Interview de M. François Fillon, Premier ministre, à Europe 1 le 29 mai 2009, sur les mesures de sécurité dans les banlieues et les écoles, le climat politique, l'enjeu des élections européennes et le chômage face à la récession, et la libération de Julien Coupat après sept mois de détention provisoire dans l'affaire du sabotage de TGV. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. François Fillon, Premier ministre, à Europe 1 le 29 mai 2009, sur les mesures de sécurité dans les banlieues et les écoles, le climat politique, l'enjeu des élections européennes et le chômage face à la récession, et la libération de Julien Coupat après sept mois de détention provisoire dans l'affaire du sabotage de TGV.

Personnalité, fonction : FILLON François, ELKABBACH Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre;

ti : J.-P. Elkabbach.- Europe 1 reçoit ce matin le Premier ministre, F. Fillon. En direct avec nous, bonjour F. Fillon.

Bonjour.

On nous répète que l'enjeu des élections du 7 juin c'est d'abord l'Europe. Or, les mesures prises hier par le Gouvernement concernent la sécurité dans les banlieues et l'école. Où est l'urgence ? Est-ce que ce n'est pas plutôt une coïncidence électorale, pour vous bienvenue ?

Il y a les élections européennes, mais enfin il y a aussi la vie quotidienne dans notre pays qui se déroule. Et la question de la sécurité, c'est une question qui est sans cesse renouvelée, c'est un combat qui n'est jamais terminé, où on ne doit jamais renoncer. On a obtenu des résultats spectaculaires depuis 2002, puisque la délinquance a baissé dans notre pays de 16 % alors qu'elle n'avait cessé d'augmenter les années précédentes. Mais en même temps, il y a des nouvelles formes de délinquance qui apparaissent. Il peut y avoir sur certains territoires un certain relâchement du système qu'il faut remettre en tension. Pour nous, le plus grave c'est la violence à l'école...

Oui mais personne ne nie les violences à l'école, les bandes...

Il ne s'agit pas de les nier mais il s'agit de mettre en oeuvre des moyens pour faire face à de nouvelles menaces.

Mais pourquoi à neuf jours des élections ça devient la priorité des priorités ?

Parce qu'il y a quelques jours, il y a un enseignant qui a été poignardé par un élève ; parce qu'il y a moins de deux semaines, il y a une bande qui a fait irruption dans un lycée et qui a détruit en partie cet établissement. Il faut répondre immédiatement. Ce n'est pas parce qu'il y a des élections européennes qu'on va laisser ce sujet de côté. Les Français sont extrêmement inquiets sur cette question de la sécurité à l'école, et ils ont raison, c'est vraiment la République qui est en cause, ce n'est pas un débat de droite ou un débat de gauche.

Est-ce que ce qui est en train de se passer, même les mesures antiviolence, ne prouve pas que votre politique de la Ville et votre politique de sécurité ont échoué ?

Alors ça, c'est la vieille idée socialiste, qui consistait...

Tiens !

...à s'occuper d'abord de la politique de la Ville, et à ne pas s'occuper des questions de sécurité, moyennant quoi, l'insécurité n'a cessé d'augmenter dans ces quartiers. Bien entendu qu'il faut s'occuper de la politique de la Ville, il faut d'ailleurs, sans doute, et c'est ce que nous avons décidé, concentrer un peu plus les moyens sur les quartiers qui sont vraiment les plus en difficulté, il y a sans doute eu trop de saupoudrage dans le passé. Mais la politique de la Ville c'est une chose, la lutte contre la violence ç'en est une autre. Empêcher les bandes de se former, avec une nouvelle législation, mettre en place dans les établissements scolaires des moyens pour faire en sorte que les élèves n'y rentrent pas avec des armes, blanches aujourd'hui, on a vu en Allemagne, où des tueries...

Même des armes de guerre ?

...ou aux Etats-Unis - nous ne sommes pas à l'abri au fond - c'est une priorité absolue, et le Gouvernement mettra tout en oeuvre, ne renoncera à aucun moyen pour faire en sorte que l'école soit un sanctuaire.

Très bien. Mais vous créez des équipes mobiles d'agents auprès des recteurs, des dispositifs spéciaux de sécurité, etc. Et ce n'était pas mieux ou ce n'était pas plus simple de recréer des postes de surveillants ?

