Conférence de presse de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les questions de politique étrangère et de défense européenne, notamment le déploiement des forces européennes et les missions de l'UE en RDC, dans les Balkans occidentaux, dans la confrontation russo-géorgienne et au Proche-Orient, Bruxelles le 10 novembre 2008. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les questions de politique étrangère et de défense européenne, notamment le déploiement des forces européennes et les missions de l'UE en RDC, dans les Balkans occidentaux, dans la confrontation russo-géorgienne et au Proche-Orient, Bruxelles le 10 novembre 2008.

Personnalité, fonction : KOUCHNER Bernard.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Conseil Affaires générales et Relations extérieures à Bruxelles le 10 novembre 2008

ti : Nous avons eu, comme tous les six mois, une séance avec les ministres de la Défense. C'est très important puisque l'Europe de la sécurité et de la défense connaît finalement beaucoup plus de progrès que nous ne l'attendions. Il y a eu et il y a toujours des crises particulières comme la Géorgie ou des crises plus générales comme celle de l'économie.

Nous continuons de penser que l'Europe politique ne se fera pas sans l'Europe de la Défense et que les progrès de la politique extérieure de l'Europe demeurent très tributaires de l'amélioration de l'Europe de la Défense, c'est-à-dire de la capacité et de la volonté politique de se servir de ces moyens lorsque cela s'avère nécessaire. A cet égard, il y a eu une discussion difficile à propos de la République démocratique du Congo. Nous sommes tous, les uns et les autres, devant de réelles difficultés de choix et de sinistres restrictions qui nous sont imposées. Il y a déjà beaucoup de soldats sur le terrain, il y a un effort des Nations unies, etc. Nous reviendrons dans un instant à la République démocratique du Congo.

Je voudrais cependant vous rappeler que nous avons réalisé cette opération au Tchad qui se déroule très bien. La reconstruction après la saison des pluies a commencé dans les villages. Je crois qu'il y a en particulier un gros bourg de 5.000 habitants qui est maintenant occupé à nouveau et les maisons reconstruites. Mais vous le savez, cet effort de l'Union européenne, cette mission de l'Eufor sera terminée au mois de mars prochain. Certains des éléments de cette Force gagneront les Nations unies sous le béret bleu ou le casque bleu.

Nous avons également parlé de l'opération Atalante contre la piraterie maritime. Il y a maintenant neuf nations qui y participent et je dois remercier les Britanniques parce que notre port d'attache contre la piraterie sera britannique. Il s'agit là de progrès importants si on pense que les premières décisions ont été prises au moment où la France a accepté, il y a à peine un an, d'accompagner les bateaux du PAM parce qu'ils étaient attaqués au large de la Somalie et ne pouvaient pas livrer leur cargaison auprès des réfugiés et des personnes déplacées. Tout cela s'est donc fait très vite, il y a maintenant neuf nationalités et plusieurs bateaux qui seront autonomes, regroupés dans une force commandée par les Britanniques.

Nous avons également parlé de l'opération européenne Althea en Bosnie. Nous nous sommes engagés à appuyer les forces bosniennes qui se sont, comme par hasard, non pas réconciliées mais regroupées. Les Croates, les Bosniaques et les Serbes ont discuté, il y a trois jours, de l'avenir des accords de Dayton et de l'avenir de la Bosnie-Herzégovine : tout cela coïncidait très bien.

Je crois donc qu'il y a eu une amélioration sur les capacités civiles et militaires de l'Union et que nous avons pu le constater avec les ministres de la Défense.

A propos de la République démocratique du Congo, vous savez que nous avons fait des efforts très particuliers, Louis Michel, David Miliband, Javier Solana et moi-même. La Commission a déjà accordé une aide financière depuis longtemps. Mais la situation sur place continue de se dégrader et c'est un vrai crève-coeur d'aller dans les camps que l'on a déjà visités trois ou quatre fois et de voir que leur nombre ne cesse d'augmenter et que les conditions y sont de plus en plus difficiles.

