Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur les accords de coopération inter-universitaire franco-tunisiens, Tunis le 23 avril 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur les accords de coopération inter-universitaire franco-tunisiens, Tunis le 23 avril 2009.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Voyage officiel en Tunisie les 23 et 24 avril 2009 ; discours à la Cité des sciences le 23

ti : Monsieur le ministre de l'Enseignement supérieur,
Monsieur le directeur général de la Cité des Sciences,
Messieurs les présidents d'universités,
Mesdames et messieurs les professeurs,
Mesdames et messieurs les étudiants,


Je voudrais vous dire que c'est avec un immense plaisir que je viens aujourd'hui à votre rencontre, près de ce planétarium dont la sphère bleue symbolise, au coeur de Tunis la présence du savoir et du rayonnement intellectuel.

Dans notre monde contemporain où semble s'étendre une forme d'utilitarisme désincarné, où l'uniformisation des moeurs nous guette et où le retour de certaines barbaries ébranle l'idée même du progrès, je crois profondément à la sagesse des savoirs, qui est au coeur de la condition humaine.

Bousculée par une mondialisation qui est toujours en quête de repères et dont l'actuelle crise financière et économique signe, de façon combien forte le malaise, notre génération, et plus encore la vôtre, a le devoir d'imaginer un nouvel humanisme. Un humanisme exigeant, un humanisme que je ne dissocie pas d'une vie engagée ! D'une vie où le choix de la raison, le choix de la responsabilité, le choix du coeur fonde la dignité de l'Homme.

Dans une célèbre formule, A. Malraux disait : « On peut fabriquer des trains, on peut fabriquer des voitures, on peut fabriquer des fusées, mais la question centrale demeure la suivante : quel type d'homme on y met dedans ? ».

La question de la condition humaine est plus actuelle que jamais, et je ne la dissocie pas de nos efforts communs en faveur de l'éducation et de la recherche.

Les accords que nous venons de signer représentent au fond ce que nos deux pays, la France et la Tunisie peuvent offrir de meilleur à leur jeunesse.

Ils représentent la coopération technique, ils représentent l'ouverture scientifique et humaine, ils représentent la confiance que nous plaçons dans les forces de l'intelligence.

Ces accords sont le symbole d'une coopération réussie, entre deux pays que leur histoire conduit à projeter les mêmes analyses et les mêmes espoirs sur le monde.

Je suis heureux que nos ambitions aboutissent ici, dans ce haut lieu de la connaissance, ouvert à tous les publics.

Parmi vous, il y a certainement des géographes qui savent que l'espace nous rapproche. Il y a moins de distance entre Marseille et Tunis qu'entre Marseille et Lille. En réalité, loin de nous séparer, la Méditerranée est, entre nous, une zone d'échanges continue, parcourue par les cargos, par les avions, par les migrants, mais aussi - et c'est une promesse majeure pour notre avenir - par les flux invisibles de la connaissance.

La Méditerranée est un terrain de collaboration intense pour nos deux pays, et l'un des coeurs battants du monde. Mais je crois qu'elle est aussi un laboratoire d'un avenir qui la dépasse. Ce que nous allons bâtir en Méditerranée, en termes de développement de l'énergie, en termes de protection des ressources et des espaces naturels, en réalité c'est le monde entier qui en profitera demain, comme le monde entier a profité, hier, de la culture qui est née sur les deux rives de ce Bassin méditerranéen.

Pour imprimer cette marque au futur de la planète, nos atouts sont communs.

Nous partageons, l'un et l'autre, les uns et les autres, l'expérience de pays carrefours : la Tunisie, entre Méditerranée et Sahel ; la France, entre Méditerranée et Atlantique. Les uns comme les autres, nous savons ce que signifie la diversité, ce que signifie l'accueil, le dialogue.

Nous n'avons pas attendu que la mondialisation nous y force, pour concilier des cultures différentes, pour nous enrichir de leurs différences. Vous avez, en Tunisie, donné les preuves d'une tolérance séculaire envers toutes les religions. Nous avons, en France, développé cette forme de laïcité républicaine qui nous permet, au sein d'une communauté nationale indivisible, d'organiser la coexistence des cultes.

