Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur la prime de transport, à l'Assemblée nationale le 22 octobre 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur la prime de transport, à l'Assemblée nationale le 22 octobre 2008.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale le 22 octobre 2008

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député,


Je ne sais pas si d'autres gouvernements avaient organisé une concertation pour lutter contre les paradis fiscaux, mais je constate que leur action n'a pas dû être très efficace, car ils ne se sont jamais aussi bien portés.

Quant à l'idée que nous apporterions une aide en fonds propres aux banques, sans contrepartie, c'est évidemment un énorme mensonge, ce que vous savez parfaitement, puisque nous prêtons aux banques, pour les aider à se refinancer au taux de 8 %, qui va permettre de rémunérer l'effort qui est engagé par l'Etat tout en réamorçant la pompe du crédit. Là encore, vous racontez aux Français des histoires qui n'ont rien à voir avec la réalité, simplement pour dissimuler le fait que vous n'avez rien proposé et que vous n'avez même pas eu le courage de soutenir le plan que nous avons proposé au système financier français.

Alors, je vous réponds sur la prime transport, monsieur le député. Le Gouvernement souhaite que le Parlement se prononce sur sa proposition de prime transport. Pourquoi ?

D'abord, parce qu'il s'agit de réparer une injustice. Il y a une aide des entreprises pour les salariés en région parisienne qui bénéficient des transports publics. Il n'y en a pas dans le reste de la France. C'est une injustice. Eh bien, nous voulons que cette injustice soit corrigée, et je pense que personne ne peut être contre cette proposition. Deuxièmement, c'est une proposition qui s'inscrit dans le droit fil du "Grenelle de l'Environnement", que vous avez approuvé dans ses principes, massivement hier et je veux vous en féliciter, puisqu'il s'agit d'encourager les salariés à utiliser les transports en commun. Et enfin, il s'agit d'ouvrir un nouveau champ de négociations sociales dans l'entreprise, puisque nous avons laissé en débat dans l'entreprise avec les partenaires sociaux, la question d'une aide pour les salariés qui n'utilisent pas les transports en commun dans les zones où ceux-ci ne sont pas présents. Eh bien, le Gouvernement est attaché à cette proposition, qui a d'ailleurs été débattue pendant près de trois mois avec les partenaires sociaux, et il espère que la majorité, comme l'opposition, votera le texte comme nous l'avons proposé.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 27 octobre 2008

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