Point de presse de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, sur l'accord salarial dans la fonction publique, la réforme de la PAC, les nouveaux programmes de l'enseignement primaire et le "Plan santé jeunes", Paris le 27 février 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

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Point de presse de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, sur l'accord salarial dans la fonction publique, la réforme de la PAC, les nouveaux programmes de l'enseignement primaire et le "Plan santé jeunes", Paris le 27 février 2008.

Personnalité, fonction : WAUQUIEZ Laurent.

FRANCE. Secrétaire d'Etat, porte-parole du Gouvernement

Circonstances : Point de presse à l'issue du Conseil des ministres du 27 février 2008

ti : Si vous en êtes d'accord, je vais vous rendre compte des débats qui ont

eu lieu dans le cadre du Conseil des ministres d'aujourd'hui. Je pense

que surtout, ce qui en ressort, ce sont les débats qui tournent autour

des questions de l'Education Nationale et de la situation des

étudiants. Ce sont, à mon sens, les deux communications importantes qui

sont ressorties. Mais, au-delà de ces deux communications, je vais

essayer d'évoquer l'ensemble des thèmes qui ont été abordés.

Le président de la République est d'abord revenu sur la nomination de

G. Pépy à la tête de la SNCF puisque c'était présenté en Conseil des

ministres. Il a insisté sur le fait qu'il avait fait un choix qui était

un choix de compétence, G. Pépy avait été directeur de cabinet de M.

Aubry. Le choix politiquement correct aurait peut-être été de prendre

quelqu'un d'autre mais il a fait le choix de prendre quelqu'un qui

connaît la SNCF de l'intérieur, qui est apprécié des syndicats et qui

aura la capacité de répondre à une période dans laquelle il y a

beaucoup de défis qui attendent la SNCF notamment autour des questions

du fret.

Deuxième sujet évoqué cette fois-ci à l'occasion de la communication de

B. Kouchner, qu'il a faite lui-même sur la question des affaires

étrangères : le président de la République est revenu sur le sujet du

Kosovo et je me demande dans quelle mesure est-ce que, dans notre petit

maelstrom médiatique, tout ça n'est pas passé un tout petit peu vite.

Si on reprend un tout petit peu le champ sur les mois qui se sont

écoulés, l'Union Européenne a finalement fait face à deux défis

successifs qui étaient deux défis d'ampleur et c'est dans ces termes

que le Président de la République est revenu sur ce sujet.

D'une part, revoir ses institutions ce qui a été fait avec le traité

simplifié ; d'autre part, je vous rappelle que dans cette partie du

monde, il y a des moments où les crises se sont très mal déroulées :

l'indépendance du Kosovo, qui a été traitée par l'Union Européenne en

son sein, cela avait très clair en disant : "c'est un sujet européen

dont l'Union européenne a la charge, dans lequel la France a joué un

rôle important et où l'unité de l'Europe a été préservée. Ce sont quand

même deux épreuves auxquelles l'Union européenne a fait face et avec

succès à ce stade sur les deux tableaux. C'est quand même, en termes

historiques, quelque chose qui est relativement important à noter. En

tout cas, c'est en ces termes que le Président de la République a tenu

à le souligner devant l'ensemble des membres du Gouvernement. Voilà

pour les deux sujets qui ont été évoqués en supplément par le Président

de la République.

J'en viens maintenant à deux thèmes importants qui ont présentés d'une

part à E. Woerth et, d'autre part, par M. Barnier.