Pour résumer, que va-t-on faire ? Il n'y aura pas de solution humanitaire suffisante sans règlement politique, le long de la frontière du Nord Kivu voire plus au Sud ; ce règlement politique a été amorcé. Il l'avait déjà été avec l'opération "Nairobi 1" associant les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et les pays de la région. Selon l'accord de Goma, les diverses parties, bandes et autres groupes rebelles acceptaient de désarmer. Après une période de paix de 3 ou 4 mois, il y a eu à nouveau des exactions, à nouveau des morts, et c'est maintenant reparti de plus belle.

Il y avait 17.000 hommes des Nations unies en République démocratique du Congo, 17.000 hommes pour un territoire grand comme quatre fois la France. Dans cette région du Nord Kivu, en tout cas à Goma, il y avait 800 hommes, et, en allant vers le Nord, 3.000 ou 4.000. Les règles d'engagement n'étaient peut-être pas bien définies. En tout cas, cette force n'est pas suffisante pour contenir les rebelles, en particulier les troupes du général Nkunda.

Que faut-il faire ? Nous en avons parlé toute la journée, avec Javier, Bénita et moi, avec M. Ban Ki-moon. Ce dernier a demandé 3.000 hommes supplémentaires ; qui fournira ces 3.000 hommes ? Peut-être certaines forces européennes, mais cela n'est pas certain. Le sentiment serait plutôt de se méfier de cet engagement supplémentaire qui ne réglerait rien. Mais heureusement notre ami Karel de Gucht nous a apporté une bonne nouvelle : 1.200 Gurkas, des troupes indiennes, seraient peut-être intéressées. Voilà où nous en sommes. Il y a eu une deuxième séance à Nairobi, il y a deux jours, et là encore, on peut dire que c'était un succès ou un échec. Tout dépend de ce que l'on cherchait. En tout cas, les protagonistes se sont parlés et ont répété qu'ils allaient remplir leurs engagements.

Cela nous a beaucoup occupés. La discussion était très fraternelle, sans que personne ne dise: "si tu n'y vas pas, je n'irais pas non plus". La difficulté, c'est qu'à un moment donné les capacités européennes - j'en reviens à mon premier point sur la défense et la sécurité - réparties à travers le monde ne sont pas suffisamment disponibles et il faut certainement renforcer notre PESD.

Qu'en a-t-on conclu ? Qu'il fallait relancer le processus politique, bien entendu, qu'il fallait laisser ce rôle prioritaire à la MONUC sur le terrain. Nous avons même corrigé le texte, pour que la résolution du Conseil de sécurité soit renforcée et que les attributions des groupes nationaux qui faisaient partie de la MONUC soient peut-être mieux distribuées.

Et, nous avons fait revenir sur place notre ami Alain Le Roy, le directeur des opérations de maintien de la paix des Nations unies, qui était à Goma quand nous y étions en septembre. C'est un crève-coeur, c'est très difficile. J'ai dit mon sentiment qu'il fallait que l'Europe fasse quelque chose et que je pensais que la distribution humanitaire pouvait être améliorée en sécurisant certains endroits, et non pas en lançant des troupes n'importe où, à la poursuite des groupes rebelles. Vous verrez de plus en plus d'images. Comme d'habitude, il n'y a pas d'indignation sans images. Vous verrez de plus en plus d'images insupportables de villages ravagés dans la région du Nord Kivu.

