Point de presse de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, sur les chiffres de l'emploi, le plan pour les banlieues, les mesures pour l'école primaire et l'éducation prioritaire, et le débat interne au Medef, Paris le 5 mars 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

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Point de presse de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, sur les chiffres de l'emploi, le plan pour les banlieues, les mesures pour l'école primaire et l'éducation prioritaire, et le débat interne au Medef, Paris le 5 mars 2008.

Personnalité, fonction : WAUQUIEZ Laurent.

FRANCE. Secrétaire d'Etat, porte-parole du Gouvernement

Circonstances : Point de presse à l'issue du Conseil des ministres du 5 mars 2008

ti : Je vais vous rendre compte des débats qui ont eu lieu dans le cadre du Conseil des ministres aujourd'hui du 5 mars, qui a duré quasiment deux heures ; avec plutôt un Conseil des ministres avec une durée importante, notamment parce qu'un point particulièrement important a été évoqué par Christine LAGARDE qui était le bilan et les perspectives en matière d'emploi. Et c'est sans doute, avec la communication de Fadela AMARA sur la nouvelle politique pour les banlieues, les deux points principaux de ce Conseil des ministres.

Commençons donc d'abord, si vous êtes d'accord, par la communication de Christine LAGARDE sur la situation en matière d'emploi. Ce sont évidemment des bonnes nouvelles, bonnes nouvelles qui ont été particulièrement soulignées par Christine LAGARDE, puisque les chiffres de l'emploi, avec la présentation du bilan de la tendance 2007, sont particulièrement positifs. Essayons de le résumer en quelques chiffres simples : notre pays n'a jamais autant créé d'emplois en 2007, au cours de cette année, que depuis l'année 2000. Il n'y a jamais eu en France aussi peu de demandeurs d'emplois depuis 1984. Le secteur marchand a créé 297.000 emplois, ce qui représente une augmentation de 60 % pas rapport à l'année 2006. Et au total, notre économie, en 2007, a créé 340.000 créations nettes d'emplois. Si maintenant on rentre un tout petit peu plus dans le détail, cette amélioration sur le front de l'emploi touche tous les publics, à la fois les chômeurs de plus de 50 ans, les jeunes et les chômeurs de longue durée. Le chiffre du chômage en France se situe à 7,9 % maintenant. Et on attend le prochain chiffre, notamment pour les statistiques à venir qui devraient être publiés dans les jours qui viennent. Par ailleurs les emplois qui ont été créés sont des bons emplois, si tant est qu'il y ait des bons et des mauvais emplois, mais en tout cas des emplois de qualité, puisque le nombre de CDI est resté stable et qu'on assiste plutôt à une diminution des contrats à temps partiel. En terme de taux d'emplois, la situation française s'améliore également, puisqu'on se monte maintenant à 64,5 % de taux d'emploi. Par contre, il faut le reconnaître - vous le savez, j'aime aussi le dire quand il y a des points qui ne vont pas bien -, au niveau du taux d'emplois des plus de 55 ans la situation reste mauvaise, puisqu'on a que 41 % de taux d'emplois pour les personnes de plus de 55 ans.

Alors maintenant, quelles sont les perspectives ? F. Fillon les a tracées à l'issue de cette présentation faite par Christine LAGARDE, en disant : "certes, ce sont de bons chiffres, mais il faut qu'on aille plus loin". Et il y a un certain nombre de réformes qui sont des réformes fondamentales sur lesquelles on devra capitaliser. D'abord il y a eu l'accord avec les partenaires sociaux. Point intéressant, auquel il va falloir donner sa pleine mesure. Deuxièmement l'amélioration du service public de l'emploi avec l'ANPE et l'ASSEDIC. Et enfin la refonte du système de la formation professionnelle. Pour aller plus loin, il faut capitaliser sur cet accord fait avec les partenaires sociaux et surtout enclencher vigoureusement la bataille pour l'emploi des seniors, parce que là-dessus, il faut le dire simplement, on nous amuse depuis 2003 : les engagements qui avaient été pris par le patronat n'ont pas été tenus. Et donc, maintenant il faut qu'on rentre vraiment dans un dispositif qui soit beaucoup volontariste en matière d'emploi des seniors. Parce qu'on ne peut pas continuer à avoir un pays qui fait un tel gâchis au niveau de l'emploi des plus de 55 ans. Le président de la République a rebondi sur ce sujet en indiquant, "qu'il souhaitait que Christine LAGARDE passe vraiment dans des mesures extrêmement précises sur cette question de l'employabilité des seniors". Je n'aime pas ce terme d'ailleurs de l'employabilité des seniors. Enfin, c'est plutôt l'accès à l'emploi et du maintien à l'emploi pour les plus de 55 ans.