Ce n'est pas les surveillants qui empêcheront des enfants de poignarder des enseignants...

Mais les agents mobiles qui viendront de temps en temps...

...C'est idiot de penser cela comme le font un certain nombre d'observateurs ou d'acteurs de gauche, qui sont systématiquement contre toutes les propositions qui sont faites. Les enseignants et les surveillants sont là pour faire de la pédagogie, ils sont là pour enseigner, ils sont là pour assurer le bon fonctionnement de l'école. Mais quand on est face à des situations extrêmes de violence comme celles qu'on a connues, il faut d'autres moyens. Alors, il faut d'abord donner au chef d'établissement une autorité supplémentaire, notamment pour fouiller les cartables, s'il estime que c'est nécessaire ; s'il faut mettre des portiques ou des moyens techniques dans certains établissements, on le fera. Et puis, si un chef d'établissement a besoin, pour une période donnée, de personnels qualifiés pour faire face à une situation difficile, car heureusement ce n'est pas la règle dans toutes les écoles de France cette montée de violence, alors on met en place des équipes spécialisées.

F. Fillon, le 7 juin, l'enjeu c'est l'Europe mais pas seulement l'Europe, car le nouveau rapport de force qui va naître en France après, et puis le début de la deuxième phase du quinquennat de N. Sarkozy et ses perspectives. Est-ce que il y a déjà des projets, des programmes, etc. ? Et quand on nous dit que l'Europe protège ? Je vais prendre un exemple, il y en a plusieurs d'ailleurs : est-ce qu'elle protège les producteurs de lait qui promettent un week-end blanc ? Ils n'ont pas trouvé hier d'accord avec les industriels du lait, ils se reverront mardi. Il y a deux problèmes : les prix à court terme sont mauvais en avril, les prix à longue échéance. Comment les aiderez-vous ?

Alors d'abord, l'Europe protège, elle protège quand elle aboutit à un accord spectaculaire sur le climat. Elle protège, quand elle aboutit à un plan qui a permis d'éviter les faillites de banques, alors que, si l'Europe n'avait pas été capable de coordonner son action, nous n'aurions pas échappé à une faillite en chaîne du système financier. Puisque vous évoquez le lait, il n'y a pas que l'Europe qui est en cause dans la crise du lait, il y a d'abord la crise économique mondiale, il y a une baisse massive de la consommation, notamment en Chine ou dans les pays émergents, qui pèse sur le marché. Ce que nous nous avons fait, nous avons donné aux producteurs et aux industriels un cadre juridique pour qu'ils puissent se mettre d'accord sur un prix qui soit un prix acceptable, ce qu'on appelle "un indice de référence". Les producteurs et les industriels ne se parlaient plus depuis des mois et des mois ; on a nommé des médiateurs pour qu'ils recommencent à se parler. Ils se sont parlé hier soir ou hier toute la journée...

Ils se revoient mardi...

Ils se revoient mardi, donc ça veut dire que la négociation est en cours. Ils sont assez proches de trouver un résultat, on est à quelques euros de différence entre les propositions des producteurs et celles des industriels. Ce que je peux vous dire, c'est que le Gouvernement met une pression maximum sur cette négociation parce que nous voulons que les producteurs de lait aient un prix rémunérateur...

Et vous leur demandez à tous...

...en tout cas on ne les laissera pas tomber, on n'acceptera jamais que les producteurs de lait soient condamnés à produire à perte.

Mais leur demandez à tous d'éviter les violences pendant le week-end ?

Bien sûr qu'on leur demande d'éviter les violences, mais en même temps il faut que la négociation avance vite, parce qu'il faut se mettre à la place d'un producteur qui, du jour au lendemain, voit ce qu'on appelle "la paye du lait", c'est-à-dire l'argent qui rentre tous les mois, descendre en dessous de ses remboursements, c'est évidemment insupportable !

Quand et comment l'Europe sortira-t-elle de la récession, vous le savez ?

