Entretien de M. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, dans "La revue internationale et stratégique" du printemps 2008, notamment sur la construction européenne, les priorités de la présidence française de l'Union européenne, les relations de l'Europe avec les Etats-Unis et la Russie, ainsi que sur l'euro. | vie-publique.fr | Discours publics

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Entretien de M. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, dans "La revue internationale et stratégique" du printemps 2008, notamment sur la construction européenne, les priorités de la présidence française de l'Union européenne, les relations de l'Europe avec les Etats-Unis et la Russie, ainsi que sur l'euro.

Personnalité, fonction : JOUYET Jean-Pierre.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes

ti : Q - Une question générale pour commencer : où en sont l'Europe et la construction européenne, après les péripéties et développements divers comme le "non" français au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, ou encore le Traité de Lisbonne, signé par les vingt-sept Etats membres le 13 décembre 2007 ? Doit-on, aujourd'hui en 2008, être euro-optimiste ou europessimiste ?

R - Si l'on s'en tient à ce qui s'est passé lors de ces derniers mois, on peut être euro-optimiste. Les enquêtes d'opinions confirment ce sentiment.

L'évènement majeur de l'année 2007 pour la construction européenne est que tous les pays se sont mis d'accord sur un traité qui va permettre de sortir l'Union européenne de la phase de doute institutionnel dans laquelle elle se trouvait depuis quinze ans. Il y a une réelle volonté de voir ce traité entrer en vigueur au 1er janvier 2009. C'est un accord politique profond.

La deuxième raison pour laquelle on peut être optimiste est que cette Europe à vingt-sept fonctionne. Si on regarde le nombre de décisions qui sont prises et les délais dans lesquels ces décisions sont prises, on constate que la situation s'est nettement améliorée, en dépit ou peut-être grâce à l'élargissement.

La troisième raison, c'est que les citoyens européens ont eux-mêmes, d'après les enquêtes d'opinion, une meilleure perception de l'Union européenne. Ils se rendent compte de la valeur ajoutée de l'Union européenne dans un monde qui leur apparaît plus instable sur le plan économique et financier, plus dangereux et plus précaire de par leur appréhension de la mondialisation.

Q - La France va prendre, à compter de juillet 2008, la présidence de l'Union européenne. Pensez-vous que l'épisode du "non" au référendum sur la Constitution européenne effacé, la France est à nouveau perçue comme un pays moteur en Europe ? Selon vous, quelle est l'image de la France dans l'esprit des dirigeants européens ?

R - Il y avait une attente importante à l'égard de la France, à laquelle s'ajoute de la curiosité à l'égard du président de la République qui, en Europe comme en France, suscite une réelle fascination. Il est clair qu'aux yeux de la presse internationale, la France est de retour sur la scène européenne. Elle redevient un acteur majeur du système européen. Le Traité de Lisbonne est une idée du président de la République qui a été mise en oeuvre par Angela Merkel, pendant la Présidence allemande de l'Union, au premier semestre 2007, puis concrétisé sous Présidence portugaise. Par ailleurs, des initiatives françaises sont lancées, comme l'Union pour la Méditerranée, devront s'articuler avec l'Union européenne. Sur le plan monétaire et financier, les thèses françaises, comme sur la stabilisation financière, ont progressé en 2007 . Au plan international, la France a pris des initiatives : dialogue avec des pays musulmans et du Maghreb, action au Liban, intérêt pour le dialogue entre Israël et Palestine, organisation de la Conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien à Paris le 17 décembre...La restauration des liens avec les pays d'Europe centrale et orientale participe également du retour de la France sur le devant de la scène.

Q - Vous parliez précédemment de l'opinion publique favorable à la construction européenne. Est ce un mouvement général qui concerne les vingt-sept pays ou bien existe-t-il des lignes de clivage ? Qu'est ce qui, selon vous, expliquerait cette "ré-adhésion" des opinions à l'idée européenne ?

R - C'est un mouvement d'ordre général mais il est plus marqué en France que dans d'autres pays. Il est, par exemple, moins important en Allemagne qu'il ne le fut auparavant. Il reste toujours très constant dans les pays du Sud de l'Europe comme au Portugal et en Espagne, ainsi que dans les pays d'Europe centrale et dans les pays baltes. Le changement d'attitude des leaders politiques eux-mêmes à l'égard de l'Europe explique pour beaucoup cette "ré-adhésion" à l'idée européenne : ils n'en font plus un bouc émissaire. L'hiatus entre le discours des hommes politiques sur l'idéal européen et leur pratique, qui consistait à rejeter sur "Bruxelles" les difficultés nationales qu'ils pouvaient connaître, s'est réduit. Les responsables politiques européens ont réussi à faire comprendre à leurs citoyens que l'Europe d'aujourd'hui est une somme d'intérêts convergents, qui débouche sur un idéal commun. Cette vision plus réaliste et plus positive de la construction européenne a déteint sur les opinions publiques des différents Etats membres qui ont à leur tour, compris que l'Europe était avant tout une mise en commun d'intérêts. C'est cet agrégats des intérêts nationaux qui confère à l'Europe sa lisibilité au plan international et qui assure une meilleure sauvegarde des intérêts des citoyens dans la mondialisation, qui compte dans le Traité e Lisbonne parmi les objectifs de l'Union.

