Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur l'accident du vol d'Air France AF 447 sur la ligne Rio de Janeiro - Paris le 1er juin, à l'Assemblée nationale le 2 juin 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur l'accident du vol d'Air France AF 447 sur la ligne Rio de Janeiro - Paris le 1er juin, à l'Assemblée nationale le 2 juin 2009.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,


Devant la tragédie du vol Air France 447, la France ressent une profonde émotion et je sais que sur tous les bancs de votre Assemblée, les pensées sont tournées vers celles et ceux dont le coeur est déchiré par ce drame. Avec vous et en votre nom, je leur adresse un message de solidarité et d'affection.

Hier après-midi, le président de la République était au côté des familles et leur a indiqué que tout était mis en oeuvre pour retrouver l'appareil. Aucune hypothèse n'est pour l'heure privilégiée. Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas eu d'appel de détresse envoyé par l'avion, mais des alertes automatiques régulières, pendant trois minutes, indiquant la mise hors service de tous les systèmes.

Trois avions de patrouille maritime sont mobilisés, un AWACS doit décoller dans quelques instants, deux de nos bâtiments de guerre font route vers la zone, trois avions brésiliens ainsi qu'un hélicoptère patrouillent également sur ce secteur et quatre navires de commerce ont apporté leur concours aux recherches. A cette heure, il semble que l'armée de l'air brésilienne ait découvert des débris qui pourraient être ceux de l'appareil, en deux endroits. Si cette information toute récente était confirmée, cela permettrait de mieux cerner la zone de recherche.

C'est une course contre la montre qui est engagée, dans des conditions météorologiques extrêmement difficiles, et dans une zone où les fonds marins peuvent atteindre 7.000 mètres.

Voilà, mesdames et messieurs les députés, l'état de la situation. Face à ce drame, nous avons un double devoir : d'abord un devoir de vérité, qui doit nous conduire à tout mettre en oeuvre pour découvrir les causes de la disparition du vol 447 d'Air France. Et ensuite, un devoir de solidarité avec les familles et les proches des victimes, que vous venez à l'instant, monsieur le président de l'Assemblée nationale, au nom de la représentation nationale et du peuple français tout entier, d'exprimer.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 3 juin 2009

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