Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur le développement d'énergies nouvelles, notammment l'électricité d'origine géothermique, pour remplacer le pétrole, Soultz-sous-forêt le 13 juin 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur le développement d'énergies nouvelles, notammment l'électricité d'origine géothermique, pour remplacer le pétrole, Soultz-sous-forêt le 13 juin 2008.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

ti : Monsieur le représentant des autorités allemandes,
Monsieur le ministre d'État,
Madame la secrétaire d'État,
Messieurs les présidents du Conseil régional et du Conseil général,
Messieurs et mesdames les députés, sénateurs, élus locaux
Messieurs les présidents,
Mesdames et messieurs,


C'est très symbolique que Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet et moi-même, nous soyons aujourd'hui ici, au moment même où le débat énergétique a pris cette importance si grande dans notre pays comme dans le monde entier. Depuis plusieurs mois, notre mobilisation en faveur du développement durable, combinée à la forte hausse du pétrole, a tourné les projecteurs vers les solutions novatrices en matière d'énergie.

A Soultz-sous-Forêts, la France et l'Allemagne font aujourd'hui un nouveau pas vers ce que l'on peut maintenant appeler l'après-pétrole.

A travers l'électricité d'origine géothermique, elles développent ensemble une énergie qui est une énergie sûre, qui est une énergie propre et qui est une énergie durable.

La station de Soultz est la plus avancée au monde dans sa filière. Les suites industrielles seront-elles à la hauteur de ces promesses ? Les professionnels, les ingénieurs et les scientifiques nous le diront. Le projet de Soultz est un projet pilote. C'est un projet qui ouvre sur un programme d'essais de deux ans, qui est destiné à préciser la faisabilité économique du procédé.

Mais l'essentiel à ce jour, c'est que nous entretenons, avec nos partenaires allemands, une même détermination à progresser vers plus d'indépendance, plus d'innovation et vers plus d'énergies renouvelables.

Avec 114 millions d'euros investis, l'installation de Soultz est importante par l'effort local, par l'effort national et par l'effort européen qu'elle concrétise ; elle est surtout très importante par le message qu'elle envoie.

Ce message, c'est justement celui du Grenelle de l'environnement, c'est celui que le prix actuel du pétrole dicte à tous les pays développés. Notre avenir énergétique reste à inventer. Eh bien, je crois qu'on peut dire qu'il se prépare ici, aujourd'hui. Et je suis heureux "d'envoyer" symboliquement, comme nous l'avons fait il y a un instant, le premier KW/h produit par le pilote de Soultz dans le réseau d'Électricité de Strasbourg ; et je le suis d'autant plus que sa production repose sur des bases qui sont très encourageantes.

La première, c'est l'excellence scientifique nationale. La France maîtrise la géothermie de haute et de basse énergie. Elle maîtrise son utilisation pour le chauffage comme pour la production électrique -puisque la centrale de Bouillante, en Guadeloupe, fonctionne depuis 1985. Sur son sol, la production annuelle des réseaux de chaleur géothermique couvre 150.000 logements, et avec Soultz, nous prenons une longueur d'avance au niveau mondial dans la technique qu'on appelle celle des "roches fracturées".

Depuis des années, nous défendons l'importance de lier chaque expérimentation technique à une recherche scientifique et universitaire de haut niveau. A Soultz, c'est le cas puisque 15 laboratoires de recherches ont accompagné les centaines d'entreprises sous-traitantes. 430 publications scientifiques ont paru, dont 34 thèses de doctorat ! Le CNRS, le BRGM et l'ADEME ont apporté un soutien majeur à cette aventure, et je veux saluer leur engagement dans lequel la responsabilité de la puissance publique se trouve confirmée. C'est la deuxième clé de ce succès. La troisième, c'est la qualité du partenariat mis en place avec les équipes allemandes. Une collaboration méthodique a organisé le dialogue de nos entreprises respectives, de nos ministères, de nos agences publiques de recherche. Je sais que le projet, amorcé dès 1987, a paru long à nos amis allemands. Son aboutissement confirme du moins qu'il a été bien mené, dans un souci de rigueur et de fidélité à nos engagements réciproques. Ce projet a été conduit par étapes, et il a été de façon périodique soumis à des évaluations indépendantes. Je veux en saluer tous les acteurs, comme je veux en saluer l'esprit

