Interview de M. Gérard Larcher, président du Sénat, dans "Métro" du 27 mai 2009, sur l'importance de l'apprentissage et sur les compétences du Sénat et la gestion de son budget. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérard Larcher, président du Sénat, dans "Métro" du 27 mai 2009, sur l'importance de l'apprentissage et sur les compétences du Sénat et la gestion de son budget.

Personnalité, fonction : LARCHER Gérard.

FRANCE. Sénat, président ; FRANCE. UMP, sénateur

ti : - Le Sénat mettait ce mardi l'apprentissage à l'honneur. C'est pour vous un mode de formation essentiel face à la crise ?

Pour moi, les « flingués » de la crise, ce sont les jeunes. L'alternance leur offre de formidables possibilités : c'est une passerelle vers un emploi durable. Elle a été trop longtemps considérée comme l'alternative à l'échec, c'est au contraire un facteur de réussite. Il est nécessaire de la valoriser. Le coeur de métier du Sénat, c'est bien sûr de faire la loi, de contrôler le gouvernement, mais c'est aussi de porter les évolutions dans la société. En essayant de changer les mentalités sur l'alternance, le Sénat est dans la mission d'avenir et de prospective que je souhaite lui donner.

- Quel bilan vous faites de votre action, presque huit mois après votre élection ?

Je n'aime pas les bilans. Ce que je constate simplement, c'est qu'on parle beaucoup plus du Sénat. Il a compté dans la loi sur le logement, dans celle sur l'audiovisuel ou dans la première lecture de la loi pénitentiaire. Sur le texte hôpital, on dit même qu'il en ferait trop...

- Les députés qui se plaignent de l'influence grandissante du Sénat sur les textes de loi ont tort selon vous ?

Je pense que, naturellement, il ne faut jamais oublier qu'il y a deux chambres. L'Assemblée, élue au suffrage universel direct, exprime les pulsions. C'est sa légitimité démocratique. Mais le Sénat doit aussi jouer pleinement son rôle de chambre de réflexion, d'apport de stabilisation. Le bicamérisme, ce n'est pas l'un qui l'emporte sur l'autre, c'est la complémentarité.

- Les sénateurs font souvent de la résistance vis-à-vis du gouvernement, notamment sur le texte hôpital, en cours d'examen, qu'ils ont sensiblement modifié...

Est-ce qu'ils font de la résistance ? Sur le texte hôpital, il y a un vrai débat avec le gouvernement, comme il y en a eu un avec le pays. C'est vrai qu'on est à l'écoute de ce que les gens ressentent, mais je pense qu'on est dans la ligne de ce que souhaitait le président de la République. L'approche du Sénat, complétée de celle qu'ont eue les députés, devrait faire un texte assez équilibré.

- Où en êtes-vous de votre entreprise de réduction du train de vie de l'institution ?

Nous avons ramené la progression de notre budget à 0%, avec le retour de tous les excédents qui peuvent exister à l'Etat. Ça représente près de 5,5 millions d'euros cette année. Nous avons aussi supprimé les voyages en première classe dans les avions ou réorganisé le pool des véhicules. Mon indemnité de fonction, de même que celles des questeurs, a été réduite. Et je le répète, je n'ai pas pris d'appartement officiel de fonction. J'occupe les deux pièces au-dessus de mon bureau. En même temps, nous nous donnons les moyens d'une gestion transparente. L'an dernier, nous sommes passés du contrôle limité à l'audit des comptes. D'ici fin juin, nous publierons toutes ses conclusions pour que les Français connaissent mieux le fonctionnement du Sénat.


Source http://www.ump-senat.fr, le 2 juin 2009

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