Voilà pour ce qui était incontestablement la présentation fondamentale avec ces bons chiffres de l'emploi, qui sont même des chiffres historiques. Le président de la République, à ce propos, a rebondi sur le contrat exceptionnel qui a été obtenu par les avionneurs pour le ravitaillement, contrat signé avec les Américains. Il a quand même souligné que c'était véritablement un contrat historique parce que, que l'armée américaine passe un contrat de cette nature avec des entreprises françaises, cela donne quand même la mesure et l'illustration de l'amélioration que l'on a pu progressivement obtenir de nos relations franco-américaines. Quelle que soit la qualité des produits qu'on vendait et que notre pays produisait, il y a cinq, dix ans, et même trois ans, il était inconcevable qu'un tel marché soit emporté par la France. Et je vous rappelle que dans son entretien avec le Président Bush, le Président Sarkozy avait évoqué ce sujet.

J'en viens maintenant, si vous en êtes d'accord à la deuxième communication importante, qui a été faite par Fadela AMARA sur la mise en oeuvre de la politique pour les banlieues. Vous vouliez du concret, c'était du concret ! Et cette présentation était dans le plein prolongement de ce qu'avait fait Fadela AMARA dans sa communication, si vous vous en rappelez, à Strasbourg, qui était sa première intervention en Conseil des ministres. La présentation était très intéressante, parce qu'on était vraiment dans du "dur", avec une présentation très simple, secteur par secteur, que je vais essayer de vous retranscrire.

Premier domaine, pour avoir une politique pour les banlieues : l'emploi. Mise en place d'un partenariat avec 38 chefs d'entreprises, qui se sont engagés à recruter 22.000 employés stagiaires ou jeunes en formation issus des quartiers prioritaires. Cet accord sera doublé de la mise en oeuvre d'un contrat d'autonomie à destination des 45.000 jeunes des quartiers, âgés de moins de 26 ans, et qui bénéficieront d'un accompagnement pris en charge par l'Etat pour assurer leur accès au marché du travail. Ce dispositif sera accompagné également d'une mise en oeuvre pour les créateurs d'entreprises, le but étant, sur les années qui viennent, d'obtenir le chiffre de 20.000 entreprises dans les quartiers. C'est une démarche qui est intéressante parce que, vous le voyez, c'est vraiment par là que Fadela AMARA a commencé sa communication. Ce n'est pas un énième plan sur les banlieues, on cible sur les priorités qui sont l'emploi, l'éducation et le transport. C'est intéressant de voir qu'elle a commencé sa communication là-dessus, ce qui est somme toute très rare, parce que si vous reprenez les précédents plans pour les banlieues, on commençait toujours par les opérations de rénovation immobilière.

Deuxième volet, l'éducation. S'attaquer à tous les points de fragilité au niveau de l'enseignement, et notamment de l'école primaire, avec la mise en oeuvre de l'accompagnement éducatif, qui sera opérationnel dès la rentrée prochaine dans 5.311 écoles primaires classées en [zones] d'éducation prioritaires. Ceci sera renforcé par une expérimentation qui est originale. J'ai bien dit "une expérimentation". C'est ce que l'on appelle le busing. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce terme qui avait été employé notamment par Kennedy aux Etats-Unis, puisque c'est lui qui, le premier, avait posé sur la table ce sujet, le but étant de permettre à des élèves d'une cinquantaine de classes de CM1-CM2, appartenant à des établissements caractérisés par un fort échec scolaire, de pouvoir aller dans d'autres écoles de la même ville afin d'améliorer le brassage et la mixité sociale. Enfin, sur ces questions d'éducation - et ce point là me semble également très intéressant -, une banque de stages sera mise en place. Là encore, c'est du concret. Mais on le sait, le stage, notamment pour l'accès à l'emploi pour les jeunes, est souvent une période déterminante. Et une banque de stages sera donc mise en place en associant les chambres consulaires, les organisations représentatives des entreprises dans chaque académie, pour lutter contre les phénomènes de discrimination rampante.