Q - Dans le cadre de la définition des objectifs de la Présidence française de l'Union européenne, la France a mis en avant le concept d'"Europe protection". Qu'est-ce que cette idée recouvre plus spécifiquement ?

R - La protection n'est pas une fin mais un moyen. C'est un moyen car nous sommes dans une période de transition, très instable par nature. Période de transition sur le plan démographique d'abord, compte tenu des tendances au vieillissement de la population européenne et du "boom démographique" en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Amérique du Sud et dans les pays de l'Océan Indien. Période de transition également sur le plan économique et culturel.

Dans ce contexte, l'Europe doit apparaître comme accompagnant les individus vers un monde nouveau, qui connaîtra davantage de relations commerciales et d'échanges dans une économie ouverte.

Il faudra aussi encadrer des migrations, qui sont nécessaires. L'immigration, pour des raisons économiques et culturelles, est un atout qu'il faut savoir gérer. Ce qui me frappe depuis ma prise de fonction il y a quatre mois, c'est que ce point de vue est partagé par tous les responsables politiques européens dans des termes qui sont beaucoup moins idéologiques, au niveau européen, qu'on ne pourrait le penser en France.

Pour revenir à votre question sur l'Europe qui protège, l'Europe doit certes protéger les individus mais être dynamique, porteuse de croissance, d'emploi, d'un mieux être environnemental. Elle doit être à la pointe des standards internationaux dans tous les domaines et rester une force de mouvement. La protection est un moyen, la finalité reste le progrès. Il s'agit de faire en sorte que l'Europe reste cette fantastique machine à délivrer du progrès et de la valeur ajoutée à l'échelle mondiale.

Q - Plusieurs priorités ont été définies pour la présidence à venir : l'immigration, la politique énergétique, l'environnement et la relance de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Quels sont les espoirs que l'on peut entretenir sur chacun de ces sujets ?

R - En ce qui concerne l'immigration et l'intégration, l'idéal serait que nous ayons des approches communes sur le droit d'asile, sur la conclusion plus systématique d'accords de "ré-admission", sur un système de contrôle aux frontières plus efficace en luttant contre le travail et l'immigration illégale. C'est cela que recouvre le terme de "Pacte européen sur l'immigration". Cette approche a pour corollaire des politiques d'intégration plus efficaces à l'échelle européenne.

Sur ces sujets, je remarque que le débat est plus interne qu'européen, dans la mesure où il existe déjà un certain nombre de directives, de propositions et de textes d'orientation européens. Nous avons des objectifs à remplir, compte tenu des travaux déjà réalisés entre les Etats européens et les mesures proposées par la Commission, que nous soutenons. L'adhésion de neuf nouveaux Etats à l'espace Schengen qui regroupe vingt-quatre Etats dont vingt-deux de l'Union européenne depuis le 21 décembre dernier, nous demande d'être encore plus exigeants.

S'agissant d'une autre priorité de notre présidence, l'énergie, il y a plusieurs composantes essentielles. D'abord, la libéralisation du marché de l'énergie. Elle est nécessaire pour assurer des interconnexions entre les pays européens. Les infrastructures doivent être accessibles à différents opérateurs et le consommateur doit pouvoir bénéficier de meilleurs prix. Cette libéralisation du marché ne peut toutefois avoir lieu sans une vision stratégique de la politique d'approvisionnement énergétique. La libéralisation ne doit pas aboutir à un affaiblissement de nos opérateurs européens.

Ensuite, il faut savoir quel est notre objectif en matière de diversification des sources d'énergie et aborder, sans tabou, la question de l'énergie nucléaire. Il faut s'atteler à la question du partage du fardeau et à celle de la sécurité nucléaire - certaines centrales, particulièrement dans les Etats membres d'Europe centrale et orientale sont de vieilles centrales - et enfin à celle de la gestion des déchets.

Aujourd'hui la France est en quelque sorte le "château d'eau nucléaire" de l'Europe. Elle ne peut en assumer seule les coûts et les conséquences. Nous devons avoir une réflexion en amont sur la stratégie énergétique de l'Europe. Or, à ce jour, nous avons des propositions de libéralisation sans avoir de vision stratégique. Nous voulons une stratégie énergétique qui défende les intérêts des européens et qui tienne compte de l'épuisement des matières fossiles. Il y aura un débat sur ce sujet et nous y participerons.

