Interview de M. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, à Europe 1 le 14 mai 2008, sur le rejet du projet de loi sur les OGM par la gauche à l'Assemblée nationale. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, à Europe 1 le 14 mai 2008, sur le rejet du projet de loi sur les OGM par la gauche à l'Assemblée nationale.

Personnalité, fonction : KAROUTCHI Roger.

FRANCE. Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement

Circonstances : Rejet du projet de loi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai 2008, une question préalable déposée par des députés du Groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) ayant été adoptée

ti : M. You Il y a une semaine, N. Sarkozy demandait aux parlementaires UMP de le soutenir à fond, c'est raté là !
 
Non, ce n'est pas du tout le problème. Je vous signale d'ailleurs, parce qu'on ne le dit pas assez, que hier, le vote a effectivement eu lieu, et nous avons été battu, si je puis dire, d'une voix, mais vous aurez pu constater, tous ceux qui étaient là l'ont constaté, que d'abord les députés UMP étaient physiquement beaucoup plus nombreux dans l'Hémicycle. Alors il y a eu un problème, que je veux bien admettre, sur les procurations. Deuxième élément : l'ensemble de l'UMP a voté pour. C'est-à-dire que contrairement à ce qui s'est passé en première lecture, où un certain nombre d'UMP avaient voté contre le texte, là, tout le monde a voté pour. Le problème...
 
Ce que vous nous dites, c'est qu'il n'y a pas de clash, pas de divorce entre les parlementaires UMP et le Gouvernement ?
 
Non, pas du tout, il n'y a pas eu d'état d'âme ni de contestation et de critiques, puisque pas une voix UMP - pas une voix, je dis bien - ne s'est portée contre le texte. La vérité, c'est qu'une première motion de gauche, quelques minutes avant, avait été largement rejetée et qu'ensuite, effectivement, le groupe socialiste a fait un coup - J.-F. Copé a parfaitement raison - en faisant venir assez précipitamment un certain nombre de députés avec procuration...
 
C'est un hold-up de la gauche ?
 
...Donc cela a inversé le vote de très peu. Mais dans la pratique, aucun député UMP n'a voté contre le texte OGM hier, aucun. La procédure se poursuit.
 
Est-ce que l'épisode d'hier remet en question la légitimité de J.-F. Copé ? C'est évoqué...
 
Pas du tout, non, pas du tout. Sincèrement, le problème ne se pose pas comme ça du tout. Vous savez, dans la vie parlementaire, je le regrette, c'est pour cela que je souhaite que la révision de la Constitution donne au Parlement plus de pouvoir pour qu'il y ait des débats de fond et plus des petits coups politiques. Le petit coup qui consiste à garder en stock, à faire venir précipitamment, 10, 20 députés avec procuration ou inverser un vote, sincèrement, d'abord, cela n'a pas beaucoup d'intérêt, puisque comme vous le savez, dès aujourd'hui nous convoquons la commission mixte paritaire, c'est-à-dire que le texte OGM, apparemment, pour la gauche, rejeté hier, poursuit sa vie parlementaire aujourd'hui, sera adopté dans une quinzaine de jour en lecture des conclusions par l'Assemblée et le Sénat. C'est-à-dire qu'en réalité, ça n'a pas de sens puisque le processus parlementaire se poursuit sans problème.
 
Donc, pour conclure, il n'y a pas de crise au sein de l'UMP ?
 
Non, il n'y a pas de crise. Il y a eu un coup, une manoeuvre politique hier du groupe socialiste, très bien, mais cela ne change rien, ni au vote ni au texte OGM qui sera adopté finalement, ni au fonctionnement des groupes.
 
Source : Premier ministre, Service d'Information du Gouvernement, le 14 mai 2008 
 

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