Interview de M. Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, à "France Antilles" le 23 octobre 2008, sur la suppression de la publicité sur RFO en 2010, au bénéfice des médias privés. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, à "France Antilles" le 23 octobre 2008, sur la suppression de la publicité sur RFO en 2010, au bénéfice des médias privés.

Personnalité, fonction : JEGO Yves, GUILLERM François-Xavier.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'outre-mer;

ti :
France Antilles : Un doute s'est installé quant à l'avenir de la publicité sur RFO avec la suppression d'une partie du texte présenté par le gouvernement aujourd'hui. Qu'en est-il réellement ?

Yves Jégo : Le texte présenté par le Gouvernement, est passé, comme il est normal, devant le Conseil d'Etat. Celui-ci a relevé que la disposition à propos de la suppression progressive de la publicité sur RFO n'avait pas été transmise en temps et en heure aux collectivités locales pour avis, ce qui rendait son avenir juridique incertain. C'est pourquoi, cette partie du texte ne figure plus dans le projet de loi définitif.

France Antilles : Si ce n'est pas dans le projet de loi, comment cette disposition sera-t-elle réintroduite ?

Yves Jégo : Le Gouvernement maintient son objectif. Partout où RFO est en concurrence, la publicité sera donc progressivement supprimée à partir de 2009-2010. Cette disposition sera introduite par un amendement parlementaire déposé par le député de l'Oise, Jean-François MANCEL. Cet amendement sera soutenu par le Gouvernement.

France Antilles : Avez-vous une idée de l'impact de cette disparition progressive de la publicité des ondes publiques sur les économies locales ?

Yves Jégo : L'objectif du Gouvernement est de libérer RFO des contraintes publicitaires et de gager cette diminution de recettes, qui représente aujourd'hui à peine 7 % du budget total de RFO, par une économie sur le fonctionnement de la chaîne publique. Il sera demandé à RFO une économie quasi imperceptible de 1,5 % de son budget de fonctionnement chaque année. Par ailleurs, le Gouvernement souhaite que le marché publicitaire, ainsi libéré, puisse bénéficier aux chaînes de télévisions privées, voire à la presse écrite, pour favoriser le pluralisme . Nous voulons le meilleur pour l'Outre-mer avec d'un coté un service public audiovisuel sans contrainte de publicité et de l'autre, la diversité des médias tant audiovisuels qu'écrits. Enfin, il faut que nous prenions en compte notre ambition majeure avec l'arrivée prochaine de dix chaînes gratuites de TV pour toute l'Outre-Mer. Le Gouvernement se bat pour que cette réalité soit opérationnelle au plus vite et que l'ensemble des territoires d'Outre-Mer rentre ainsi dans le 21ème siècle audiovisuel.


Source http://www.outre-mer.gouv.fr, le 27 octobre 2008

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