Déclaration de M. François Fillon, Premier mnistre, sur les accord de coopération bilatérale franco-tunisiens, le plan de relance face à la crise économique, la politique d'immigration, et la construction de l'Union pour la Méditerrannée, Tunis le 24 avril 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier mnistre, sur les accord de coopération bilatérale franco-tunisiens, le plan de relance face à la crise économique, la politique d'immigration, et la construction de l'Union pour la Méditerrannée, Tunis le 24 avril 2009.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Voyage officiel en Tunisie les 23 et 24 avril 2009 ; intervention devant la communauté française le 24

ti : Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,
Mesdames et Messieurs les Conseillers français de l'étranger, Mes chers compatriotes.


Je voudrais d'abord vous dire tout le plaisir que j'ai avec Valérie Pécresse, avec Luc Chatel, avec Dominique Bussereau qui m'accompagnent et avec toute la délégation qui s'est jointe à moi pour ce voyage en Tunisie, tout le plaisir que nous avons de vous rencontrer vous qui êtes au fond les principaux artisans de cette relation franco-tunisienne si exemplaire, que je n'ai cessé de louer depuis deux jours, mais dont finalement vous êtes les rouages essentiels. Une relation exemplaire parce qu'elle est faite de confiance, parce qu'elle est faite de connaissance mutuelle et parce qu'elle est faite de respect.

La visite que j'effectue aujourd'hui à Tunis s'inscrit dans la dynamique de cette relation, une dynamique qui a été relancée, renforcée par la visite du Président de la République française ici même il y a très exactement un an, et le principal objectif de ma venue au fond, c'était de voir avec le Premier ministre tunisien si les engagements qui avaient été pris par Nicolas Sarkozy et par le président de la République tunisienne Ben Ali étaient tenus. Et je vous annonce qu'ils sont tenus et que nous avons, au cours de ce voyage, signé tous les accords qui permettent d'enclencher la réalisation de tous les engagements qui avaient été pris. C'est ainsi que nous avons signé l'accord de coopération sur le nucléaire civil, on retiendra sans doute dans l'histoire que c'est la France qui a été le premier pays du nord à proposer un véritable partenariat, en matière d'énergie nucléaire civile à la rive sud de la Méditerranée.

Nous avons signé des partenariats multiples dans le domaine des transports et peut-être pour les illustrer ou pour les résumer : la décision de commande de 16 rames de tramway pour la ville de Tunis auprès de l'entreprise Alstom ou encore la mise en oeuvre d'une ligne de crédit de 50 millions d'euros pour permettre aux PME tunisiennes d'acheter des produits français. Mais nous avons surtout intensifié le partenariat en matière d'enseignement supérieur, de formation et de recherche avec des accords multiples signés par les universités françaises et les universités tunisiennes, mais dont peut être le symbole, ou l'instrument nouveau le plus spectaculaire, sera la création de l'école d'ingénieur de Bizerte, dont nous avons posé au fond les fondations, au moins financières et intellectuelles, avant de commencer à construire les bâtiments.

Nous avons aussi enregistré la commande anticipée ou la livraison anticipée de deux des Airbus qui avait été annoncée lors de la visite du président de la République française. Si j'évoque tous ces sujets devant vous, c'est simplement pour vous dire que plus que jamais, la France est le premier partenaire de la Tunisie et un partenaire qui s'est inscrit dans une relation de long terme, dans une relation équilibrée, dans une relation respectueuse des intérêts de chacun des partenaires. Cette relation, je veux vous dire qu'elle ne sera en rien remise en cause par la crise économique qui frappe notre pays comme elle frappe le monde entier, mais peut-être un peu plus fortement pour le moment en tout cas, les grands pays industriels. Au contraire, dans cette crise, nous avons besoin de plus de solidarité, aucun pays n'a l'espoir de s'en sortir tout seul et c'est en continuant à investir dans le développement de nos partenaires que nous pourrons préparer la sortie de cette crise économique mondiale.