La troisième priorité de notre présidence concerne le renforcement d'une Europe de la défense. Il y a, dans les faits, une complémentarité entre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et la PESD. Par exemple, des opérations dans les Balkans ont été lancées par l'OTAN et l'Union européenne y a collaboré. Nous devons tirer les leçons, de manière pragmatique et objective, de tout ce qui a été fait ces dernières années, en termes de combinaison des moyens de l'OTAN et de l'Union européenne. Ce que nous voulons, en fin de compte, c'est une PESD fonctionnelle. Cela passe par une meilleure planification des moyens, plus d'hommes au sein des états-majors et des infrastructures militaires. En termes d'armement, l'idéal serait une agence dédiée à la standardisation de l'équipement, à la fluidification et au développement du marché intérieur, à l'échange d'armement. Nous devons aller vers une organisation plus intégrée et plus opérationnelle. À titre personnel, je suis plus attaché au renforcement opérationnel de la PESD qu'à de grandes révisions conceptuelles de la stratégie européenne de sécurité adoptée par le Conseil européen en 2003, qui ne me paraît pas un mauvais document même s'il doit sans doute être actualisé.

Q - La fin de la présidence française de l'Union européenne coïncidera avec l'arrivée au pouvoir d'un nouveau président américain. Sur quelles bases pourra-t-on reconstruire ou redéfinir la politique entre l'Europe et les Etats-Unis ?

R - Je crois que cette redéfinition est déjà entamée. Nicolas Sarkozy réussit en Europe parce qu'il a réussi à faire admettre à ses partenaires européens qu'il ne s'agissait plus de définir l'Europe en l'opposant aux Etats-Unis. C'est déjà un premier pas. Je crois que nous mènerons une réflexion à sur la future relation euro-atlantique quel que soit le résultat des élections américaines. Plus l'Europe s'élargit, plus les Européens se rendent compte qu'elle est une composante importante du monde occidental. Le dialogue va s'intensifier, parce que les Etats-Unis ont de plus en plus besoin d'inscrire leur action dans un cadre multilatéral. Ils réalisent qu'ils ont besoin de partenaires et d'institutions internationales pour faire face aux désordres financiers, pour lutter contre les menaces terroristes, pour relever les défis globaux... Je suis par exemple frappé par le fait qu'à part George W. Bush, il n'y a plus aujourd'hui un seul responsable américain qui n'affirme la nécessité de faire un geste par rapport au Protocole de Kyoto. Une majorité d'Etats aux Etats-Unis ont aujourd'hui des politiques environnementales qui n'ont rien à envier à celles de l'Europe. Les Américains comprennent que le monde est devenu trop complexe pour mener une politique unilatéraliste.

Q - Parallèlement, quel type de relation établir avec la Russie ? Doit-elle être un partenaire de l'Union européenne, ou doit-elle rester à la frontière de l'Europe ?

R - Alors que l'Europe a engagé une politique de voisinage avec l'Ukraine, la Moldavie et d'autres Etats anciennement dans l'orbite de l'Union soviétique, la Russie est à l'évidence un partenaire. C'est d'ailleurs un partenaire naturel pour un certain nombre de pays européens : elle est associée au Conseil nordique, avec les pays scandinaves et les pays baltes. Cela étant dit, la Russie est un partenaire exigeant qui estime ne pas avoir été reconnu après la chute du mur de Berlin et durant la période Eltsine. Elle considère qu'elle a été sous estimée sur la scène internationale et souhaite donc retrouver son rang de grande puissance économique et stratégique. Il est donc essentiel de dialoguer avec la Russie, et nous aurons, pendant la Présidence française, un sommet Union européenne-Russie. Ce sera l'un des enjeux majeurs de la Présidence française que d'avoir un partenariat durable, solide, sans concession avec la Russie. Ce dialogue doit être exigeant fondé sur la réciprocité. Il faut faire en sorte que la Russie soit reconnue en tant que grande puissance. En contrepartie, il faut que les Russes gardent à l'esprit leurs devoirs de responsables internationaux. Il doivent également respecter les règles de droit. Le jeu des sphères d'influence a disparu.

Q - Dans le reste du monde, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, comment l'Europe est-elle perçue ?

R - L'Europe est perçue comme une grande puissance économique et l'euro est reconnu comme une grande monnaie de référence internationale. Chacune des régions que vous citez souhaite avoir un partenariat avec l'Europe. Ces pays, dont certains ne croyaient pas à l'euro, ont pris acte de la réussite économique et financière de l'Europe a posteriori. Pour eux, l'Europe reste une zone économique dans laquelle la croissance tourne autour de 2,5 ou 3 % avec des zones de croissance plus élevée, compte tenu des nouveaux adhérents. Elle demeure encore une puissance en termes de recherche, de technologie et c'est une référence culturelle. En bref, l'Europe est globalement considérée comme un "soft power".