Le tour de table sur la Russie et ses relations avec l'Union européenne a aussi fait l'objet d'une solide discussion. A l'exception d'un pays, tout le monde est d'accord pour que le partenariat soit à nouveau remis sur la table - pas celui qui nous engage déjà mais le nouveau partenariat renforcé. Je crois qu'il y a eu là un assentiment quasi général. L'attitude vis-à-vis de la Russie de la part de l'Union européenne a été là aussi unanime : il faut continuer le dialogue. Il n'y a pas d'autre solution. Il est faux d'ailleurs de dire que celle-ci sert les intérêts de la Russie, comme si on négligeait que la Russie avait modifié par la force les frontières de la Géorgie. Nous ne négligeons rien du tout et nous restons à la fois très attentifs et nous condamnons cela. Le dialogue sert les intérêts de l'Union européenne, ce qui à terme sera une façon de convaincre la Russie. Il n'y en a pas d'autres.

Nous avons également eu une longue discussion à propos du Kosovo. Il n'en est rien sorti parce que les textes ne sont pas encore prêts entre les Nations unies et la Serbie - où les choses ont avancé -, et entre les Nations unies et les Kosovars. L'Europe a manifesté une énorme bonne volonté avec un engagement formidable : de l'argent dépensé - bien dépensé -, des troupes européennes, des observateurs européens. A un moment donné, il y a des décisions politiques qu'il faut prendre et qu'il faut faire passer en force, nous en sommes là.


Q - Une question sur la République démocratique du Congo (RDC), vous avez indiqué que les capacités de l'Union européenne atteignaient leur limite sur la question des déploiements de troupes. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a aussi certains Etats membres qui sont tout simplement réticents à s'engager sur un terrain délicat ?

Deuxième question sur le Rwanda : suite à l'arrestation d'une conseillère de Paul Kagamé, quelle est votre réaction ? Est-ce que vous craignez que cela ne complique encore les relations franco-rwandaises et la sortie de crise dans cette région ?

R - Vous avez raison, ce n'est même pas la peine que je développe. Bien sûr que les gens sont réticents. Certains se disent : dans quelle situation allons-nous nous trouver dans ce pays immense, que peut faire une armée, même la mieux entraînée ? Il ne s'agit pas, même si cela ait été évoqué, de répliquer le modèle de l'opération Artémis parce qu'il s'agissait à l'époque de remplacer pour trois mois dans une zone précise les casques bleus qui se succédaient. La situation est différente. Nous sommes dans une configuration où tout est mélangé : divers groupes rebelles, aussi bien les FDLR, les troupes de Nkunda, les Maï-Maï, d'autres éléments dissidents ou l'armée. On a bien vu que l'armée nationale congolaise participait aussi à ces exactions. Il est très difficile de convaincre les gens de s'engager pour un temps très court dans une situation qui dure depuis près de 14 ans.

Oui, vous avez raison, il y a des réticences. Est-ce que l'on pourrait participer à la distribution de l'aide humanitaire ? D'abord, ce n'est pas à l'armée de le faire - elle ne ferait bien entendu que protéger -, c'est aux ONG. Nous poursuivons la réflexion. Javier m'est témoin : à l'occasion du COPS de vendredi dernier, ces perspectives ont été évoquées. Je pense que nous pourrions définir une participation européenne utile, nous la recherchons. Mais vous avez raison, les gens sont très réticents, voire négatifs.

A propos du Rwanda, j'étais dans ce pays il y a quelques jours, avec David Miliband et une collaboratrice de Louis Michel. Nous avons discuté de cette triste situation dans le Nord Kivu et à la frontière, de façon complètement séparée. Je ne savais pas que cette dame allait visiter l'Allemagne et qu'elle serait arrêtée. C'est l'affaire de la justice et je n'ai rien à dire sinon qu'en effet, à un moment donné, les décisions d'un juge sont exécutoires. Il existe une justice internationale, le pouvoir politique n'y peut rien.


Q - Estimez-vous que les accords que vous avez négociés avec le président Sarkozy et le président Medvedev au mois d'août sur la guerre en Géorgie ont été pleinement respectés ? Va-t-on suspendre à nouveau les négociations ?

Il y a des opérations en cours en Serbie pour arrêter Mladic, avez-vous un commentaire à faire là-dessus ? Parfois, on a l'impression que le calendrier de ces opérations coïncide avec le calendrier des Conseils des Ministres européens.