C'est le monde quoi doit sortir de la récession de façon coordonnée. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a des indices de reprise, qui sont de plus en plus marqués aux Etats-Unis. Je rappelle que les Etats-Unis sont en récession depuis près de trois ans, et qu'ils sont la cause de la récession mondiale. En Europe, naturellement, on n'en est pas encore là. Les plans de relance européens vont donner tous leurs effets à partir de l'été, donc c'est entre l'été et la fin de l'année 2009 qu'on va...

C'est toujours demain ?

Non, ce n'est pas toujours demain...

C'est toujours demain, l'été, à l'automne, etc. ! Est-ce que vous avez des preuves ?

J.-P. Elkabbach, les plans de relance ont été mis en place au début de l'année, il faut un peu de temps pour que les décisions qui sont prises se traduisent en investissements, en travaux, que l'argent arrive dans les entreprises.

D'accord, mais avez-vous des preuves que vos plans de relance donnent déjà des résultats significatifs, là, maintenant ?

Bien sûr, bien sûr. Je vois une première preuve, s'agissant de la France, c'est que la consommation dans notre pays se tient alors même que nous sommes dans une récession qui est une récession extrêmement sévère. Je rappelle que les prévisions de récession pour la France sont entre 2,5 et 3 points pour l'année 2009 ; ils sont de 6 pour l'Allemagne, ou de 4 ou 5 pour la Grande-Bretagne. Ce sont des chiffres considérables, qu'on n'a pas connus depuis des décennies et des décennies.

Et cependant ?

Et cependant, la consommation tient. Pourquoi est-ce que la consommation tient ? La consommation tient parce que, en France, nous avons mis en place des mesures de relance efficaces, et parce que nous avons des amortisseurs sociaux qui sont très performants.

D'accord, mais ça n'empêchera pas ce soir, F. Fillon, d'apprendre que les chiffres du chômage sont mauvais. Est-ce que vous le confirmez, avec la tendance mauvaise ?

Pour que l'économie crée des emplois, il faut qu'elle soit en croissance et sans doute, il faut qu'elle soit en croissance d'au moins 1,5 à 2 %. Quand on est récession, à un niveau où nous sommes aujourd'hui - même si encore une fois, il est moins mauvais que celui des autres pays européens - il ne peut pas y avoir de créations d'emplois, il ne peut y avoir qu'augmentation du chômage. Et donc, on aura une augmentation du chômage dans tous les pays européens, qui va se poursuivre tout au long de l'année 2009, et sans doute encore un peu au début de l'année 2010.

Donc, c'est ce qu'on saura ce soir. Mais vous, vous aviez déclaré que vous prendriez d'autres mesures si elles s'avéraient nécessaires. A la rentrée, avec le chômage en hausse, comme vous le dites et des tensions sociales, est-ce que vous préparez des ajustements ?

On a essayé avec le président de la République, dans cette crise, de prendre à chaque étape de la crise les mesures adaptées. Elles ont fonctionné sur la crise financière qui est aujourd'hui en voie de résolution.

Donc, il y en aura pour vous adapter ?

Le plan de relance fonctionne, et on le voit en particulier grâce aux chiffres de la consommation. On a encore des difficultés sur le chômage des jeunes en particulier. On prendra dans les prochaines semaines des mesures complémentaires, en particulier pour aider les jeunes.

Est-ce que la crise a aggravé ce que vous appeliez autrefois "la faillite de l'Etat" ou "l'Etat en faillite" ?

Elle n'a pas amélioré la situation, s'agissant du déficit de l'Etat. La différence avec le passé c'est que tous les Etats développés, tous les Etats européens en particulier, voient leur déficit se creuser au même rythme. Mais c'est pour moi une préoccupation constante parce que la crise a été causée par des excès d'endettement aux Etats-Unis, excès d'endettement des ménages en particulier. Elle ne sera pas résolue par un excès d'endettement des Etats.

L'affaire Coupat. Après six mois de détention, J. Coupat a été remis en liberté, contrôlé, etc. Pour l'opposition, c'est un fiasco pour la police et pour la justice. Pourquoi la prison, presque sept mois, si Coupat est innocent ?

