Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur les conséquences de la tempête du 24 janvier dans le Sud-Ouest de la France, Paris le 26 janvier 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur les conséquences de la tempête du 24 janvier dans le Sud-Ouest de la France, Paris le 26 janvier 2009.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

ti : Mesdames et messieurs,


J'ai réuni à l'instant les membres du Gouvernement et les responsables des entreprises publiques, ainsi que les représentants des assureurs concernés par la catastrophe qui vient de se produire dans le Sud de notre pays.

Nous avons discuté de trois sujets. D'abord, le rétablissement de la vie normale dans les départements qui ont été touchés. Les entreprises publiques ont pris des engagements précis. S'agissant du transport ferroviaire, les deux lignes qui sont actuellement bloquées, Bordeaux-Irun et Bordeaux-Tarbes, devraient être rétablies entre jeudi et la fin de la semaine. Jeudi dans le meilleur des cas, et d'ici la fin de la semaine, suivant le rythme de rétablissement de l'énergie électrique, qui est aujourd'hui le goulet d'étranglement le plus important.

S'agissant justement de l'énergie électrique, l'engagement qui est pris, que ce soit par RTE ou que ce soit par EDF, c'est un rétablissement quasi complet d'ici la fin de la semaine. Je veux vous faire remarquer qu'en 1999, les travaux de rétablissement en énergie électrique avaient pris trois semaines, donc nous sommes bien dans une situation où chacun a pris en compte les enseignements de 1999. Il y a d'ailleurs, s'agissant d'EDF et de RTE, plus de 3 500 personnes qui sont actuellement sur le terrain et qui, pour la plupart, sont intervenues dès les premiers instants de la catastrophe, en tout cas, dès que les communications ont été possibles.

Le deuxième sujet qui a été évoqué concerne les conséquences économiques de cette catastrophe et les problèmes d'indemnisation. Nous avons décidé de nommer, comme nous l'avions fait pour la catastrophe d'Hautmont, un coordonnateur des questions d'assurance, qui aura pour responsabilité, à la fois de servir d'intermédiaire entre les particuliers et les compagnies d'assurance, là où des problèmes se poseront.

Je veux indiquer tout de suite à tous nos concitoyens qui sont frappés par cette catastrophe que les dégâts du vent sont correctement, et même souvent très bien couverts par les assurances normales, qu'il n'y a pas besoin d'attendre les décisions en matière de catastrophe naturelle. Les déclarations peuvent être faites immédiatement. Les délais ont été allongés pour permettre à ceux qui ne seraient pas en mesure de le faire tout de suite de bénéficier quand même des conditions d'indemnisation. Et enfin, nous avons demandé aux compagnies d'assurance de faire des gestes commerciaux vis-à-vis de populations qui sont particulièrement éprouvées, je pense notamment à la question des franchises.

Enfin, nous avons évoqué la forêt. Les dégâts, même s'ils ne sont pas encore aujourd'hui complètement chiffrés, sont considérables. Certains pensent même qu'ils sont supérieurs aux dégâts de 1999. Une réunion se tiendra demain matin au ministère de l'Agriculture, avec pour objectif de prendre des mesures immédiates pour dégager les bois qui sont tombés, afin qu'ils ne soient pas perdus, et pour faciliter leur utilisation. Il se trouve que, notamment grâce aux décisions qui ont été prises dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, il y a des débouchés nouveaux pour ces matériaux qui doivent nous permettre de mieux les valoriser. Puis, ensuite, le ministère de l'Agriculture travaillera à la question de l'indemnisation des professionnels qui sont les plus touchés par cette catastrophe, et surtout des conditions de remise en état de la forêt et de remise en état des entreprises.

Nous avons demandé, avec l'Espagne, conjointement, à la Commission européenne de rendre possible l'accès, pour les régions concernées par cette catastrophe, au fonds d'indemnisation de l'Union européenne, qui permettra d'aider le remboursement, enfin, le financement de travaux qui ne sont pas couverts par les assurances, et qui sont réalisés par la puissance publique ou par les collectivités locales ou par les entreprises.

Enfin, je réunirai dans quelques jours les représentants des grandes collectivités territoriales concernées pour coordonner avec eux les efforts et voir comment, notamment, leur apporter le soutien dont elles ont besoin.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 27 janvier 2009

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