R - Je n'ai rien à dire sur cette dernière question si ce n'est que j'espère que l'on arrêtera M. Mladic. J'ignorais qu'il y avait en ce moment-même des opérations déclenchées spécialement dans le but de l'arrêter, j'espère seulement que l'on continue à le rechercher avec détermination.

Concernant votre première question : le plan en six points a-t-il été appliqué ? Oui. Le cessez-le-feu ? Oui. L'accès humanitaire ? Oui. Le retrait des troupes ? Oui. Dans quelles zones ? Je reviendrai sur ce point.

Le cinquième est le plus important, il s'agit de la participation à des négociations politiques qui ont débuté à Genève le 14 octobre. J'espère que la prochaine séance prévue le 18 novembre réunira toutes les parties.

Je sais qu'il y a des zones adjacentes à l'Ossétie considérées pour les uns comme faisant partie de l'Ossétie du Sud et pour les autres n'en faisant pas partie. Ces zones-là sont encore occupées légitimement ou illégitimement par les forces russes. Il est notamment question de la vallée d'Akhalgori. Je ne vais pas me lancer dans un débat juridique pour savoir si elle fait partie de tel ou tel territoire, je voudrais seulement souligner le fait qu'il y a deux ans et demi, le Parlement de Tbilissi a voté pour que cette zone fasse administrativement partie de l'Ossétie, ce qui a été considéré comme un vote positif ; cependant si l'on se réfère à l'histoire, le statut de cette zone peut être discutable. Il y a aussi le cas d'un village, placé à cheval sur la frontière administrative entre l'Ossétie et le reste de la Géorgie, où des difficultés persistent - je remercie les forces russes d'avoir levé le barrage qui empêchait l'accès à la partie géorgienne -. Autant de questions qui devront être également abordées à Genève.

Q - Vous avez dit qu'il y a un pays qui s'est opposé à la reprise des négociations avec la Russie.

R - En effet, cela a été l'objet d'une discussion et d'un débat constructif. Alors quel que soit ce pays en question - un seul sur 27 - qui s'est opposé au fait que l'on puisse aller jusqu'au bout de l'accord de partenariat avec la Russie, je n'ai pas plus de commentaire à faire.

Q - Ceci n'a-t-il pas, une fois de plus, mis à jour le problème traditionnel de l'Union européenne, c'est-à-dire le fait que vous n'arrivez pas à être unis ?

R - Absolument pas, obtenir déjà un accord de vingt-six pays sur vingt-sept, ce n'est pas si mal. Par ailleurs, le vote n'était pas nécessaire étant donné que c'est à la Commission de trancher. Vingt-six pays qui vont dans la même direction en encourageant notamment la Commission et la Commissaire, Mme Ferrero-Waldner, à relancer le dialogue, pour moi c'est largement suffisant.


Q - Pour le moment, il y a trois pays candidats qui sont bloqués par des pays membres pour des questions bilatérales, la Croatie avec la Slovénie, la Macédoine et la Grèce, et l'Albanie et la Grèce avec l'ASA, j'aimerais savoir si vous trouvez normal que des questions bilatérales bloquent des pays candidats et si c'est cela la leçon que les pays candidats doivent tirer pour leur entrée ensuite dans l'Union européenne ?

R - Tant que le Traité de Nice sera en vigueur - et non le Traité de Lisbonne - il faudra que les vingt-sept pays soient d'accord. Par conséquent, s'il y en a un qui exprime son désaccord, c'est suffisant pour bloquer le processus.

Q - Le Conseil a souligné sa satisfaction quant aux préparatifs menés en vue de la mission Eulex pour que celle-ci puisse exercer son mandat à partir du début du mois de décembre. Cela veut-il dire qu'elle va vraiment exercer son mandat au début du mois de décembre avec ou sans l'accord de Belgrade ? Où en est-on actuellement avec les trois positions de principe, avancées par Belgrade : neutralité de la mission, non-liaison avec le plan Ahtisaari et que cela soit approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies ?

