Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'importance de la colonie française en Autriche et sur son rôle pour développer les relations commerciales, économiques et culturelles entre la France et l'Autriche, Vienne le 17 avril 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'importance de la colonie française en Autriche et sur son rôle pour développer les relations commerciales, économiques et culturelles entre la France et l'Autriche, Vienne le 17 avril 2008.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président ; FRANCE. UMP, sénateur

Circonstances : Déplacement en Autriche les 17 et 18 avril 2008 ; rencontre avec la communauté française à Vienne le 17

ti : Monsieur l'Ambassadeur,
Messieurs les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger,
Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes,


C'est avec un très grand plaisir que je prends la parole devant vous, ce soir, à la Résidence de France.

L'occasion de ma visite en Autriche et de notre rencontre m'est donnée grâce à l'organisation de la Xème réunion de l'association des Sénats d'Europe par le Bundesrat, qui est, comme vous le savez, la Chambre qui représente les Länder au Parlement autrichien.

J'ai été à l'origine de la création de cette association, qui remonte déjà à novembre 2000. Elle regroupe 16 membres provenant de l'Europe dans son sens le plus large puisque cette association accueille aussi bien les secondes chambres des pays membres de l'Union européenne que le Conseil de la Fédération de Russie ou le Conseil des Etats suisse.

Notre but est de travailler ensemble et d'échanger nos expériences pour mieux adapter nos assemblées -et notre législation- aux réalités d'un monde qui change rapidement et profondément.

Je ne peux donc que me réjouir de la vitalité et de la modernité dont fait preuve l'Association des Sénats d'Europe. Elle en est déjà à sa 10ème conférence, qui traitera, demain, d'un thème bien actuel : « La contribution des technologies de l'information et de la communication au processus législatif ».


Chers compatriotes,

Comme lors de chacun de mes déplacements à l'étranger, j'ai donc tenu à ce contact direct avec les Français qui sont expatriés et je remercie notre Ambassadeur de son hospitalité et de nous avoir permis de nous rencontrer ce soir de manière conviviale.

Il ne s'agit pas, en vous rencontrant, de remplir mon programme. Il n'en a pas besoin !

Mais le Sénat est constitutionnellement, comme vous le savez, l'instance suprême de représentation des Français établis hors de France, votre représentant dans l'hexagone.

Douze Sénatrices et Sénateurs sont élus par vos représentants, les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger, dont deux, MM. Jean-Pierre VILLAESCUSA et Louis SARRAZIN, résident ici parmi vous à Vienne. Je tiens à les remercier de leur présence et de leur travail actif à votre service (tout autant que M. Jean-Yves LECONTE, le 3ème Conseiller de votre circonscription qui réside à Varsovie).

Selon les chiffres que l'ambassade m'a communiqués, vous êtes ici près de 7 000 inscrits au registre des Français établis hors de France. On peut estimer d'autre part à plus de 2 500 Français supplémentaires le nombre de compatriotes résidents. Et je remarque surtout que votre communauté est en croissance continue au cours des dernières années, en augmentation de 14 % par rapport à 2004.

Ce sont des chiffres significatifs, dans lesquels je vois l'attrait réel que peuvent exercer le mode de vie et la « Gemütlichkeit » autrichiens, autant que le dynamisme économique et le modèle social de votre pays d'accueil.

Le choix que vous avez fait, pour certains de vous établir ou de demeurer définitivement dans ce pays, pour d'autres d'y exercer vos activités de façon plus temporaire, est un atout réel pour la France, pour le développement de nos relations commerciales et économiques avec l'Autriche et pour l'influence et le rayonnement culturel de notre pays.

Nous savons au Sénat tout ce que la France doit à ses expatriés et nous avons besoin, en France, du retour d'expérience et de l'esprit d'ouverture que vous nous apportez.

Enfin, je sais que vous avez été nombreux à exercer en 2007, lors des dernières élections présidentielle et législatives, votre responsabilité civique vis-à-vis de l'avenir de votre pays. Cela n'a pas toujours été le cas ailleurs et je ne peux que vous encourager à continuer à témoigner ainsi de votre attachement à la France.

Soyez aussi assurés que la France est plus que jamais à l'écoute de ses ressortissants à l'étranger. A l'initiative du Président de la République, une importante réforme visant à la gratuité de l'enseignement français à l'étranger a été engagée. Dès l'année scolaire 2007/2008, ce sont les élèves de terminale dont les frais de scolarité sont pris en charge par l'Etat. Pour la prochaine rentrée scolaire, la mesure concernera aussi les élèves de 1ère et terminale, et je sais qu'au Lycée français de Vienne toutes les dispositions ont été prises pour que ces mesures s'appliquent harmonieusement.

Et parce que le Sénat et son Président -je vous l'ai dit- attachent un intérêt tout particulier à la situation des quelque deux millions de Français établis hors de France, je vous invite ce soir à me faire part de vos attentes en général et de vos éventuelles difficultés -car il peut y en avoir- lorsque je circulerai parmi vous tout à l'heure.

Sachez que le Sénat, où j'ai pris l'initiative d'organiser, tous les deux ans, des journées « portes ouvertes » consacrées à l'expatriation, ne vous oublie pas.


Chers compatriotes,

2008 constitue, pour la France et pour l'Europe, une année importante, puisque ce sera l'occasion de donner de nouvelles impulsions avec la présidence française de l'Union européenne. Par votre présence en Autriche, vous-mêmes donnez un sens concret à la citoyenneté européenne contre les tentations du repli sur soi ou du retour en arrière sur notre continent.

Et je vous souhaite aussi d'avoir la chance en juin prochain de soutenir, à Vienne, l'équipe de France de football, à l'occasion de l'Euro 2008, à la condition -cela va de soi- qu'elle se qualifie à l'issue des premiers matchs qui se dérouleront en Suisse.

A l'attention de chacun d'entre vous, je forme les voeux les plus sincères d'épanouissement personnel et professionnel, et vous adresse à tous, chers compatriotes, l'amical salut du Sénat de la République.


Vive la France !
Vive l'Autriche !
Vive l'amitié franco-autrichienne !


Source http://www.senat.fr, le 21 avril 2008

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