Je pense qu'il faut tirer de la longueur du projet un enseignement positif. Si vingt ans de recherches ont été nécessaires, cela signifie d'abord que nous avons bien fait de commencer tôt. Cela signifie que les intuitions de 1987 étaient bonnes, et que nous avons eu raison d'engager leur mise à l'épreuve. Cela signifie, plus largement, que l'évolution de la ressource énergétique d'un pays est un phénomène de moyen ou de long terme.

Je sais qu'au regard de la production française, la production électrique de Soultz représente un chiffre minime, mais ses enjeux à long terme n'en sont pas moins immenses.

Et je crois qu'il faut prendre le temps d'apprécier, avec reconnaissance, le petit « phénomène » que les décideurs de 1987 placent aujourd'hui entre nos mains. D'abord, une technologie entièrement indépendante des hydrocarbures et des variations climatiques. Ensuite, une énergie à peu près inépuisable, dont on sait - et on l'a vérifié en Toscane, en Irlande, ou encore en Indonésie - que l'industrialisation diminue considérablement les coûts. Une énergie locale, aisément disponible sur le lieu de sa production. Enfin, une énergie propre, sans impact sur l'environnement. Cette performance ouvre des perspectives considérables. Aujourd'hui, la production de Soultz est certes marginale, mais la hausse des prix des produits pétroliers braque sur elle une loupe énorme !

Si j'ai choisi d'assister, avec Jean-Louis BORLOO et avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, à l'inauguration de ce site pilote, c'est parce que le défi énergétique exige des réponses structurelles et que, d'une certaine façon, nous les illustrons en venant ici soutenir les efforts que vous avez entrepris.

La hausse des prix pétroliers, il faut le rappeler à chaque instant, ce n'est pas un phénomène transitoire. Il n'y aura pas, comme les fois précédentes, de contrechoc. Avec un baril passant de 20 à 140 dollars en six ans, nous atteignons aujourd'hui des niveaux supérieurs aux niveaux historiques de 1979. La situation appelle un discours clair de la part de l'État, et c'est la raison pour laquelle je crois nécessaire d'afficher certaines convictions.

La première, c'est que cette hausse du pétrole risque de se poursuivre.

Les raisons en sont simples - j'ai envie de dire quelles sont incontournables - : parmi les pays producteurs, plusieurs sont dans une situation politique incertaine ; d'autres ne disposent pas de marges réelles pour augmenter leur production, souvent à cause d'investissements insuffisants - on le sait, plus les gisements connus s'épuisent, plus les nouveaux sont coûteux et difficiles à exploiter. Tous les producteurs, enfin, sont - et on le comprend bien, c'est naturel - enclins à ménager sur le long terme une ressource qui fonde leur prospérité, et qui constitue leur patrimoine.

Face à cette offre qui restera donc restreinte, la demande des pays émergents, elle ; va continuer d'augmenter. Une forte spéculation financière liée à la faiblesse du dollar s'y ajoute, et en attendant qu'on réduise les excès de cette spéculation, elle accroît l'effet sur les marchés du déséquilibre entre l'offre et la demande.

Les pays développés comme la France n'ont peu ou pas de prise sur le prix du pétrole. Il n'y a, pour eux, qu'une issue durable : elle consiste à devenir moins dépendants de cette énergie.


Mesdames et messieurs,

La hausse drastique du pétrole comme l'augmentation alarmante du réchauffement climatique nous lancent finalement le même défi, celui de gérer la transition énergétique. En Europe, nos économies développées, nos laboratoires, nos sociétés sont en mesure d'opérer cette conversion et la hausse du pétrole doit tous nous mobiliser et tous nous responsabiliser.