Cette crise elle est survenue au moment même où avec le gouvernement que j'ai l'honneur de dirigé, sous l'autorité du président de la République, nous avions engagé un effort sans précédent de modernisation de notre pays. Un effort sans précédent de modernisation dont je voudrais citer simplement deux symboles. Le premier c'est l'accord qui a été négocié avec les partenaires sociaux et la loi votée au Parlement l'été dernier qui permet désormais de fixer de façon contractuelle le temps de travail dans l'entreprise pour en finir à tout jamais je l'espère, avec les solutions rigides et tellement originales qu'elles n'avaient été copiées par personne, sur la réduction du temps de travail en France. Et puis l'autonomie des universités. Voilà près de trente ans que tous les gouvernements, les uns après les autres, faisaient le constat que nous avions des universitaires et des chercheurs brillants, mais que le système dans lequel on les faisait travailler, ne permettait pas d'aboutir à des résultats à la hauteur des investissements et de la qualité de nos personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Tout le monde savait que pour résoudre cette question il fallait donner de la liberté et de l'autonomie aux établissements universitaires, tout le monde le savait mais personne n'avait le courage de le faire tant les oppositions étaient fortes. C'est désormais chose faite, les universités françaises peuvent choisir le statut de l'autonomie, un grand nombre d'entre elles l'ont déjà fait et nous avons enclenché un processus que personne ne remettra jamais en cause et qui au fil des années va redonner à l'université française toute la place qui lui revient dans le monde. Loin de briser cet élan, je veux vous dire que la crise nous renforce dans notre détermination de continuer à réformer notre pays. Alors c'est vrai qu'il nous a fallu faire face à des urgences lorsque la crise financière est survenue, nous avons lancé un plan de sauvetage des établissements financiers qui, il faut le constater aujourd'hui, est une réussite puisque les établissements financiers français sont en train de surmonter, peut-être mieux d'ailleurs que certains autres pays, cette crise financière.

Nous l'avons fait en agissant vite parmi les premiers avec les Britanniques et en agissant de manière massive, en mettant en place des garanties jusqu'à hauteur de 320 milliards d'euros qui, si le système financier se tient bien, ne couteront rien aux contribuables français puisqu'il s'agit de prêts que nous avons fait à ces établissements bancaires. Et puis à la crise financière, a succédé une crise économique provoquée naturellement par la première, nous avons mis en place un plan de relance, un plan de relance exceptionnel de 80 milliards d'euros. Un plan de relance qui est tout entier tourné vers l'investissement et vers l'avenir. Nous sommes un pays endetté. Depuis près de 35 ans, la France n'a jamais été capable de voter un budget en équilibre. Ce qui fait d'ailleurs que tous les Français qui ont moins de 35 ans pensent que c'est normal, que ça marche comme ça et tous les Français qui ont plus de 35 ans se disent, si ça a marché 35 ans, ça va bien marcher encore quelques années comme ça et puis on verra plus tard. La vérité c'est que année après année nous avons accumulé la dette, cette dette elle pèse sur notre avenir, elle pèse sur notre compétitivité, et ce serait totalement irresponsable que de la creuser aujourd'hui pour des dépenses qui seraient des dépenses courantes. Ce serait totalement irresponsable que d'emprunter pour stimuler la consommation. Ce serait totalement irresponsable que de mettre en oeuvre des emprunts nouveaux pour des dépenses qui seraient faites dans l'année sans aucun retour sur l'économie et sur la compétitivité de notre pays. C'est la raison pour laquelle nous avons voulu tout concentrer sur les infrastructures. Les infrastructures de transports, les lignes de trains à grande vitesse, les économies d'énergie, la modernisation des universités, la modernisation des bâtiments publics. Tout ce qui concourt au fond, à faire en sorte que lorsque la crise sera terminée, certes nous aurons accru l'endettement de notre pays, mais nous aurons aussi accru sa compétitivité pour qu'il soit capable de générer plus de croissance et pour que les générations futures puissent mieux faire face à cette charge financière nouvelle.

Et puis nous avons choisi avec le président de la République en particulier dans le cadre de cette crise, de démultiplier l'action de la France dans le monde parce que la solution à la crise, la solution au problème du monde, c'est évidemment une solution ou des solutions collectives. Nous avons commencé à le faire dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, c'est la France qui a pris l'initiative de la médiation entre la Russie et la Géorgie qui a conduit à l'arrêt des combats et à la fin des hostilités dans ce pays. C'est la France qui a réussi à mettre d'accord les 27 pays européens sur un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique qui est historique puisque l'Europe est désormais la région du monde qui a pris les engagements les plus ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Et c'est cet accord ambitieux, négocié de manière ô combien difficile au sein de l'Union européenne, qui va tirer le monde lors de la prochaine conférence de Copenhague qui aura lieu à la fin de l'année et où il va falloir maintenant convaincre les Américains, les Asiatiques, l'ensemble du monde de s'engager dans cette voix qui est si essentielle pour l'avenir de notre planète. Ou encore c'est la France qui a réussi à mettre d'accord les 27 pays européens sur un pacte sur l'immigration qui nous permet désormais de ne plus avoir des politiques migratoires nationales mais d'avoir une vision et une régulation d'ensemble de ces politiques migratoires.