J'en viens enfin à la question des transports. Un appel à projets sera lancé pour déterminer les projets de desserte prioritaires, qui doivent bénéficier d'une aide particulière de l'Etat. Par exemple, le projet de tramway reliant les communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, qui en bénéficiera en priorité.

Vous le voyez, il s'agit d'un plan qui est vraiment rentré dans sa dimension concrète, très opérationnel, présenté volet par volet par Fadela AMARA, qui a fait une présentation très substantielle et surtout très concrète. Cela a contribué à ce que le débat, dans ce Conseil des ministres, ait duré, notamment sur ce sujet.

J'en viens à la dernière communication dont je souhaitais vous rendre compte, et puis on abordera peut-être les autres questions, si vous le souhaitez, à travers vos interrogations, sur la pratique sportive des enfants d'âge scolaire, communications qui a été faite à trois voix, avec Bernard LAPORTE, Xavier DARCOS et Roselyne BACHELOT. Le but est de faire en sorte que la pratique sportive puisse apporter, dans le cadre du parcours éducatif de nos enfants, avec les qualités humaines qu'elle apporte - respect des autres, loyauté, dépassement de soi, travail en équipe. De ce point de vue, améliorer la pratique sportive, qu'est-ce que cela signifie ? D'abord, faire passer à l'école primaire les horaires d'éducation physique de 3 à 4 heures. Par ailleurs, accorder une place dans les activités physiques et sportives dans tout ce qui relève de l'accompagnement éducatif proposé aux collégiens. Et puis enfin, réserver une partie des ressources du CNDS, vous savez, tout ce qui est le fonds national de développement du sport, à tous les projets permettant de développer la pratique du sport en direction des jeunes. Voilà, cela fait partie des convictions importantes du président de la République, comment améliorer dans nos parcours éducatifs la place qui est donnée au sport et l'utilité qu'a le sport dans la formation des citoyens. Voilà, je pense qu'à ce stade on peut s'arrêter là et maintenant poursuivre en fonction de vos questions.


QUESTION - A la sortie du Conseil des ministres, B. Kouchner nous a dit que le président de la République avait évoqué la situation d'I. Betancourt. Est-ce qu'il a précisé ses projets, puisqu'il nous avait dit au Cap qu'il était prêt à partir à la frontière entre le Venezuela et la Colombie pour aller chercher I. Betancourt ? Est-ce qu'il a donné des précisions sur cela et surtout sur les conséquences de la mort de R. Reyes qui, était, apparemment, l'interlocuteur de la France ?

R - Alors, plusieurs remarques. Le premier point, c'est que M. Reyes avait été effectivement, pas récemment mais dans le passé, un interlocuteur de la France mais comme des autres pays qui sont investis sur ce sujet de la libération des otages, je pense notamment à la Suisse. Pour une raison simple, c'est qu'au sein des FARC, c'est lui qui était chargé plus particulièrement des discussions et des négociations avec les pays. En fait, il était un peu considéré au sein des FARC comme étant leur représentant pour les affaires étrangères. Le président de la République est revenu, mais dans des termes que vous connaissez, sur sa disponibilité. Vous le savez, c'est un sujet sur lequel il s'est personnellement beaucoup investi. S'il doit prendre une initiative et s'il y a des possibilités qui sont ouvertes, il la prendra tout de suite. Il a indiqué qu'il était prêt à se rendre à la frontière si c'était nécessaire. Ce sujet-là a déjà évoqué lors du déplacement de B. Kouchner à Caracas et ça reste d'actualité à condition que ça puisse permettre une avancée sur la voie de la libération, notamment d'I. Betancourt.

J'en reste au terme que, jusque là, il n'y a pas d'évolution au-delà de ce que le président de la République vous a déjà mentionné. Il a insisté en disant... Enfin, vous savez que c'est un sujet qui lui tient tout tient particulièrement à coeur, en disant qu'y compris dans la vie d'un homme politique, quelles que soient les responsabilités qu'on a, se battre pour sauver des vies, c'est quelque chose qui compte.