Au fond, la hausse du pétrole, c'est un appel à réinventer notre système énergétique, à façonner la société de demain qui ne sera pas semblable à celle d'hier. C'est un appel à réfléchir, dans notre quotidien, aux meilleures manières de faire mieux et de faire autrement.

Ma deuxième conviction, c'est que derrière cette épreuve il y a un nouvel horizon que nous pouvons, ensemble, tracer.

Souvenons-nous des années 1980, et de nos efforts pour économiser l'énergie.

Nous avons alors investi dans ce sens, nous nous sommes mobilisés et nous avons obtenu des résultats rapides.

Et puis les années 1990 sont arrivées, le pétrole a baissé, nos efforts se sont relâchés et nos performances ont déçu...

A cette époque, on a même fermé des installations géothermiques !

Aujourd'hui, un pétrole cher rentabilise à nouveau les investissements alternatifs ; il valorise les conduites responsables et il encourage l'innovation.

Nous devons apprendre à voir ces avantages pour ce qu'ils sont, et à les saisir.

Le tout, c'est d'y parvenir sans fragiliser encore les plus faibles.

Je sais bien les difficultés que rencontrent nos concitoyens, et, notamment, ceux d'entre eux qui ne peuvent absolument pas se passer de leur voiture pour aller travailler ; les professionnels, les transporteurs, les marins, les pêcheurs, les artisans taxi qui ne peuvent pas répercuter, en tout cas pas rapidement, sur leurs clients, l'intégralité de la hausse des carburants.

Il y a en France des budgets que la hausse du pétrole étrangle, et il est du devoir de l'Etat de se porter rapidement au secours de ceux-là.

Mais tous les jours, j'entends les mêmes demandes, j'entends les mêmes questions.

Pourquoi est-ce que vous ne baissez pas les prix de l'essence ?

Pourquoi est-ce que vous ne cherchez pas à rendre l'essence plus accessible ?

Ces questions méritent une réponse franche et nette : encourager la consommation d'hydrocarbures, ce serait commettre un contresens historique.

Ce serait prolonger une illusion, en attendant la hausse suivante et je refuse d'entrer, avec le Gouvernement, dans cette logique de courte vue.

L'État n'est pas là pour donner un faux répit, L'Etat est là pour aider à franchir un cap. Et ce cap, mesdames et messieurs, nous ne pourrons le passer qu'avec une vraie politique de transition.

Qu'est-ce qu'il faut faire pour aborder un monde où le pétrole sera de plus en plus rare ?

D'abord, maîtriser sérieusement notre consommation d'hydrocarbures : c'est ce qui est à la fois le plus rapide et le plus rentable. Nous en connaissons les recettes. Nous savons aussi que les marges existantes sont considérables. D'ici 2020, l'amélioration du rendement des moteurs ou l'isolation de l'habitat, peuvent alléger notre facture dans des proportions plus qu'importantes.

Mais cela ne nous dispense surtout pas de réviser progressivement nos habitudes de vie, et d'introduire dans nos sociétés de nouveaux modes d'organisation. Je pense naturellement à toute démarche susceptible de minimiser les trajets, de réduire les transports inutiles, de lutter contre les gaspillages d'énergie. La campagne qui a été lancée par l'ADEME et le ministère de l'Ecologie, "Faisons vite, ça chauffe !" est une campagne qui est vouée à s'intensifier. Il faut que, tous ensemble, chacun à notre place, nous relancions une la chasse au gaspillage.

Enfin, il faut donner à l'avenir de nouveaux outils, en créant dès à présent les instruments de capture et de stockage d'énergie, les moteurs hybrides, les véhicules électriques grand public qui nous font encore défaut. Dans dix ans, la voiture du XXIème siècle, celle de l'après pétrole, doit être développée et popularisée. La France et l'Europe, avec leurs grands constructeurs automobiles, avec leurs technologies, avec leurs chercheurs de renom, ont tout le potentiel et j'ai envie de dire, ont le devoir de répondre les premiers à cette exigence !