D'abord, moi je n'ai pas à commenter des décisions de justice et tant que ce procès n'est pas terminé, je ne ferai pas de commentaire dessus. Ce que je note simplement, c'est que, un, l'affaire est grave ; je lisais ce matin dans un éditorial d'un grand journal qu'il s'agissait juste de retards de TGV. Il ne faut pas exagérer. On a saboté plusieurs TGV, prenant des risques considérables pour la sécurité des personnes. Donc, un, c'est grave. Deux, la procédure a été respectée. La règle dans notre pays ce n'est pas la détention provisoire, c'est la liberté. On met en détention provisoire les gens quand on veut éviter qu'ils se sauvent, quand on veut éviter qu'ils fassent pression sur les témoins ou quand on veut éviter qu'ils détruisent des preuves. C'est la raison pour laquelle monsieur Coupat a été placé en détention provisoire. La justice estime désormais que l'enquête est suffisamment avancée pour qu'il puisse être libéré. Il y aura un procès. On saura à ce moment-là la vérité.

A. Montebourg réclame la démission de votre ministre M. Alliot-Marie.

Oui enfin... A. Montebourg et quelques autres socialistes réclament une démission de membre du Gouvernement par jour. Tout cela n'est pas crédible, ils sont dans une opposition absolument systématique, qui explique sans doute le manque de crédibilité électorale qui est la leur.

Il faut arrêter peut-être d'ironiser avec les socialistes. Vous avez vu le meeting, le premier et le seul, M. Aubry - S. Royal. Est-ce que vous voyiez, là, le début d'un sursaut du Parti socialiste ?

Je n'ironise pas, je ne suis pas... Ce n'est pas une bonne nouvelle pour notre pays d'avoir un Parti socialiste qui dit non avant même de savoir quelles vont être les propositions. Il suffit qu'ils sachent que N. Sarkozy qui les propose pour que ça soit non. Et cela les amène à prendre position contre leurs propres valeurs. Ils ont voté contre le traité de Lisbonne, alors qu'ils sont, pour l'essentiel d'entre eux, profondément européens ; ils ont voté contre la réforme de la Constitution, alors qu'eux-mêmes l'appelaient de leurs voeux ; ils ont voté contre la réforme de la télévision publique, alors qu'ils l'avaient réclamée pendant des années. Ils viennent de voter contre les règles qu'on a mises en place sur Internet pour protéger les droits d'auteurs, alors que ce sont leur propre combat et leurs propres valeurs. Ils sont dans une opposition systématique qui les ridiculise. Il faut que les socialistes comprennent qu'ils ne perdront rien à soutenir un certain nombre de décisions du Gouvernement, qui vont dans le sens de l'intérêt général et des valeurs qu'ils défendent.

Vous ne parlez presque jamais de F. Bayrou. Est-ce qu'il n'existe pas, qu'il vous dérange ou vous avez peur de lui ?

Je pense qu'il est surtout un problème pour le Parti socialiste et pour la gauche. Le François Bayrou avec lequel j'ai siégé au Gouvernement, avec lequel j'ai siégé sur les bancs de l'Assemblée nationale pendant des années et des années, qui représente une grande famille politique, qui est la famille centriste, je le vois lui aussi, au nom de l'opposition systématique au président de la République - et au fond de cela, en vue de sa candidature à l'élection présidentielle -, prendre des positions totalement opposées à ce qu'il a toujours fait et à ce qu'il a toujours défendu. Dans ce combat européen, dans ce débat européen, voir F. Bayrou au fond ne pas vouloir reconnaître que la présidence française de l'Union européenne a redonné de l'espoir à l'Europe, parce qu'elle a rendu possible une Europe politique qui prend des décisions, c'est désolant.

Quand il dénonce "l'abus de pouvoir", est-ce que vous vous sentez le complice militant et dévoué d'un abus de pouvoir, vous ?

Mais ça fait sourire les Français quand on parle d'abus de pouvoir ou d'atteinte aux libertés publiques. Mais enfin, le Gouvernement que je dirige sous l'autorité du président de la République, respecte strictement les règles de notre Constitution et les libertés publiques. Au contraire, on en rajoute même...

Pour le moment, vous voyez bien qu'il monte, qu'il monte, avec une certaine dynamique. Est-ce que cela veut dire que l'antisarkozysme ça paye ?