Entre nos deux pays eux-mêmes, l'histoire donne ses racines à une très ancienne entente. En 1577, la France fut le premier pays à nouer des relations diplomatiques avec la Régence ottomane de Tunisie. Et au XVIIème siècle, des étudiants tunisiens étudiaient déjà à la Sorbonne. Au moment de l'indépendance, le président Bourguiba faisait le choix courageux de l'amitié indéfectible entre nos deux pays.

Depuis cette époque, l'écoute et la confiance scellent nos relations. En juillet 2007, puis en avril 2008, le président de la République français a effectué ici deux visites qui ont confirmé de façon spectaculaire leur vigueur.

Ma propre visite est le signe de la vitalité exceptionnelle des liens qui rapprochent nos deux peuples : liens d'Etat à Etat, mais aussi - et ce sont les plus importants - liens humains, illustrés par les 600.000 Tunisiens ou Franco-Tunisiens vivant sur le sol français, et par les 25.000 Français résidant en Tunisie.

Pour éclairer l'avenir, nous avons accordé une très large priorité aux chantiers de coopération axés sur l'éducation, sur l'enseignement supérieur et sur la formation. Et c'est au nom de cette priorité, que j'ai voulu m'adresser à vous, étudiants et étudiantes de Tunis, qui préparez l'essor d'un des premiers pays émergents d'Afrique.

Depuis son indépendance, la Tunisie a fait le choix du savoir et de la modernité. A partir de 1956, le président Bourguiba a mis tout son poids dans un combat visionnaire : celui de l'émancipation de la femme.

Aujourd'hui, et vous venez M. Le ministre de le souligner, l'Université tunisienne compte plus d'étudiantes que d'étudiants. Ce qui d'ailleurs signifie qu'un jour, il faudra que le gouvernement tunisien compte plus de ministres femmes que de ministres hommes, monsieur le Premier ministre. Et votre avancée ne s'arrête pas à ce succès.

Ce n'est pas du tout une leçon que je vous donne, parce qu'on n'est pas, nous non plus, exemplaires de ce point de vue-là, je vous rassure.

Plus d'un tiers du budget tunisien est consacré à l'éducation. Les taux de scolarisation dans le primaire, dans le secondaire et dans l'enseignement supérieur sont comparables désormais ici à ceux des pays de l'OCDE.

Vous êtes 360.000 étudiants tunisiens cette année. Et vous serez sans doute, en 2013, plus de 500.000.

Dans cette formidable aventure, je veux vous dire que la France tient à se tenir aux côtés de la Tunisie et de sa jeunesse.

La France applaudit votre dynamisme, elle applaudit votre appétit de modernité. Mais si la France veut épauler les initiatives tunisiennes, c'est aussi parce qu'elle est convaincue que les chantiers de l'éducation et de la formation décideront, en France comme en Tunisie, de nos trajectoires économiques dans la mondialisation.

Nous avons en France refusé d'attendre la fin de la crise dans la résignation et dans l'immobilisme. Nous avons engagé un train de réformes intenses, non seulement pour raccourcir la durée de cette épreuve qui nous est imposée par l'économie mondiale, mais aussi pour en ressortir plus réactifs et plus compétitifs.

Sur le plan proprement universitaire, mon Gouvernement répète depuis le premier jour que l'avenir exige un effort exceptionnel de notre part. Nous avons, dès l'installation du Gouvernement, garanti une hausse des budgets universitaires de 50% sur les cinq années du quinquennat du président de la République.

Nous avons fait voter, en 2007, une loi sur l'autonomie des universités, qui vise à élargir considérablement leurs compétences, et à faire en sorte au fond que les universités françaises, comme toutes les grandes universités du monde aient cette puissance, ce rayonnement, cette capacité de financement qui leur permet de générer leur propre progrès.