QUESTION - Est-ce que vous pouvez nous confirmer que R. Reyes était bien l'interlocuteur ces derniers jours du Président Sarkozy pour un éventuel voyage du Président à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, parce que c'est ce que disent les FARC alors est-ce que vous pouvez nous confirmer cela ?

R - Non, ce que je vous indique, les termes sont très clairs, mais je ne fais pas de démenti ni quoi que ce soit. Juste, je m'en tiens à ce que je vous ai indiqué, c'est-à-dire que M. Reyes était bien l'interlocuteur, mais depuis longtemps, des pays investis sur la libération des otages, et notamment la France et la Suisse mais pas sur les derniers jours plus particulièrement. J'attire vraiment votre attention là-dessus, mais je sais que vous le faites à chaque fois, chaque mot compte.

QUESTION - Sur l'emploi d'abord, est-ce que vous pourriez donner la citation exacte de madame Lagarde et de monsieur Fillon sur l'état du marché de l'emploi en France ? Vous disiez que c'était bon... Bon, je n'ai pas la citation exacte. Une deuxième question concernant l'euro. Il y a deux jours, l'euro a atteint le record historique depuis l'introduction. Est-ce qu'il y a eu des commentaires à ce sujet, est-ce que cela est inquiétant pour la France un euro à 1,52 pour un dollar ? Même si on a remporté le contrat aux Etats-Unis, c'était un contrat en dollar, donc est-ce que ça peut avoir un impact sur EADS, sur d'autres compagnies en France ?

R - Questions très précises comme d'habitude. Alors, sur les termes exacts qui ont été employés par C. Lagarde : elle a dit que sa communication venait pour présenter des bonnes nouvelles et même des très bonnes nouvelles sur le front de l'emploi, que les créations d'emplois n'avaient jamais été aussi bonnes depuis 2000 et qu'il n'y avait jamais eu aussi peu de demandeurs d'emplois en France depuis 1984. La citation exacte de ce qu'a dit le Premier ministre : "ce sont de bons chiffres voire même de très bons chiffres mais on ne peut pas s'en satisfaire, il faut aller plus loin, nous avons notamment deux réformes fondamentales à entreprendre : améliorer le service public de l'emploi et ouvrir de façon beaucoup plus énergique la bataille pour l'emploi des seniors". Voilà, ce sont les termes exacts. S'agissant de l'euro, il n'y a pas eu de commentaires au-delà de ce dont je vous avais déjà fait part la semaine dernière, le sujet n'a pas été évoqué cette fois-ci.

QUESTION - Comme c'est le dernier Conseil des ministres avant les municipales, est-ce qu'il a été question d'une façon ou d'une autre des municipales ?

R - Quatre jours avant l'impact ?

QUESTION - C'est vous qui avez dit ça...

R - Non, il n'y a pas eu plus particulièrement de commentaire, quel qu'il soit. Il y a juste un point sur lequel je voudrais faire une remarque : j'ai été très surpris de voir certains commentaires faits par des responsables politiques importants, et notamment du PS sur les élections municipales, notamment un commentaire de C. Bartolone, qui a dit "nous devrons utiliser les collectivités locales pour lutter contre l'Etat". Je suis très choqué par ce genre de démarche, parce que je pense que c'est précisément la négation des institutions républicaines. Les collectivités locales, et c'est un but extrêmement important dans ce pays, sont là pour gérer et améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens à l'échelle qui est l'échelle la plus proche d'eux, qui est l'échelle de leur territoire. Si jamais on commence à instrumentaliser les collectivités locales dans un but de batailles politiciennes nationales, je crains que ce soit une négation extrêmement forte de notre pratique républicaine dans ce pays.

QUESTION - Vous êtes, je crois, une vingtaine en campagne ?