Q - Vous parliez de l'euro, sur lequel vous avez beaucoup travaillé. Peu après sa mise en place, il y a eu des débats alarmistes... En quoi aujourd'hui est-il, au contraire, un vecteur de puissance pour l'Europe ? Existe-t-il une possibilité que l'euro, à terme, serve de monnaie de référence internationale ?

R - Je suis frappé de voir que l'appréciation des citoyens, positive ou non sur l'Europe, est très liée à la croissance, à l'emploi et à l'euro. Un des signes tangibles de la confiance retrouvée des Européens dans l'Europe est le fait qu'ils vivent maintenant avec une monnaie qu'ils connaissent, et qu'il maîtrisent dans son emploi quotidien. Pour les citoyens européens, l'Europe est devenue synonyme d'une certaine stabilité. Cela apparaît dans toutes les enquêtes d'opinions. C'est pour cela que les thèmes de la croissance et de l'emploi seront au coeur des priorités de la présidence française, dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne. Avec l'environnement, ce sont les principales préoccupation des citoyens. Pourtant, l'euro est perçu par certains comme synonyme d'inflation. Or, s'il a contribué à une hausse des prix sur des produits de consommation courante au moment de son introduction, à l'heure actuelle, l'euro est une protection contre l'inflation. Compte tenu de la flambée des cours des matières premières et alimentaires, sans l'euro nous aurions des hausses de prix beaucoup plus fortes.

Ensuite, il me semble qu'une régulation monétaire est nécessaire entre les principales devises que sont le yuan, le dollar et l'euro. L'euro doit rester fort mais revenir à des niveaux plus équilibrés. Enfin, l'euro devient une monnaie recherchée sur le plan international. Elle représente pratiquement 40 % des réserves de monnaie des banques centrales. Dans l'histoire monétaire mondiale, c'est l'une des monnaies qui a connu le plus rapidement un si grand succès. Et cela va durer. Pourquoi ? Parce qu'il y a un affaiblissement relatif, mais durable, de la puissance financière américaine qui s'est trop endettée. Tant que l'endettement américain n'aura pas été résorbé, l'euro continuera à être recherché comme monnaie de réserve. Certains estiment qu'un euro trop fort entraîne une baisse de notre compétitivité internationale et, par conséquent, des délocalisations. Je pense que tout dépend du degré de compétitivité, de ce qui est fait pour la recherche, la formation... Il y a des pays qui, à valeur égale de l'euro, résistent plus ou moins bien à la compétition internationale... L'Allemagne et l'Espagne, dans une moindre mesure, y ont mieux résisté. L'Italie et la France ont plus de difficultés. Cela dépend aussi de réformes économiques et sociales conduites par les Etats membres et en particulier de ce qui est fait sur les dépenses d'avenir pour rester compétitif sur le plan international et élever le potentiel de croissance.

Q - En juin va avoir lieu l'Euro 2008 de football, juste avant que la France prenne la présidence. Le sport peut-il être, selon vous, un vecteur pour créer un espace public européen ? Peut-il donner une image plus positive et festive de l'Europe aux citoyens ?

R - Etant grand amateur de football, je pense que le sport est un facteur d'intégration sociale. Le sport a également une dimension culturelle extrêmement importante pour l'Europe. Je suis très surpris de voir, par exemple dans le cadre du championnat d'Europe ou de la Ligue des champions, que les jeunes générations se passionnent davantage pour ce qui se passe au niveau européen qu'au niveau national. Parce qu'il crée un lien social, le sport, comme la culture, ne doit pas être considéré comme une marchandise. C'est un spectacle. Nous en avons parlé avec Michel Platini, avec la FIFA et son président Sepp Blatter. Nous avons noté leur volonté de faire en sorte que soit reconnue la spécificité du sport. Une véritable législation du sport à l'échelle européenne est nécessaire, en ce qui concerne les contrats, la formation des jeunes joueurs, les métiers d'intermédiaires qui ne sont absolument pas réglementés. C'est dans cette perspective que nous avons, avec mon homologue néerlandais, présenté aux autres Etats membres un mémorandum sur le sport. L'Europe doit promouvoir, comme elle a su le faire sur le plan culturel, la spécificité du sport et porter haut ses valeurs, notamment en ce qui concerne la lutte contre le dopage. Pour les jeunes générations, et même pour la nôtre, c'est très symbolique et cela illustre concrètement l'esprit européen.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 9 juin 2008

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