaignez-vous pas ? Lorsque nous réfléchissons à ce qui se passe dans beaucoup de lycées, voire dans des collèges intégrés dans les lycées, les examens perturbent les trimestres au point que cela représente trois heures de cours supprimées par semaine.

Si vous prenez la scolarité d'un élève de la sixième à la terminale, il lui manquera un mois par année pendant sept ans : c'est pratiquement l'équivalent d'une année scolaire.

Cela mérite que l'on se pose la question de savoir si l'on peut faire autrement : pourquoi les conseils de classe d'orientation sont-ils prévus aussi tôt ? Ne peut-on pas faire différemment ? Comment font les autres ? Comment cela se passe-t-il ailleurs ?

Regardons tout cela ! Je n'ai pas non plus de solution sur le sujet. S'il y avait une solution miracle, il y a longtemps que ce serait fait. C'est compliqué mais cela vaut peut-être la peine d'en parler. Comment s'organise-t-on ?

Je ne rentrerai pas dans les détails car, sans aucun doute, je ne couvrirais pas tout le champ. Je souhaite juste vous montrer qu'il y a de vrais sujets extrêmement pragmatiques, compliqués d'ailleurs, qui comportent à la fois des enjeux pédagogiques, organisationnels et administratifs. Ils méritent que l'on puisse en parler.

Il en est de même de la valorisation de la voie professionnelle. Je ne sais pas pourquoi en France, encore aujourd'hui, nous pensons que s'orienter vers l'enseignement technique et professionnel est dévalorisant ; c'est complètement idiot !

La voie professionnelle est aujourd'hui une voie d'excellence. Il est possible, non seulement par la voie professionnelle, mais même par l'alternance, d'aller jusqu'à un niveau d'ingénieur. Il est possible de devenir pharmacien par l'alternance. Qui le sait ?

Pour toutes ces questions qui relèvent de l'image même, de l'image mentale au sens le plus sociologique du terme, du fantasme, il faut que l'on puisse lutter contre cette image précisément. Dans ce domaine, nous avons besoin de vous pour le faire.

Je pense que les conseils académiques de la vie lycéenne pourraient être associés à ces opérations de valorisation de la voie professionnelle, ce qui suppose une réflexion sur l'orientation.

Je ne veux pas le dire de manière trop brutale car cela peut blesser certaines personnes, mais je crois que l'orientation en France est ce qui fonctionne presque le plus mal. L'orientation ne va pas bien.

Les lycéens trouvent des personnes qui les aident à s'orienter mais pas beaucoup finalement. Ils sont obligés de se débrouiller. Les structures en place, même si elles sont faites par des gens très honorables, ne sont pas toujours bien conçues. A la fin du collège, les élèves n'ont pas suffisamment le temps de faire les stages d'initiation à la vie professionnelle inscrits pourtant dans la loi. Du coup, l'orientation se fait un peu en fonction des familles, des résultats, etc. Ceci est un autre exemple.

Vous avez compris ce que je veux dire. Il y a de vrais sujets à débats qui ne sont pas simples concernant beaucoup d'élèves et de professeurs. Ils sont extrêmement divers, tous techniquement compliqués. Nous avons besoin de votre avis. Si je puis dire : « Aidez-moi ! » pour vous aider vous-mêmes. Entendons-nous !

C'est une phrase du Général mais vous ne vous en souvenez pas. Le général de Gaulle disait : « Françaises, Français, aidez-moi ! »

(Rires.)

Nous avons besoin de vous, vous avez compris ce que je veux dire. Je sais que l'on ne peut pas changer le lycée sans les lycéens. Nous ne pouvons penser le lycée sans la pensée des lycéens. Vous êtes les mieux placés pour être consultés.

Ce que je suis en train d'annoncer n'est pas une bonne nouvelle pour Jean-Marc Parisot, votre délégué national, car il devra organiser cette consultation.

Je vous charge, cher Jean-Marc Parisot, d'organiser cette réflexion collective avec les représentants ici présents, de voir comment nous pouvons coordonner les actions, comment les discussions s'organisent sur le terrain, mettre en oeuvre une vaste consultation à partir des académies, de sorte que cette remontée du terrain se prépare. Celle-ci ne sera pas spontanée.

Cette réunion étant faite aujourd'hui et après avoir entendu l'avis des uns et des autres, je vous écrirai une lettre de mission très vite - je vous l'annonce, Monsieur Parisot - d'ici à la fin du mois.

Dans cette lettre, je vous préciserai les contours de cette mission que je vous donne aujourd'hui : animer une réflexion collective à partir des conseils académiques de la vie lycéenne pour que nous ayons une vraie consultation, un vrai point de vue dont je pourrai tirer bénéfice dans les décisions que nous aurons éventuellement à prendre - tout cela est encore très flou dans notre esprit - au cours des années à venir.

Voilà ce que je tenais à vous dire, Mesdemoiselles et Messieurs du CNVL.


Je vous remercie de votre attention.


Source http://www.vie-lyceenne.education.fr, le 30 janvier 2008

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