Il monte ? J'ai compris qu'il montait au détriment du Parti socialiste, dont la crédibilité est de moins en moins forte.

Est-ce que le remaniement, sa nature, son ampleur et sa date sont directement liés aux élections européennes du 7 juin ?

Pas du tout, J.-P. Elkabbach. Les élections intermédiaires dans notre pays ne fixent pas l'objectif et le calendrier de la mise en oeuvre du projet présidentiel.

Mais il y aura un Gouvernement...

Il y aura un remaniement, comme vous le savez, parce qu'il y a des ministres qui sont candidats aux élections européennes, qui vont quitter le Gouvernement. Donc, il y aura forcément un remaniement...

La Justice, l'Agriculture, etc.

Mais vous comprendrez que je me réserve d'en parler avec le président de la République...

D'accord.

...Plutôt qu'avec J.-P. Elkabbach.

Et avec Europe 1. A la fin du mois ou début juillet, il y aura un Gouvernement remanié. Ce sera un chambardement...

(Rires)...

Je vous ai dit que je réservais mes commentaires au président de la République.

A quoi vous voulez que votre prochaine équipe ressemble ?

Chacun sait, on est dans un combat très très difficile contre la crise économique. On a mis en oeuvre des politiques. Aujourd'hui, ce qui compte surtout, c'est la continuité dans l'effort. Ce n'est pas les castings et les changements de tête.

Est-ce que l'ouverture c'est fini ?

Non, pas du tout. L'ouverture, c'est... Moi, gaulliste, j'ai toujours pensé qu'on ne pouvait pas résumer la France à la droite et à la gauche. L'ouverture a beaucoup apporté - je pense au Revenu de solidarité active qui est mis en oeuvre à partir de cette semaine, et qui est une vraie révolution sociale...

Mais c'est une conviction ou...

Ce Revenu de solidarité active il a été mis en oeuvre par un ministre d'ouverture. L'ouverture c'est quelque chose qu'on va continuer avec le président de la République à faire vivre.

Est-ce une conviction ou un piège pour MoDem et socialistes ?

Non, non, c'est une conviction, et je pense que les Français l'apprécient comme telle.

Très rapidement, deux questions. On vous a vu à Monaco, dimanche, pour le Grand Prix de Formule 1. Les passionnés de Formule 1 se demandent si un jour il y aura en France un Grand Prix de France de Formule 1 ?

Je ne peux pas penser qu'il ne puisse pas y avoir de Grand Prix de Formule 1. C'est la France qui a inventé la compétition automobile. Le premier Grand Prix de Formule a eu lieu en France. On a deux grands constructeurs automobiles qui ont besoin de cette vitrine pour continuer à se développer. Donc, le Gouvernement fera tout pour qu'il y ait le plus vite possible, c'est-à-dire à partir de 2010, 2011, un Grand Prix en France. On est en train de regarder sur quel circuit ; est-ce qu'il faut en construire un nouveau ? C'est probable, ça prendra sans doute un peu de temps. Est-ce qu'il faut, en attendant, que le Grand Prix se déroule sur un circuit existant ? Nous sommes en train d'y travailler.

Donc, il y a deux étapes. Si je comprends bien, il y a deux étapes : d'abord un Grand Prix de France sur un circuit provisoire, et ensuite...

Je pense que ça sera nécessaire, parce que la durée pour construire un circuit est telle qu'elle nous amènerait jusqu'en 2012. Et je ne pense pas qu'on puisse accepter qu'il n'y ait pas de Grand Prix de France d'ici 2012.

Dernière remarque : dans une semaine jour pour jour, B. Obama sera en Normandie pour le 65ème anniversaire du Débarquement du 6-Juin. La France a invité le Premier ministre G. Brown. Pourquoi vous n'avez pas invité la Reine Elisabeth ? Est-ce que ce matin, vous n'avez pas l'occasion d'inviter la famille royale ?

Non, J.-P. Elkabbach, on a invité tous les représentants de tous les Etats qui ont participé à la libération de notre pays. C'est à la Grande- Bretagne de décider si c'est la Reine ou le Premier ministre qui vient. Ce n'est pas à nous de choisir.

Source : Premier ministre, Service d'Information du Gouvernement, le 29 mai 2009

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