E. Woerth est revenu sur les négociations avec les fonctionnaires, il a

donc présenté les deux points de revalorisation : le premier qui

interviendra le 1er mars avec + 0,5 %, le deuxième la revalorisation

des rémunérations de + 0,3 % au 1er octobre. Mais, de façon plus

importante, c'est la première fois depuis 10 ans qu'il y a la signature

d'un accord, en tout cas partiel, avec 4 syndicats de la Fonction

Publique. Le Président de la République a tenu à souligner l'intérêt

qu'il attachait notamment au dispositif permettant de prémunir tout

fonctionnaire contre une perte de pouvoir d'achat individuel. C'est ce

qui est appelé, dans la présentation que vous avez, la garantie de

pouvoir d'achat. C'est important parce que ça montre que,

progressivement, nos négociations en matière en Fonction Publique

sortent un peu de la dictature de la négociation classique sur le point

d'indice pour mieux prendre en compte la réalité de la situation au cas

par cas de chaque fonctionnaire. Par ailleurs, le Président de la

République a remercié E. Woerth et A. Santini du climat d'écoute et de

dialogue dans lequel s'étaient déroulées ces négociations.

A la suite de cette présentation, il y a une deuxième présentation qui

a été faite par M. Barnier au sujet de la refonte de la politique

agricole commune. Comme vous le savez peut-être, il y a eu toute une

présentation qui s'est faite dans l'ensemble des départements français

avec les acteurs locaux. Le but de M. Barnier était de présenter, de

réfléchir ensemble avec les acteurs de terrain sur les principaux

enjeux de la réforme de la PAC et ce qui était important, ce sont les

termes qui ont été utilisés par M. Barnier, c'est que la réforme ne

soit pas dictée d'en haut depuis Bruxelles mais qu'elle s'inspire d'

abord des réactions du terrain. En matière de politique agricole, c'est

sans doute une inversion de tendance qui est assez originale.

Trois tendances se dégagent de ces concertations sur le terrain : d'

abord, l'accord des agriculteurs sur la méthode ; ensuite leur volonté

qu'on se dote enfin d'outils de gestion de crise qui soient performants

et, troisièmement, leur acceptation de l'idée qu'on réoriente les aides

pour mieux les disposer par rapport aux enjeux à venir de la politique

agricole commune. Ce qui est intéressant, si on prend un tout petit peu

de champ, c'est que dans un domaine qui est un domaine où souvent, il y

a des crispations fortes parce que est en jeu notre relation avec l'

agriculture, avec ce qu'on conçoit comme étant la politique agricole

commune. Dans un pays comme la France, ce sont des sujets extrêmement

importants, les agriculteurs font preuve de leur disposition à avancer

et à réformer. Ne pas subir mais anticiper et être dans une position de

proposition. Le Président de la République a rebondi sur cette question

en disant qu'en matière de réforme de la politique agricole commune,

avant, on s'opposait à un mur, et que les esprits ont évolué, que tout

le monde a compris qu'il était dans notre intérêt de prendre l'

initiative et de faire bouger la politique agricole commune.

S'ajoute à cela un deuxième terrain qui est intéressant en terme d'

évolution des esprits, cette fois-ci au niveau de l'Union européenne,

c'est que quand on emploie le terme "préférence communautaire", le fait

de privilégier les produits qui sont produits chez nous, ça n'est plus

un gros mot et ça c'est une avancée qui est extrêmement importante pour

l'avenir de la politique agricole commune. Ce sont doutes des débats

passionnants pour l'avenir et un débat qui intéresse les Français,

notamment sur nos questions de sécurité alimentaire parce que

économiques mais c'est aussi toute la question et l'enjeu de savoir

comment est-ce qu'on assure la sécurité alimentaire pour l'ensemble des

consommateurs français. A ce sujet, mais je le laisse peut-être pour

vos questions, le Président est revenu sur les questions de l'évolution

des prix alimentaires donc si vous le souhaitez, à travers vos

questions, je l'aborderai.

J'en viens enfin aux deux communications qui sont toutes les deux

cohérentes et qui tournent autour des mêmes sujets qui sont ceux de l'

Education nationale. X. Darcos a présenté sa communication sur les

nouveaux programmes de l'école primaire. Je pense qu'ils n'ont aucun

secret pour vous. Vous avez relevé dans les sondages le très fort

intérêt de l'opinion publique sur ces questions et le fort taux d'

approbation, notamment dans un sondage Ipsos de l'opinion publique au

coeur du message délivré par le Ministre de l'Education nationale à

savoir recentrer l'école sur ses fondamentaux. Alors quels sont ces

fondamentaux ?