Je veux le répéter, le Gouvernement n'empêchera pas la crise pétrolière, il n'en a pas les moyens, mais il fait tout le nécessaire pour que la France sorte par le haut de cette crise.

Parmi les solutions pour diminuer le coût du transport, plusieurs sont prometteuses : le renforcement du bonus/malus sur les voitures neuves, par exemple ; ou bien encore une expérimentation de grande ampleur sur les véhicules électriques en libre service. Le bonus/malus a déjà fait passer la part des véhicules faiblement polluants de 32 à 42% des achats ; et l'intérêt d'une mesure comme celle-ci, c'est qu'elle aide vraiment à une répartition équitable de la charge. Quand les véhicules qui consomment beaucoup aident à financer les plus économes, chacun supporte la hausse du pétrole à la mesure de ses moyens réels !

Les ménages les plus démunis, pour leur part, verront le tarif social de l'électricité maintenu, le tarif social du gaz instauré, et la prime à la cuve augmentée de 150 à 200 euros. J'ai aussi indiqué, hier, que j'entendais donner enfin une réalité au chèque transport, qui jusqu'à maintenant, n'a jamais fonctionné. Je vais solliciter rapidement les partenaires sociaux, pour qu'avec l'aide de l'Etat, la feuille de paye porte ce chèque transport. C'est, de mon point de vue, la seule manière de le faire vraiment, concrètement. L'objectif c'est que les salariés puissent accéder ainsi à une aide pour aller à leur travail, prioritairement en utilisant les transports publics, et subsidiairement, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas d'autre solution, par la route. Naturellement, un accord des partenaires sociaux doit précéder la mise en oeuvre de ce dispositif et doit pouvoir ensuite être décliné entreprise par entreprise.

Quant aux professionnels, il est certain qu'il faut permettre une répartition plus équitable des hausses qu'ils subissent sur l'ensemble de la chaîne de valeur. Ce serait, sans doute, le dispositif le plus vertueux.


Mesdames et messieurs,

La France et l'Allemagne disposent d'une recherche avancée, d'un tissu industriel complet, d'une volonté politique. La France et l'Allemagne sont donc en situation de force pour développer toute la panoplie des technologies de demain.

En Alsace, la géothermie s'est imposée, parce que la nature du sous-sol s'y prêtait ; ailleurs, on exploite directement la présence de nappes d'eaux chaudes ; ici, l'eau est injectée dans les fractures de la roche, à 5 kilomètres sous nos pieds, avant d'être récupérée et d'alimenter les turbines.

Je sais que d'autres projets analogues se mettent en place dans le département, je pense à celui de l'usine Roquette à Beinheim, qui a besoin de grandes quantités de vapeur pour transformer des céréales.

Je sais aussi que l'aide de la région, monsieur le président, a été d'un poids déterminant dans ce développement.

La région Alsace a joué de tous les instruments mis à sa disposition en faveur des énergies renouvelables : le Plan Soleil en 2000, le programme Energivie soutenu par l'Union Européenne en 2004, la convention signée dès 2005 avec le Gouvernement pour faire de l'Alsace une région pilote en termes d'efficacité énergétique, et enfin le contrat de projet État-Région pour la période 2007-2013...

Cet effort a été très largement soutenu et accompagné par le Conseil général du Bas-Rhin, qui s'est lui aussi engagé de longue date dans ce mouvement. Eh bien, je veux ici avec Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, profiter de l'occasion qui m'est donnée pour rendre hommage aux élus alsaciens qui ont su anticiper au service du développement durable.

A terme, grâce à l'exemple de Soultz, des suites prometteuses semblent ouvertes à la géothermie française. Dans cet esprit, une convention va maintenant être signée entre Madame Jouanno, qui préside l'ADEME, et Monsieur Vesseron, le président du Bureau de recherches géologiques et minières.

Ailleurs, ce sont d'autres solutions techniques qui primeront, je pense à la biomasse, au sujet de laquelle nous avons lancé un appel d'offre qui a remporté un grand succès. La filière est en train de se structurer, et nous allons retenir dans les prochains jours des projets totalisant une puissance électrique de 300 MW, avant de relancer un nouvel appel d'offre pour entretenir cette dynamique. Je pense à l'éolien, et notamment à l'éolien en pleine mer dont nous alors aménager le cadre réglementaire.