Et puis nous nous sommes engagés à fond dans la réforme des institutions financières parce que c'est trop facile de condamner aujourd'hui ceux qui se sont trompés, les erreurs qui ont été commises, qui ont déclenché cette crise financière et cette crise économique qui a aujourd'hui des conséquences sociales désastreuses et puis de ne rien faire pour que demain les mêmes errements ne se reproduisent pas. C'est le président de la République française, c'est la France qui ont été les premiers à réclamer à Washington d'abord, à Londres ensuite, plus de transparence, plus de régulation, plus d'éthique dans le fonctionnement des institutions financières et une gouvernance mondiale renouvelée. Nous ne pensons pas qu'on puisse continuer à gouverner le monde comme on le faisait au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il s'est passé des choses depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le monde a changé, il y a de nouvelles puissances qui sont émergées, il y a la mondialisation, les technologies qui ont changé, il y a eu l'effondrement du pacte de Varsovie, tout ceci a bouleversé les équilibres et on continue à faire comme si de rien n'était avec un conseil de sécurité des Nations Unies qui est hérité de la seconde guerre mondiale, avec un G8 qui prétend gouverner le monde alors qu'il n'en représente plus qu'une petite partie. C'est nous, c'est la France qui est au premier rang pour ouvrir le G8 aux pays émergeants, pour ouvrir le conseil de sécurité des Nations Unies, à toutes les régions du monde. Comment peut-on continuer à considérer que l'organisation des Nations Unies peut encore fonctionner avec un conseil de sécurité dont les membres permanents sont simplement les vainqueurs de la seconde guerre mondiale.

Et puis enfin, nous nous sommes battus parce que nous croyons au multilatéralisme, parce que nous ne croyons pas qu'il y ait un système qui doive s'imposer dans le monde, parce que nous ne croyons pas qu'il y ait une puissance qui doive imposer son mode de vie, sa vision et ses valeurs au reste du monde, parce que nous croyons au multilatéralisme, nous nous sommes battus pour que la Méditerranée s'organise. Le multilatéralisme ne fonctionne que s'il y a des grands ensembles géographiques qui sont capables d'imposer leur vision dans le débat mondial. Nous c'est ce que nous avons fait au lendemain de la seconde guerre mondiale en créant l'union européenne. Au fond on était le continent le plus divisé du monde, celui qui avait généré sans doute les massacres les plus atroces, celui qui avait généré le plus grand nombre de conflits et nous avons décidé au début des années 50 de mettre fin à cette situation en nous rassemblant autour de projets concrets de développement. L'énergie d'abord, le développement économique ensuite, ça a donné l'Union européenne. Et qui aurait pu croire qu'un jour les pays membres du pacte de Varsovie auraient adhéré à cette Union européenne. Eh bien il faut que, à l'image, même si les situations sont différentes, à l'image de ce que nous avons fait, les pays riverains de la Méditerranée se rassemblent dans un ensemble d'abord de coopération, peut-être demain, dans un ensemble de coopération économique et politique qui soit capable de parler d'une seule voix, qui soit capable de constituer un grand espace économique et qui soit capable de peser dans les affaires du monde. C'est le projet d'Union pour la Méditerranée, lancé par le Président de la République française, soutenu par la France, accueilli d'ailleurs avec beaucoup d'enthousiasme par le gouvernement tunisien et par le président de la République tunisienne Ben Ali qui certes rencontre des difficultés dans sa mise en oeuvre, d'abord parce qu'il y a beaucoup de scepticisme, c'est normal, quand un projet est un projet ambitieux, il rencontre toujours beaucoup de scepticisme. Quand il n'y a pas de scepticisme en général, c'est que le projet n'est pas suffisamment ambitieux. Mais surtout, c'est un projet qui s'est heurté à la situation au Proche Orient et au conflit israélo-palestinien. Il faut naturellement tout faire pour surmonter ces difficultés, c'est un des sujets que nous avons évoqué ce matin avec le président de la République tunisienne Ben Ali, faire en sorte que sans attendre que l'Union pour la Méditerranée soit parfaitement constituée et que le conflit israélo-palestinien soit résolu, sans attendre, nous puissions lancer les coopérations techniques, précises, concrètes qui feront voir aux habitant des deux rives de la Méditerranée, tous les progrès qu'ils peuvent tirer de cette coopération. La dépollution, les autoroutes de la mer, le développement de l'énergie solaire sont quelques-uns des exemples des projets que nous allons pousser.

Alors vous, mesdames et messieurs, vous les Français de Tunisie, vous devez être les porteurs de cette grande ambition. Je voudrais évoquer, puisque je m'adresse à vous, quelques sujets qui vous tiennent, je le sais, particulièrement à coeur, d'abord vous dire que la réforme qui va permettre aux Français de l'étranger d'élire des députés, engagement qu'avait pris le Président de la République devant vous, a été voté par le Parlement et qu'elle sera mise en place à l'occasion des prochaines élections législatives. En attendant, votre communauté est représentée par trois conseillers à l'Assemblée des Français de l'étranger, que je suis heureux de saluer ici et que je remercie pour leur engagement et pour leur dévouement. L'élection des conseillers à l'Assemblée des Français de l'étranger aura lieu le 7 juin prochain, j'invite chacun des électeurs inscrits au consulat général à participer à cet évènement qui est un évènement important pour notre vie démocratique.

