Communiqué du ministère des affaires étrangères et européennes en date du 12 juin 2009 sur le rapport de l'ONG One consacré à l'aide publique française au développement. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Communiqué du ministère des affaires étrangères et européennes en date du 12 juin 2009 sur le rapport de l'ONG One consacré à l'aide publique française au développement.

ti : Nous avons pris connaissance du rapport de l'ONG One. Il ne donne pas une vision complète de l'effort des membres du G8. La France reste ainsi au-dessus de la moyenne du Comité de l'aide au développement de l'OCDE (CAD) et du G8. Avec 0,39% de son revenu national brut consacré à l'aide publique au développement en 2008, la France se situe devant l'Allemagne (0,38%), le Canada (0,32%), le Japon (0,18%), l'Italie (0,19%), et les Etats-Unis (0,18%).

Le rapport se concentre sur les engagements dits de Gleneagles (G8 2005), qui portaient notamment sur le doublement de l'aide à l'Afrique. Il est évident que cet objectif est particulièrement ambitieux pour un pays comme la France qui était au départ et de loin le pays le plus engagé en faveur de l'Afrique. La France restait en 2007 - dernière année disponible dans les statistiques du CAD de l'OCDE en terme de ventilation géographique - le premier bailleur du G8 en effort total vers l'Afrique.

En outre, le rapport se concentre sur l'aide bilatérale alors que la France contribue de plus en plus aux organisations multilatérales, qui sont très présentes en Afrique :

- avec 900 millions d'euros sur trois ans, elle est le deuxième contributeur mondial bilatéral et premier européen au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose,

- avec 852 millions d'euros en 2009 contre 800 en 2008, elle est le premier contributeur du Fonds européen de développement (dont 84% des déboursements pays vont à l'Afrique,

- elle s'est engagée à verser 1,3 milliard d'euros sur 20 ans pour la Facilité financière pour la vaccination (IFIIM), initiative qu'elle a lancée conjointement avec le Royaume-Uni et dont la France et qui devrait permettre à terme la vaccination de 500 millions d'enfants.

Cela ne signifie pas évidemment que la France ne doive pas poursuivre ses efforts. Ainsi en ce qui concerne l'aide bilatérale, le Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement du 5 juin vient de décider que 60% de l'effort budgétaire (dons et bonification des prêts) de l'aide bilatérale serait destiné à l'Afrique subsaharienne. L'objectif visant à porter pour 2015 notre effort d'APD à 0,7% du PIB a également été rappelé.

Par ailleurs, la France est particulièrement active pour le financement du développement qui n'est pas comptabilisé dans l'APD traditionnelle qu'il s'agisse des participations et garanties en appui au développement du secteur privé (initiative du Cap du président de la République), ou encore des financements innovants, en particulier dans le secteur de la santé.

Ainsi, le produit en France de la taxe de solidarité sur les billets d'avion mise en place en 2006 a permis en 2008 de financer UNITAID à hauteur de 160 millions d'euros afin de lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.

Enfin, la France est très engagée financièrement en faveur de la sécurité de l'Afrique, au travers de ses contributions aux Opérations de maintien de la paix ou au soutien qu'elle apporte à l'Union africaine.

Tous ces efforts montrent la réalité d'un engagement fort, constant et innovant pour le développement et en particulier pour permettre aux pays d'Afrique de s'approprier les moyens d'un développement durable, au bénéfice des populations.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 15 juin 2009

Rechercher