Interview de M. Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, dans "Le Monde" du 5 mai 2009, sur la situation financière, son refus de voir augmenter les impôts et sur la mise en oeuvre de la réforme des collectivités territoriales. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, dans "Le Monde" du 5 mai 2009, sur la situation financière, son refus de voir augmenter les impôts et sur la mise en oeuvre de la réforme des collectivités territoriales.

Personnalité, fonction : BERTRAND Xavier.

FRANCE. UMP, secrétaire général

ti : - Comment jugez-vous le climat social après les manifestations du 1er Mai ?

Je suis vigilant mais je pense que tous ceux qui tiennent des propos alarmistes sont des irresponsables. On est à un moment où, franchement, on ferait bien de faire une pause dans la politique politicienne. La priorité est de rendre confiance aux Français pour qu'ils remettent de l'argent dans l'économie au lieu d'épargner. Tous ceux qui tiennent des propos catastrophistes vont à l'encontre du retour de la confiance et de la croissance.

- Le gouvernement a-t-il raison de ne pas vouloir toucher au bouclier fiscal, alors qu'une partie de la majorité y est favorable ?

Il a raison. Ce n'est pas une question d'idéologie mais d'efficacité. Pendant des années, nous avons vu partir de France des gens qui réussissaient et qui en avaient assez de payer plus de la moitié de leurs revenus en impôts. C'est absurde. Quand quelqu'un gagne beaucoup d'argent, je préfère qu'il le dépense en France, car cela fait vivre l'économie française. Et puis, dans la famille politique qui est la mienne et dont je suis le secrétaire général, il n'est pas question d'augmenter les impôts.

- Comment allez-vous réduire les déficits lorsque la crise sera finie ?

En continuant de réduire un certain nombre de dépenses publiques, comme nous l'avons fait depuis deux ans, et en mettant en oeuvre la réforme des collectivités territoriales. A l'UMP, nous sommes déterminés à la faire aboutir rapidement. Nous voulons réduire le nombre d'élus départementaux et régionaux. J'attends de voir si les socialistes vont continuer de défendre l'immobilisme dans lequel ils se sont enfermés alors qu'on a l'occasion de montrer aux Français que l'on sait faire des efforts.

- François Bayrou publie un réquisitoire contre Nicolas Sarkozy. Le considérez-vous comme un adversaire dangereux ?

Quand un homme politique est à ce niveau de haine, il ne peut pas être un grand responsable politique. A l'UMP, nous sommes concentrés sur les réponses à la crise. Savoir si le livre de M. Bayrou va bien se vendre ou pas, ce n'est pas le sujet.


Source http://www.ump.assemblee-nationale.fr, le 12 mai 2009

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