Nous avons, en février dernier, lancé avec Valérie Pecresse, une opération de modernisation des campus universitaires, avec un choix stratégique assez original au fond, qui a consisté à vendre une partie de la participation publique dans Electricité de France, pour engager 5 milliards d'euros dans la rénovation complète de dix grands pôles universitaires français, pour en faire dix grands pôles qui soient au meilleur niveau international.

En mars 2008, nous avons réformé notre Agence nationale de la Recherche pour simplifier ses procédures, pour renforcer ses liens avec les équipes qu'elle finance, et en particulier sur les projets de long terme.

Et nous avons créé les conditions d'un nouveau partenariat entre les établissements d'enseignement supérieur, les entreprises et les organismes de recherche, parce que c'est de cette cohabitation des universités, de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée, des entreprises que naît en réalité le progrès de la connaissance, et en même temps, le progrès économique qui apporte à chacun l'amélioration de ses conditions de vie.

Nous avons, en 2009, malgré la crise économique, augmenté de plus de 17% le budget qui est consacré aux grandes infrastructures de recherche. Il s'agit de financer par exemple des équipements de calcul, mais aussi le grand centre de recherche international ITER sur la fusion nucléaire, qui va conduire la communauté internationale à essayer, dans les dix ans qui viennent, de reproduire le fonctionnement du Soleil pour en tirer des conséquences qui pourrait nous amener à révolutionner complètement la vision que nous avons de notre situation énergétique.

Nous avons décidé, dans le plan de relance de l'économie, de consacrer plus de 700 millions d'euros à la Recherche. Il s'agit de rénover des établissements d'enseignement supérieur, de construire des logements étudiants. Et enfin, nous avons décidé d'augmenter le budget de la Recherche et de l'Enseignement supérieur de 26 % sur un an. Aucun autre budget dans l'action publique que j'ai l'honneur de conduire ne bénéficie d'un tel engagement.

Pour nous, défendre le rang d'un pays dans un monde globalisé, toujours plus concurrentiel, passe par l'amélioration des ressources humaines qui sont finalement désormais plus décisives que les ressources naturelles.

Aujourd'hui, vous le savez, 10.000 jeunes Tunisiens étudient dans notre pays. Ils représentent le quatrième contingent étranger sur notre sol, et ils sont même majoritaires parmi les étudiants étrangers de l'Ecole Polytechnique ! Après une préparation effectuée dans votre pays, 150 jeunes Tunisiens entrent chaque année dans nos grandes écoles d'ingénieurs. En 2008, 3.250 nouveaux visas d'études ont été délivrés, ce qui constitue un record historique.

Dernier exemple en date de cette coopération, les trois universités d'Aix-Marseille vont conclure ou ont conclu il y a quelques instants un partenariat avec quatre universités tunisiennes ; et l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées, avec l'Ecole nationale d'ingénieurs de Tunis.

Ces accords sont des accords très originaux par leur démarche, parce qu'ils prévoient un cursus intégré entre, d'un côté, l'ENSTA, et de l'autre côté, l'ENIT. Ils établissent le contact entre entreprises et universités : l'Institut Arabe des Chefs d'Entreprise avec l'université de Tours ; la RATP avec l'Université de Sousse.

Ils répondent à une triple ambition : l'excellence des formations ; la codiplômation ; et la professionnalisation des cursus de l'enseignement supérieur, qui est absolument indispensable à l'harmonie de l'offre de formation avec les attentes du marché du travail.

Ces accords s'ajoutent à une liste prestigieuse d'établissements français de très haut niveau, qui ont établi des coopérations étroites avec la Tunisie. Je pense à l'Institut que l'Université de Paris-Dauphine est en train de créer à Tunis.

Et je veux vous dire qu'ils seront bientôt complétés par d'autres projets, d'autres très beaux projets, dont celui d'une école d'ingénieurs à Bizerte, pour laquelle nous avons signé il y a quelques instants un protocole d'accord qui prévoit la répartition de ses financements et qui va nous permettre d'enclencher ce projet qui avait été proposé par le président de la République lors de sa visite en avril dernier.

