Déclaration de M. Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche, sur la crise laitière touchant tous les pays européens, à l'Assemblée nationale le 3 juin 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche, sur la crise laitière touchant tous les pays européens, à l'Assemblée nationale le 3 juin 2009.

Personnalité, fonction : BARNIER Michel.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de la pêche

Circonstances : Séance de questions d'actualité, à l'Assemblée nationale le 3 juin 2009

ti : Monsieur le Député,


C'est en effet une crise européenne que nous traversons et il faudra, à tout le moins, se battre ensemble pour préserver une vraie politique agricole commune avec tous ses outils de régulation.

Cette crise touche tous les pays européens, y compris la France. Nous avons demandé que tous les outils de protection et de régulation - intervention, stockage, restitution, c'est-à-dire soutien aux exportations - soient utilisés. C'est le cas aujourd'hui. La Commission nous a autorisés, et François Fillon a décidé de le faire, à anticiper au 16 octobre le versement de 70 % des aides agricoles.

Dans le cadre de la Politique agricole commune, nous avons également réorienté les aides agricoles en France à partir de 2010. Cela intéresse les producteurs laitiers à travers la prime à l'herbe, dont le montant va être quadruplé, passant à presque 1 milliard d'euros, et dans le cadre d'une aide à la collecte du lait dans les zones de montagne ou de piémont.

Voilà pour l'Europe, et nous restons vigilants.

Mais, face à l'urgence, il faut trouver une solution chez nous à la crise concernant le prix du lait. Nous avons pris nos responsabilités dans le cadre de la loi, je l'ai dit à Mme Barèges, et en confortant le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière.

La négociation a repris depuis jeudi. Les trois familles de la filière se réunissent, elles sont d'ailleurs actuellement en concertation avec nous au ministère de l'Agriculture. J'espère que chacune de ces trois familles saura prendre ses responsabilités dans les heures ou les jours qui viennent.

Le gouvernement prendra les siennes en mettant en place, parallèlement à cet accord sur le prix du lait annuel, un plan d'accompagnement de la filière, en particulier pour soutenir la trésorerie des exploitations qui en ont besoin. Ces deux démarches convergent pour sauvegarder l'économie laitière dans notre pays.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 juin 2009

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