D'abord, essentiellement cibler les enseignements sur la maîtrise de la

lecture, de l'écriture et du calcul. Quinze heures par semaine sur 24H

d'enseignement seront désormais obligatoirement consacrées à la

lecture, l'écriture et le calcul. Par ailleurs, vous aurez également

des programmes renforcés en français et en mathématiques. Ca, c'est

sans doute le point majeur de la présentation de la réforme proposée

par X. Darcos.

S'ajoutent à cela trois autres points. D'abord, former les citoyens de

demain en faisant évoluer ce qui était jusque là de simples cours d'

éducation civique en cours d'instruction civique et morale et dans ce

cadre-là s'insère aussi l'utilisation de toutes les valeurs liées à la

pratique du sport et le sport en primaire passera de 3 à 4h par

semaine.

Deuxième volet recentré sur l'essentiel des autres disciplines, les

programmes d'histoire-géographie, de sciences, les grands thèmes d'

étude notamment autour du corps humain qui seront recentrés sur le coeur

du message que l'on pense que chacun de nos enfants doit savoir

maîtriser à la sortie du primaire.

Et enfin, tout ceci est en lien avec une réflexion plus large sur d'une

part, le nombre d'heures par semaine pour nos enfants, et d'autre part,

comment réussir à articuler le socle commun et les soutiens qui doivent

être dispensés aux 15 % d'élèves les plus en difficulté, éviter qu'on

continue à avoir un système primaire qui accepte que 15 % des enfants

qui sont passés par le primaire en sortent sans aucune maîtrise des

savoirs fondamentaux et donc avec de très lourds handicaps pour le

reste de leur vie.

Les programmes sont sur la table, ils vont maintenant être soumis à la

consultation des enseignants et du public en général et une journée

sera réservée dans les écoles à ce dialogue pour qu'on puisse échanger

à la fois avec les enseignants et en même temps avec les familles.

Voilà, X. Darcos a été félicité par le Président de la République pour

le climat très constructif dans lequel tout ce débat s'est déroulé, ça

ne vous surprendra pas.

J'en viens au dernier sujet, qui est un sujet qui personnellement me

tient très à coeur et dont je suis convaincu de l'importance, c'est la

question de la santé des jeunes et des étudiants. C'est un sujet sur

lequel j'avais été amené à faire un rapport parlementaire notamment.

C'est aussi un sujet qui est trop souvent méprisé et relégué dans nos

débats publics. Alors, il faut le savoir, la situation des 15-25 ans,

est une situation qui donne lieu parfois à des vraies détresses, soit

psychologiques, soit le fait, parce que, il n'y a pas suffisamment de

ressources, notamment pour les étudiants à l'université, des choix sont

faits dans le budget, et les priorités en matière de santé passent en

dernier.

Donc je pense que c'est extrêmement intéressant l'annonce d'un vrai

"Plan santé jeunes", qui était attendu, et qui a été présenté par R.

Bachelot.

Le président de la République l'a d'ailleurs reconnu, en soulignant à

quel point il y avait une souffrance parfois cachée sur cette

génération des 15-25 ans.

Alors, quelles sont les différentes mesures du "Plan santé jeunes" qui

sera sans doute amené à être encore enrichi, au fur et à mesure en

fonction de la situation sur le terrain ?

D'abord, prévenir les conduites à risques. Trop de conduites à risques

qu'on laisse se développer, dans une situation de silence qui est

inacceptable.

Des conduites à risques, c'est la question de la lutte contre l'

anorexie ; c'est la question de promouvoir de bonnes habitudes

nutritionnelles ; c'est aussi aider les étudiants à éviter les

pratiques addictives, je pense notamment à la vente de certaines

boissons alcoolisées. C'est le premier point.