L'enjeu de tels accords pour la France et la Tunisie, au fond, c'est évidemment d'aboutir à une véritable circulation des élites entre nos deux pays.

La Tunisie a besoin de conserver ses forces vives. Elle a besoin de sa jeunesse, elle a besoin de ses experts. Mais elle a aussi besoin de leur donner une expérience, de leur donner une ouverture internationale. Et nous bénéficions sur ce point, pour réaliser ensemble ce défi, d'un instrument exceptionnel, d'un privilège qui est celui de la francophonie.

La francophonie entretient notre fidélité. Elle enrichit notre regard sur le monde et elle enrichit le monde de notre regard. Nous partageons avec plus de 50 pays une langue d'échanges et de connaissance dont la mondialisation ne démode en rien l'originalité.

Le Français est une grande langue des sciences, une grande langue des technologies, de l'économie et de la culture. Elle conservera ce statut, qui est un statut porteur d'avenir. Après tout, si on y réfléchit bien, la Francophonie, c'est peut-être la seule structure de dialogue nord-sud qui fonctionne vraiment depuis des années. Je veux qu'elle continue de s'inscrire dans le respect et dans la promotion de la diversité des cultures. Les étudiants tunisiens, parce qu'ils sont francophones, ont une facilité particulière pour réussir leur arrivée en France. Je veux que tout soit fait pour que nous nous assurions qu'ils conservent le lien avec leur pays d'origine, et qu'ils lui apportent en retour le bénéfice de leur savoir-faire.

L'accord que nous avons signé en avril 2008 sur la gestion concertée des migrations et sur le développement solidaire, a été justement conçu par nos deux Gouvernements dans ce sens. La création de doubles diplômes délivrés en Tunisie enrichit encore les formes de cette mobilité. A terme, elle donne à l'étudiant diplômé en Tunisie les mêmes facultés de séjour qu'à l'étudiant diplômé en France. L'idée, c'est que nos rapports puissent régulièrement gagner en symétrie. L'accord passé entre l'École Nationale Supérieure des Techniques Avancées et l'École Nationale d'Ingénieurs de Tunis va même plus loin, puisque cet accord prévoit qu'en 2e et 3e année, les étudiants effectuent chaque année un semestre de leur scolarité en France. Je souhaite d'ailleurs que ce dispositif soit étendu aux étudiants français qui sont désireux d'effectuer une partie de leur scolarité en Tunisie. Nous pensons que la réciprocité la plus poussée doit être, au fond, l'horizon de nos travaux. A titre d'exemple, je voudrais remarquer avec vous que le premier laboratoire européen sur la recherche en sciences de l'environnement, le CEREGE de l'Université Paul-Cézanne à Aix, est en train de mettre sur pied son laboratoire « miroir » en Tunisie avec l'université de Sfax.

Le cadre de cette collaboration est bilatéral, et il comporte un échange permanent d'enseignants-chercheurs, de doctorants en double diplôme et de post-doctorants, mais aussi de transferts de technologie et de savoir-faire dans le domaine des géosciences de l'environnement. Le premier chantier d'étude partagé a été choisi. Il s'agit du golfe de Gabès, qui représente un enjeu majeur pour le développement de la Tunisie, à la fois du point de vue de la pêche, du tourisme, des ressources en eau douce et de l'agriculture.

Mesdames et messieurs, Les grands défis du siècle semblent au fond se concentrer sur les deux rives de la Méditerranée : la réduction des écarts de développement ; la maîtrise des conséquences du changement climatique ; le dialogue des cultures et des religions, au sein d'une région qui n'ignore rien des affrontements sanglants auxquels des croyances divergentes peuvent donner lieu. La Méditerranée, c'est un condensé des problèmes que l'époque nous soumet ; mais c'est aussi l'espace où le potentiel de développement apparaît le plus fort, et où l'effet d'une solidarité étroite peut être le plus rapide et le plus visible.

Sur ce constat, le président de la République française a fondé le projet d'Union pour la Méditerranée, auquel la Tunisie a été parmi les tout premiers partenaires à apporter son appui.