R - Non, elle n'a pas été évoquée. Vous le savez, la position là-dessus, il y a eu de nombreuses interventions sur ce sujet. Evidemment, les révélations qui ont été faites sont choquantes sur la méthode, sur les sommes qui sont en cause, sur la façon dont cela a été fait. Après, il y a un débat qui est un débat interne au Medef qui est une organisation syndicale dont on a besoin. On a besoin de partenaires sociaux qui sont forts. Vous me permettrez juste une remarque : comme vous le savez, le Gouvernement avait vraiment sur ce dossier pris les devants en indiquant qu'il considérait que la certification des comptes, l'amélioration et le renforcement des partenaires sociaux, les conditions de transparence étaient fondamentales. Et que le but du Gouvernement n'est pas d'avoir des partenaires sociaux qui soient faibles, mais au contraire, d'avoir des partenaires sociaux qui soient efficaces, actifs. Le président de la République est très attaché à ce dialogue social, parce que c'est ce qui nous permet ensuite d'avoir des négociations qui ont véritablement des retombées positives pour les Français.

QUESTION - Quand vous avez présenté le plan banlieues, je suis un peu étonné parce que le Président Sarkozy nous l'avait exposé, il parlait énormément sécurité, on se souvient, ça avait été d'ailleurs une des critiques des associations, notamment les 4000 policiers et là, apparemment, vous ne parlez plus que d'emploi, éducation, transport et plus du tout de sécurité, est-ce que c'est volontaire ?

R - Non, pas du tout, j'ai juste voulu cibler sur une partie du plan sur lequel l'accent n'avait pas forcément été mis, s'agissant de la sécurité l'application a été le relais de la mise en place des unités territoriales qui seront opérationnelles dès le printemps, donc dans la communication de Fadela Amara, sur ce point, il n'y avait rien de nouveau. La communication pour être très précis est faite en cinq points : Il y a dedans l'emploi, l'éducation, les transports, la sécurité qui fait très clairement partie des priorités du plan et de la politique pour les banlieues et le financement des initiatives locales. Donc non, n'y voyez absolument aucun changement, c'est juste sur une communication qui a quand même duré quasi 30 minutes, j'ai préféré cibler sur les parties qui étaient les parties les plus neuves ou les parties qui me semblaient être sur lesquelles on n'avait moins insisté jusque là. Voilà.

QUESTION - Et sur le financement, justement, il y a eu des précisions ?

R - Non, sur le financement, il y a quelques points qui ont déjà été évoqués mais que vous connaissez, il y a une partie du financement qui est fait par l'éducation nationale sur le dispositif des écoles primaires, il y a une partie qui se fait sans financement mais juste en mobilisant l'ensemble des acteurs qui celle par exemple des accords des entreprises du CAC 40, il y a une partie qui consiste à mobiliser les crédits, notamment de Jean-Louis Borloo dans le cadre du grenelle de l'environnement : ces fameux 4 milliards d'euros pour les mobiliser sur la mise en place de dessertes prioritaires en direction des quartiers et surtout parce-ce que ça, je n'ai sans doute pas assez insisté dessus, le Premier ministre tiendra un comité interministériel des villes et du développement social urbain dans les prochaines semaines afin de demander ministère par ministère les crédits et les actions spécifiques qui seront orientés en direction du plan pour les banlieues.

QUESTION - Brièvement sur les municipales, il y a je crois une vingtaine de membres du gouvernement qui sont dans ces élections, est-ce leur maintien au gouvernement dépend de leur réussite ou de leur échec à ces élections autrement dit, est-ce qu'un ministre candidat dans une ville s'il n'est pas élu ou réélu sera contraint de quitter le gouvernement ou est-ce que les deux sont complètement déconnectés ?

R - Non, les deux sont indépendants comme l'a clairement dit François Fillon, les élections municipales sont des élections politiques mais ce sont des élections de politique locale évidemment il y en a aussi une lecture nationale mais ces élections sont destinées principalement à permettre à chacun de nos concitoyens de choisir l'équipe qui gérera le mieux leur vie quotidienne dans la ville dans laquelle ils sont chaque jour et cette question là est suffisamment importante pour que l'on puisse, pour que chacun d'entre nous au moment où l'on vote, y apporte toute son attention.

QUESTION - Donc un ministre qui ne serait pas réélu ou élu ne serait pas obligé de quitter le gouvernement ?

R - C'est ce que je vous ai répondu.

Voilà, merci à tous et bon courage.


Source http://www.porte-parole.gouv.fr, le 10 mars 2008

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