Je sais que certains d'entre vous éprouvent des difficultés, mon gouvernement souhaite y répondre par des efforts budgétaires et par l'optimisation de nos moyens administratifs. Nous poursuivons notre aide sociale à hauteur d'un million d'euros par an, notre politique de bourses dont bénéficient plus d'un millier de jeunes parmi les 3 000 élèves Français de nos établissements scolaires. C'est un effort considérable auquel il faut ajouter l'effort de l'Etat, le coût pour l'Etat de la gratuité de la scolarité déjà réalisée pour les classes de terminales et premières, conformément à l'engagement qu'avait pris le président de la République. La France a soutenu un programme de construction scolaire qui après l'école Robert Desnos à la dernière rentrée, permettra cette année, l'ouverture du collège Pierre Mendes France avant la restauration du lycée. A Sousse notre dispositif s'adapte à des effectifs qui sont en croissance très forte et à des projets immobiliers qui se dessinent ; il s'agit d'accueillir des élèves Français en nombre grandissant, mais aussi et je veux insister sur ce point, il s'agit de préserver notre capacité d'accueil des jeunes Tunisiens et des pays tiers parce que c'est cette ouverture qui fait toute la richesse et toute la singularité du réseau scolaire français. En matière de santé et d'assurance médicale, des efforts significatifs ont été accomplis, notamment pour étendre la couverture sociale des Français au travers de la caisse des Français de l'étranger, en outre nos deux pays sont liés par la convention générale de sécurité sociale qui est entrée en vigueur le 1er avril 2007.

Je sais qu'il y a dans la relation entre la France et la Tunisie un sujet qui revient souvent dans la discussion et auquel naturellement vous êtes sensibles, c'est la question de la liberté de circulation entre les deux rives de la Méditerranée, il y a tellement de liens entre nos deux pays que naturellement, les Tunisiens sont particulièrement sensibles à notre politique migratoire et plus spécifiquement à la question des visas. Pour les Tunisiens c'est une affaire de coeur, j'ai envie de dire le visa pour nous c'est une affaire administrative, je comprends bien que pour les Tunisiens c'est une affaire de coeur et c'est pour cette raison que nous attachons la plus grande importance à la mise en oeuvre de l'accord qui a été signé lors de la visite d'Etat du président Sarkozy sur la gestion concertée des flux migratoires et sur le développement solidaire. Cet accord sera ratifié très prochainement par le Parlement français, mais sans attendre cette ratification nous appliquons déjà certaines de ces dispositions et nous nous sommes engagés sans attendre, notamment avec le concours de l'Agence française de développement, sur la voie du développement solidaire. Je disais hier aux étudiants Tunisiens qui m'interrogeaient sur l'insuffisance de ces visas, que depuis 2002 leur nombre a plus que doublé et qu'en particulier en 2008 le nombre de visas accordés par la France est en augmentation de près de 10 %.

Voilà mesdames et messieurs quelques messages que je souhaitais vous faire passer à l'occasion de cette rencontre dont je vous remercie. Permettez-moi de remercier monsieur l'Ambassadeur et son épouse qui nous accueillent, pour leur gentillesse et pour leur efficacité. Permettez-moi surtout de vous remercier vous, chacun d'entre vous pour votre implication au service de la France en Tunisie. Vous avez un rôle essentiel à jouer, un rôle à jouer pour accompagner les efforts de notre pays pour s'adapter face à la crise, pour penser l'avenir, pour construire le monde de demain, je pense à l'Union pour la Méditerranée dont je vous demande d'être des avocats inlassables. Je veux vous assurer de tout le soutien de mon gouvernement et je voudrais vous dire pour finir, que naturellement nous sommes ici divers, nous ne pensons pas tous la même chose, j'ai moi-même dans ma délégation des parlementaires de la majorité et des parlementaires de l'opposition. Je ne vous demande pas d'adhérer à toutes les réformes que nous faisons et de soutenir tous les efforts qui sont les nôtres. Mais je vous demande simplement de considérer que ce que j'essaie de faire avec mon gouvernement, sous l'autorité du Président de la République, c'est d'agir avec honnêteté, de dire la vérité aux Français et d'essayer de faire le mieux possible dans une crise qui est une crise tellement inédite que finalement, personne n'a de solution toute faite et personne n'a de référence.

Et puis ce que nous essayons de faire et je crois que le président de la République le fait particulièrement bien, c'est de faire en sorte que la voix de la France soit respectée partout dans le monde et que vous n'ayez jamais à rougir de votre pays dans son implication dans les affaires du monde. Merci mesdames et messieurs. Vive la République et vive la Tunisie.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 4 mai 2009

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