Je dois vous dire que l'écho rencontré par cette proposition en Tunisie ne nous a évidemment pas surpris. Nos deux pays sont profondément conscients de l'immense apport des civilisations méditerranéennes, en termes de science, en termes de richesse des arts, d'organisation des sociétés. Ils partagent les mêmes ambitions d'une Méditerranée qui unit au lieu d'une Méditerranée qui divise, qui favorise les initiatives constructives au lieu de creuser le fossé des écarts de richesse et des incompréhensions.

Ils savent aussi que la construction d'un espace commun de développement sera longue, qu'elle sera semée d'imprévus. Mais au fond, si ce n'était pas le cas, cela signifierait qu'il ne s'agit pas d'un vrai projet parce que tous les vrais projets comportent les mêmes embûches et les mêmes difficultés.

Notre ambition, c'est justement de démentir toute impression d'impuissance, toute impression de découragement. C'est de mettre en place un cadre accepté par tous, dans lequel des coopérations souples et inventives deviendront possibles. La souplesse des participations, la souplesse des financements, la convergence des fonds publics et privés ; tous ces objectifs qui semblaient hier utopiques sont désormais à notre portée, en particulier grâce à la structure de coopération méditerranéenne que nous sommes en train de mettre en place.

Face aux menaces de la crise économique mondiale, face à la menace du changement climatique, à celui de la dégradation de l'environnement ou de la montée de l'intolérance, l'Union pour la Méditerranée dessine une réponse qui est une réponse collective et qui est une réponse pragmatique. Ce projet n'apporte pas de solution toute faite à ces menaces ; mais il construit le cadre dans lequel nous allons les affronter ensemble. Les évènements qui se sont produits à Gaza ont - et c'était naturel -ralentit sa mise en oeuvre de ce projet. Je veux vous dire que loin de nous bloquer, ces difficultés confirment au contraire l'urgence, l'importance de mettre en oeuvre des projets concrets qui soient capables de cimenter une véritable solidarité entre les peuples. Au moment même où nous parlons, et où nous allons dialoguer ensemble, ici, à Tunis, une réunion dans le cadre de l'Union européenne et de l'UPM se tient sur le dialogue politique. J'espère qu'elle va ouvrir la voie à une relance des travaux et que les réunions ministérielles pourront se tenir dans les prochains mois. Il est en effet grand temps, de se consacrer aux projets concrets de coopération, dans les six domaines prioritaires que nous avons identifiés : la dépollution ; les autoroutes maritimes et terrestres ; le développement de l'énergie solaire ; l'enseignement et la recherche ; la protection civile et le développement des PME.

Nous avons déjà lancé une multitude de chantiers nouveaux sur les deux rives de la Méditerranée, à l'initiative, la plupart du temps, de la société civile, notamment en Tunisie, dans le cadre du plan solaire méditerranéen. Les financements commencent à être identifiés. Je crois que ces dossiers témoignent de la force des énergies qui entourent cette nouvelle approche de nos relations et je suis convaincu de la capacité de la Tunisie à conduire ces projets.

Je veux vous dire que je fais confiance à votre jeunesse pour en être l'animatrice, avec le soutien et avec l'amitié constante de la France. A vous qui serez demain les acteurs du XXIème siècle, je vous demande de croire à l'union méditerranéenne. Face aux hésitations, face aux habitudes, je vous invite à porter les idéaux d'un monde méditerranéen ouvert, moderne et fraternel. Je vous invite à imaginer et à bâtir ce symbole d'unité et de respect mutuel qui démentira tous les extrémistes qui misent, au contraire, eux, sur le choc des civilisations. Si nous le voulons, entre l'Occident et l'Orient, nous poserons les bases d'une nouvelle histoire méditerranéenne. L'amitié et la grandeur de nos deux nations légitiment ces espoirs.

Je veux vous dire que dans le présent comme dans l'avenir, nous sommes ensemble.


Vive la Tunisie et vive la France !


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 4 mai 2009

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