Point de presse de M. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, sur l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar et sur le crash du Rio-Paris, à Dakar le 11 juillet 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Point de presse de M. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, sur l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar et sur le crash du Rio-Paris, à Dakar le 11 juillet 2009.

Personnalité, fonction : JOYANDET Alain.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie

Circonstances : Déplacement au Sénégal, le 11 juillet 2009

ti : Je suis ici en visite à la demande du président Sarkozy. Cette visite fait suite à l'assemblée des ministres de l'ASECNA (Agence pour la sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar), dont la France est membre, et elle m'a permis d'illustrer sur le terrain comment fonctionne le contrôle aérien africain et malgache à la suite de cette réunion ministérielle qui, par ailleurs, a été très dense.

Q - A propos du crash du Rio-Paris, on a parlé d'un "trou noir" entre le Brésil et le Sénégal. Quelle est la responsabilité de l'ASECNA dans ce qui s'est passé ?

R - Ce que je peux vous dire c'est que tous les équipements existent aujourd'hui pour qu'il n'y ait pas de trou noir. Les équipements technologiques, complémentaires les uns des autres, existent pour qu'il n'y ait pas de trou noir. J'ai pu constater qu'ici à Dakar l'ensemble de ces éléments technologiques existe et qu'ils sont installés.

Q - L'ASECNA n'est donc pas responsable ?

R - Je ne suis pas le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses), je ne suis pas non plus technicien. Ce que je peux simplement vous dire, et c'est important, c'est que tous les moyens technologiques qui permettent de ne pas avoir de trou noir existent et que l'ensemble de ces moyens sont installés ici à Dakar. Voilà le constat que je peux faire, pour le reste ce n'est évidemment pas mon rôle. Je ne suis pas un enquêteur, je n'ai pas à aller dans des conclusions qu'il ne m'appartient pas de tirer. Le BEA fait son travail, vous savez que l'enquête se poursuit, tout cela est en cours. Le président Sarkozy, en tant que représentant d'un des Etats membres de l'ASECNA, a souhaité que je vienne sur le terrain pour me rendre compte de visu, parce que c'est toujours important de venir voir comment cela se passe sur le terrain, et donc je vous le redis : tous les équipements technologiques existent aujourd'hui pour qu'il n'y ait pas de trou noir, et ici à Dakar ils sont tous installés.

Q - Vous avez dit à Ouagadougou qu'il y aurait une grande réunion des ministres de l'ASECNA, peut-être avant la fin de l'année, vers une nouvelle ASECNA ?

R - C'est un autre sujet. Dans le cadre de l'évolution normale de l'ASECNA, il y a un certain nombre de réformes à engager, qui correspondent d'ailleurs avec la fin du mandat des cadres qui sont actuellement en place. 2010 sera une année importante pour l'ASECNA, d'abord c'est l'année du cinquantenaire, c'est l'année au cours de laquelle les cadres dirigeants arrivent en fin de mandat, c'est l'occasion pour le Conseil des ministres d'engager un certain nombre de réformes puisque l'ASECNA a besoin de se réformer, notamment dans sa gouvernance.


Q - Question sur les problèmes de retour de redevances soulevées par certains Etats ?

R - Je ne suis pas du tout entré dans ces questions. La proposition qui a été faite par la France, au niveau du Conseil des ministres, c'est de moderniser la gouvernance de l'ASECNA pour tenir compte aussi des recommandations de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale). C'est tout l'aspect gouvernance, comment on fonctionne entre le Conseil des ministres, le conseil d'administration, la direction générale... C'est toute cette organisation sur laquelle nous allons travailler et qui n'a rien à voir avec l'actualité et les autres sujets. Merci beaucoup.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 juillet 2009

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