Interview de M. Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, dans "La Tribune" du 14 mars 2009, sur l'impulsion à donner pour la seconde partie du quinquennat. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de M. Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, dans "La Tribune" du 14 mars 2009, sur l'impulsion à donner pour la seconde partie du quinquennat.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. UMP, premier vice-président

ti : La communication du pouvoir vous paraît-elle satisfaisante en cette période de crise ?

Nous sommes dans un système de leadership présidentiel. La question est donc de savoir comment faire en sorte que le gouvernement protège le président pour que celui-ci ne soit pas surexposé inutilement. Il faut que la communication gouvernementale et partisane soit organisée de manière que le président trouve des relais. Depuis quelque temps, cela va mieux, mais le président n'est pas encore assez protégé.

Faut-il ralentir le rythme des réformes ?

Non, mais en cette période socialement difficile, les discours, d'où qu'ils viennent, ne doivent pas être brutaux. J'ai appelé, au titre de mon club Dialogue et Initiative, à l'éthique du mouvement mais aussi à une dynamique de la sagesse. La sagesse, ce n'est pas le conservatisme. C'est pourquoi j'approuve la décision de Nicolas Sarkozy de réintégrer la France dans le commandement militaire de l'Otan, de même que les propositions de réformes territoriales du comité Balladur. Et Nicolas Sarkozy a également eu raison d'avoir adopté une position pondérée à propos de la crise outre-mer.

Le président doit-il faire évoluer sa politique ?

Entre le printemps 2009 et le printemps 2010, nous allons entrer dans l'acte II du quinquennat. À mi-chemin, un exécutif, quel qu'il soit, a réalisé l'essentiel de son programme. Il y aura donc, pour Nicolas Sarkozy, la nécessité d'une relance thématique. Il pourra profiter des enseignements qu'il aura tirés de la sortie de crise pour l'élaborer. Je pense que l'axe central de cette relance thématique doit être la recherche d'une « nouvelle croissance environnementale ». Notre éthique sociale et sociétale doit être repensée. Enfin, il est essentiel à mes yeux de partager la politique, c'est-à-dire d'accélérer les réformes institutionnelles pour faire émerger les contre-pouvoirs.

Un changement de Premier ministre est-il indispensable pour cet acte II ?

Cela se fait en général avec un changement d'équipe. Mais comme l'actuel Premier ministre n'est pas usé, on pourrait imaginer qu'il puisse être un élément de cette relance politique.


Propos recueillis par P. C.


source http://www.ump-senat.fr, le 25 mars 2009

Rechercher