Le deuxième, c'est de se doter d'outils, de structures qui permettent

d'aider les étudiants et les jeunes plus largement dans une bonne

approche de la santé.

De ce point de vue, le but est de relancer "la Maison des adolescents".

On souhaite qu'il y ait "une Maison d'adolescents" dans tous les

départements d'ici à 2010. Et promouvoir un numéro vert "fil santé

jeunes", qui est d'ailleurs, à la fois, destiné aux enfants, enfin aux

enfants...non le terme, pardonnez-moi, n'est pas du tout adapté, mais

aux 15-25, et en même temps, aux parents qui peuvent confrontés à des

situations difficiles où ils n'arrivent plus à établir le dialogue. Et

dans ce cadre-là, cela vous intéressera peut-être, un programme de

prévention notamment des questions du "suicide" sera mis en place en

lien avec A. Téchiné, le réalisateur. Vous vous souvenez peut-être de

son film "Les roseaux sauvages", qui avaient traité précisément toutes

ces questions, certains amateurs du film du cinéma français de sa

grande époque s'en souviennent, il n'y a pas très longtemps.

J'en viens enfin à la place des activités physiques et sportives dans

la vie courante des jeunes. Et là, une mission sur le sport à l'

université, conjointement avec V. Pécresse, a été confiée à S. Diagana.

Le point majeur sans doute à retenir pour, enfin, si jamais on prend un

tout petit peu de champ, c'est vraiment, d'abord, ces Maisons santé

dans chaque département, et d'autre part, le fait d'ouvrir, pour tous

les jeunes de 16 à 25 ans, la possibilité d'avoir une consultation

annuelle et gratuite chez le médecin généraliste de leur choix. Ce qui

représente une somme qui est autour de 10 millions d'euros d'

investissement. Mais la santé des jeunes le vaut bien, et c'est

vraiment un sujet qui est trop souvent ignoré dans l'opinion publique.

Donc, voilà, si jamais vous pouvez le relayer, je pense que ce serait

faire oeuvre utile.

J'ai terminé la présentation des différentes communications, et

maintenant je suis à votre disposition pour toutes les questions.


QUESTION - Les Echos annoncent ce matin que les CNE seront transformés

automatiquement en CDI, est-ce que vous confirmez cette information ?

R - Oui.

QUESTION - Pouvez-vous détailler un petit peu cette information ?

R - Le but est effectivement de transformer le stock de CNE, suite aux

décisions de justice qui sont intervenues, notamment sur la

compatibilité avec le droit international du travail. Donc, le but est

de transformer...Alors, je n'ai plus en tête exactement au-delà de

quels délais de CNE ? Je crois que ça doit être conforme à la période

d'essai. On transforme les CNE en CDI, et ceux qui sont en dessous de

la période d'essai restent sur des contrats à durée déterminée.

QUESTION - Il y en a combien ?

R - C'est assez difficile à évaluer. Le stock de CNE, enfin le nombre

de contrats de CNE qui a été passé est de 1 million. Mais ça, c'est l'

ensemble du stock. On peut penser...Enfin, c'est très difficile de vous

donner un chiffre qui soit pertinent. Je me suis posé la question ce

matin, parce que je m'attendais à ce que vous m'interrogiez,

vraisemblablement parce que les entreprises avaient quand même intégré

les risques juridiques. Je pense qu'on doit être en dessous de 100.000

CNE. Mais je suis très prudent en la matière parce que je n'ai pas de

chiffres précis.

QUESTION - Pour revenir au CNE, cela va-t-il avoir un impact sur les

chiffres du chômage, le fait que, peut-être, certaines entreprises ne

veulent pas transformer des CNE en CDI ?

R - Non, je ne pense pas que cela puisse avoir un impact sur les

chiffres du chômage.