R - Ce n'est pas un problème de neutralité, c'est un problème de volonté politique de part et d'autre, voire d'agrément de la part des Serbes et des Kosovars, pour constater que la mission Eulex est nécessaire, qu'elle servira la paix, et qu'elle servira le développement et l'entente entre ces deux communautés. Une entente positive, dynamique, qui, je l'espère, conduira vers l'adhésion à l'Union européenne.

Il existe un document des Nations unies qui a été accepté davantage par Belgrade que par Pristina pour le moment. Nous devons, donc, continuer à discuter, nous en sommes à ce point, mais cela ne relève pas de notre fait. La mission Eulex est prête et elle est indispensable.

Q - J'ai une question relative à la situation au Congo. En 1994, la France envoie l'opération Turquoise qui permet justement aux génocidaires de s'enfuir vers le Congo. Or, aujourd'hui ce sont justement eux qui posent problème dans la région. La France n'a-t-elle pas une part de responsabilité dans ce qui se passe actuellement au Congo ?

R - Je crois qu'il est un peu simple de résumer les choses ainsi. L'opération Turquoise a été conduite avec un mandat des Nations unies et du Conseil de sécurité. Elle n'avait pas pour objet de laisser passer les génocidaires - même si certains ont pu gagner la région de Goma et le Congo - elle avait pour mission de protéger les populations. Je me suis rendu là-bas, je sais ce que cette opération a fait. Elle n'a pas participé à cette fuite. Au contraire, ce sont les troupes du général Kagamé qui arrivaient de l'autre côté qui ont fait fuir ces personnes devenues ensuite des membres du FDLR.

Dès lors, ces personnes sont restées dans la région, ont commencé à semer le trouble et continuent à le semer - même si l'on dit que les membres du FDLR sont infiniment minoritaires aujourd'hui. Beaucoup de choses se sont passées ; des familles entières, des villages entiers ont été déplacés. L'origine est certainement dans ce que vous dites, mais néanmoins la responsabilité de l'armée française n'est pas engagée.


Q - Au sujet du Proche-Orient, étant donné que vous étiez hier à Charm el Cheikh, je voudrais connaître votre sentiment. L'Union européenne a-t-elle finalement réussi à maintenir le processus d'Annapolis ? Pensez-vous que vous allez vraiment amener la nouvelle administration américaine à se préoccuper de ce problème dès la première année ?

R - J'espère que la réponse commune à ces deux questions est oui !

Concernant la première question, l'Union européenne - mais pas seulement elle- a joué son rôle dans le processus d'Annapolis. Je crois que dorénavant plus personne ne peut passer outre le Processus d'Annapolis et d'ailleurs personne ne souhaite le faire. Il y a maintenant un processus de paix engagé que tout le monde devrait poursuivre et au premier plan les principaux protagonistes, c'est-à-dire les Israéliens et les Palestiniens, qui étaient présents. C'était très intéressant parce qu'ils ont parlé avec les mêmes mots, avec le même engagement - même si les problèmes ne sont pas les mêmes : ceux qui font les colonies et ceux qui les subissent. Il y a, néanmoins, un véritable engagement commun, de la part de Mme Tzipi Livni et de M. Mahmoud Abbas, d'aller de l'avant, de continuer avec le moins de retard et le moins d'arrêts possibles. Cela rejoint votre deuxième question, nous avons décidé de nous réunir - je ne connais pas encore la date - à New York avant la fin de l'année pour exprimer à la nouvelle administration américaine que nous continuons et cela doit être une de leurs priorités. Le président Barack Obama aura, évidemment, d'autres questions prioritaires à traiter comme en particulier la crise économique, mais nous sommes persuadés que c'est ainsi qu'il faut continuer. Le processus d'Annapolis n'est pas arrêté.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 21 novembre 2008

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