Je pense au solaire, j'ai découvert en novembre dernier à l'Institut national de l'énergie solaire, en Savoie, un projet de production de silicium pour les panneaux solaires. Nous allons aider ce projet. Dans la continuité de la réflexion du Grenelle de l'Environnement, nous allons encourager l'intégration des produits nouveaux à l'habitat pour arriver au résultat que nous nous sommes fixé en matière de réduction de consommation d'énergie.

Je pense enfin au bois, et je sais que depuis le début du programme, ce sont 210 chaudières collectives au bois qui ont été installées en Alsace.

Dans ces différents domaines, nous avons d'ores et déjà mis en place au sein de l'ADEME un fonds destiné à financer les démonstrateurs technologiques. Nous mettrons tout en oeuvre pour que le pourcentage des énergies renouvelables, dans notre consommation d'énergie finale atteigne les 23 % d'ici 2020.

C'est l'objectif que nous a fixé l'Union européenne, c'est l'objectif que nous voulons atteindre pour devenir, au sein de l'Union européenne, justement, un leader.

Il faut en tenir compte dans nos exercices de programmation énergétique. Je souhaite ainsi que les programmations pluriannuelles des investissements dans le secteur de l'électricité, du gaz, et de la chaleur soient actualisées et soient présentées au Parlement avant la fin de cette année.

Le projet de loi de programme de mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement, que Jean-Louis Borloo a présenté cette semaine au Conseil des ministres, prévoit, entre autres, de consacrer 1 milliard d'euros à la recherche en matière de développement durable d'ici 2012. Avec le Grenelle de l'Environnement, que le Gouvernement mettra en oeuvre dans sa totalité, c'est un engagement que je renouvelle devant vous, la France veut prendre 10 ans d'avance sur ce terrain. Elle s'engage à ne plus attendre que les circonstances lui forcent la main.

Elle veut prendre les devants partout où l'effort d'adaptation pourra devenir source de croissance, source de compétitivité, source d'emploi. Respecter nos engagements en matière d'énergies renouvelables, cela signifie aussi des conduites plus responsables, plus restrictives, mais cela signifie aussi plus de création d'emplois ; certains les évaluent à plus de 220 000 d'ici 2020.

Aujourd'hui, les efforts que la logique du Grenelle nous demande sont coûteux, mais, à terme, comme nos efforts pour échapper à la dépendance pétrolière, ils profiteront au pouvoir d'achat des Français.


Mesdames et Messieurs,

Dès l'automne, deux projets de loi mettant en oeuvre les conclusions du Grenelle seront présentés au Parlement pour le décliner concrètement dans les différents secteurs concernés : le bâtiment, l'urbanisme, les transports, la santé, l'environnement, la biodiversité. Avec ces textes, qui sont portés par Jean-Louis Borloo et par Nathalie Kosciusko-Morizet avec beaucoup de passion et beaucoup d'énergie, je crois que la France du développement durable va réellement entrer dans sa phase opérationnelle.

Je voulais enfin, pour conclure, vous dire que dans quelques jours, la France aura l'honneur et la lourde responsabilité de prendre la présidence de l'Union européenne pour 6 mois. Au coeur de la présidence française, il y a le sujet de la lutte contre le réchauffement climatique et le sujet de la sécurité et de l'indépendance énergétique de l'Europe. Nous allons faire, notamment avec nos amis allemands, tous les efforts nécessaires pour que l'Europe reste en tête des régions du monde dans son engagement contre le réchauffement climatique, et qu'en même temps, l'Europe se dote des outils énergétiques qui assureront son indépendance et qui permettront son développement, sa croissance, et le bien-être de ses populations ; c'est au fond un peu tout ça qu'ici, symboliquement, nous allons voulu illustrer avec cette visite.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 16 juin 2008

Rechercher