QUESTION - Vous avez probablement vu l'enquête INC. Maintenant, le

Gouvernement va mener une enquête sur l'augmentation des prix. Il y a

eu le sondage, ce matin, Ifop, dans L'Humanité, 81 % des personnes

citent une augmentation très importante par rapport à janvier de l'

année dernière. Demain, il y aura les chiffres de la confiance des

ménages. Ne pensez-vous pas...on en a parlé peut-être, pendant le

Conseil des ministres, le fait que la confiance des ménages avait

vraiment chuté en France encore plus bas qu'elle avait déjà chuté au

mois de janvier ?

R - D'accord. Alors, pour rester sur le sujet précis que vous posez, à

savoir l'augmentation des prix alimentaires, et plus largement de l'

ensemble des prix, puisque vous auriez aussi pu mentionner l'enquête

qui est en cours, sur l'existence ou non, de pratique d'ententes au

niveau d'un certain nombre de grands producteurs pour des produits

ménagers, sans vouloir de pub, comme : Paic, Ajax, etc., sur lesquels

il y aurait pu y avoir des pratiques d'entente pour s'entendre sur des

augmentations de prix. La politique du Gouvernement en la matière,

quelle est-elle ? Sa politique, c'est d'être extrêmement vigilant pour

des hausses de prix qui seraient anormales. Soit parce qu'elles n'ont

rien à voir avec l'augmentation du prix ou du coût de la matière

première, soit parce qu'elles traduiraient la volonté de contourner des

pratiques concurrentielles. Donc, notre volonté là-dessus, c'est

vraiment de peser, d'être extrêmement vigilants dès que ce genre d'

augmentations peuvent être tracées, par un biais ou par un autre d'

ailleurs, que ce soit par des enquêtes administratives, comme celles

qui peuvent être faites par la Direction de la consommation et de la

répression des fraudes, soit par des associations de consommateurs qui

peuvent pister ou non différentes augmentations. Notre but, c'est la

transparence, et éviter qu'on ait des augmentations qui soient

anormales. Prenons un exemple tout simple : vous avez un effondrement

des prix du porc, et dans le même temps vous avez une augmentation

anormale de la vente du jambon. Est-ce que tout cela est cohérent ? De

la même manière, si les pratiques d'ententes sont avérées, le cartel

c'est du vol, ce sera très sévèrement sanctionné.

QUESTION - Je me permets d'insister sur la confiance des ménages, parce

que la confiance des ménages est au coeur de l'économie française...

R - Bien sûr...

QUESTION - La consommation est ce qui tire l'économie française. N'y a

-t-il pas une crainte au niveau du Gouvernement, au niveau de l'Etat

que toutes ces différentes, ce que vous avez mentionné, donc, du

Conseil de la concurrence qui enquête sur les produits des ménages, l'

enquête INC, qui va lancée, ne va pas peser sur la confiance des

ménages ?

R - Je ne pense pas, à partir du moment où les consommateurs se sentent

protégés et sentent que, dès qu'il y a des pratiques avérées de hausses

anormales, le Gouvernement réagit immédiatement. Et je pense que c'est

cette réaction immédiate du Gouvernement, notre volonté d'oeuvrer pour

la transparence des prix et le respect des pratiques concurrentielles,

qui est le meilleur gage de confiance pour les ménages.

QUESTION - L'action du groupe Alcatel-Lucent bouge énormément ce matin

à la Bourse, sur la foi de rumeurs faisant état d'une prise de

participation de l'Etat français dans le capital. Pouvez-nous dire

quelque chose à ce sujet ?

R - Oui, je vais être très clair. J'ai entendu comme vous ces rumeurs

de prise de participation de l'Etat au sein du groupe Alcatel-Alstom,

ce sont de pures spéculations. Et je les déments de la façon la plus

ferme.

QUESTION - L'Elysée a annoncé ce matin, justement, une prise de

participation dans ST Micro avez-vous évoqué cette prise de

participation, ou, de manière plus générale, la stratégie industrielle

de la France ?

R - Non, elle n'a pas été évoquée, mais la prise de participation dans

STMicro doit vraiment être remise en perspective. C'est-à-dire, le but,

c'est uniquement de garder la parité dans le cadre des accords franco-

italiens. Donc, voilà, c'est uniquement une prise de participation dans

ce contexte-là. Et le sujet n'a pas été évoqué en Conseil des

ministres.

QUESTION - Est-ce que l'élection de Gaston Flosse en Polynésie a été

évoquée et est-ce que le voyage du président de la République en

Polynésie en avril est maintenu ?

R - Le voyage du président de la République en Polynésie n'a pas été

évoqué, il a évoqué son voyage bien entendu au Tchad et en Afrique du

Sud pour lequel il est parti dans la foulée du conseil des ministres et

ce sujet là n'a pas été traité. Mais je vous renvoie des ministres d'il

y a 15 jours sur lequel je m'étais exprimé assez clairement sur ce qu'

était la position du gouvernement en la matière.

QUESTION - Juste une précision à propos du Tchad, est-ce que la

condition pour que le Président français aille au Tchad, c'était que

les trois opposants soient retrouvés et libérés, là il n'y en a qu'un

je crois, non ?

R - A ma connaissance, il n'y avait pas de conditions qui étaient

posées, par contre il est clair que le président de la République

évoquera toutes ces questions dans le cadre de son voyage au Tchad.

QUESTION - Concernant le Liechtenstein et les évasions fiscales, il y a

une liste d'à peu près 200 noms, est-ce que ça ne serait pas par

hasard, je ne sais pas, tous les noms des plus grandes fortunes de

France, est-ce que ça ne serait pas peut-être des noms qui sont très

connus, et est-ce que ça a été porté à la connaissance hormis de

monsieur Woerth, du président de la République et du gouvernement, est

-ce que vous pouvez donner des détails ?

R - Je m'attendais à la façon dont cette question sorte soit sur l'axe

de « qui est sur la liste ? ». Je ne suis pas sûr que ce soit des noms

qui soient si attractifs que les autres peuvent le spéculer, je pense

que par contre, ce qui me semble fondamental, c'est que voilà, dès qu'

il y a des questions de fraude fiscale, d'abord, c'est positif que l'on

ait pu obtenir cette liste de 200 noms. Je vous rappelle que c'est dans

le cadre d'un accord qu'elle a pu être obtenue et il y a une volonté

très forte de la part du gouvernement de traquer tout ce qui ressemble

à de la fraude fiscale. Cela dit, il faut maintenant laisser l'

instruction se faire : ça relève du domaine de l'administration fiscale

et je vous rappelle qu'en la matière, le secret est très strictement

protégé.

QUESTION - Est-ce qu'il y a des accords fiscaux, des accords de

coopération, quels sont les types d'accord qu'il y a entre le

Liechtenstein et la France ?

R - Je n'en ai strictement aucune idée, pourtant j'avais fait du droit

fiscal avant. J'en suis profondément désolé mais à ma connaissance, je

pense qu'il doit y avoir des accords fiscaux avec le Liechtenstein,

mais vraiment je n'en ai strictement aucune idée. Je peux le vérifier

pour cet après-midi si vous le voulez.

QUESTION - Ce matin, l'euro dépasse pour la première fois les 1,50

dollars, est-ce que vous en avez parlé, est-ce que ça vous inquiète ?

R - Non, mais vous le savez, toutes ces questions de politique

monétaire font partie des questions sur lesquelles le président de la

République est très attentif avec comme leitmotiv faire attention à ce

que l'on garde des emplois et notamment des emplois industriels en

France. Donc il faut qu'en matière de politique matière de politique

monétaire, on reste dans les bornes du raisonnable.

Voilà, on va peut-être s'arrêter là si vous en êtes d'accord. Merci à

tout le monde.


Source http://www.porte-parole.gouv.fr, le 28 février 2008

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