Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la mission au Sri Lanka de M. François Zimeray, ambassadeur des droits de l'homme, Paris le 3 novembre 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la mission au Sri Lanka de M. François Zimeray, ambassadeur des droits de l'homme, Paris le 3 novembre 2009.

Personnalité, fonction : KOUCHNER Bernard.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Mission de François Zimeray au Sri Lanka du 5 au 7 novembre 2009

ti : Six mois après la fin des combats qui ont mis un terme au plus ancien conflit d'Asie, la population de Sri Lanka souffre au quotidien des conséquences de cette terrible guerre.

Alors que la saison des moussons approche, nous saluons la décision des autorités sri-lankaises d'accélérer le retour des personnes déplacées dans leurs foyers ou dans des familles d'accueil.

Des dizaines de milliers de personnes sont néanmoins toujours prisonnières dans les camps et maintenues sous l'autorité des forces armées. Les conditions sanitaires dans ces camps sont préoccupantes. L 'accès des personnels humanitaires y est toujours difficile.

C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à François Zimeray, ambassadeur chargé des droits de l'Homme, de se rendre à Sri Lanka du 5 au 7 novembre prochain pour recueillir, auprès des autorités, des ONG et de la population elle-même les informations, les témoignages et les idées qui nous permettront d'aider Sri Lanka à accélérer le retour volontaire des réfugiés et, plus largement à consolider l'Etat de droit.

Il est essentiel en effet que l'engagement des autorités sri-lankaises d'assurer le retour volontaire de toutes les personnes déplacées soit mis en oeuvre sans délai. Les camps doivent être aujourd'hui définitivement démantelés et les organisations humanitaires doivent pouvoir, sans restriction, prêter assistance et protection aux populations déplacées. Les atteintes au droit international humanitaire commises par toutes les parties au conflit doivent faire l'objet d'enquêtes indépendantes et impartiales. De nouveaux efforts s'imposent pour garantir des progrès réguliers dans le processus politique menant à la réconciliation nationale.

Plusieurs mois après la fin du conflit armé, nous attendons des autorités sri-lankaises une action résolue pour rendre justice à la douleur de toutes les victimes de ce conflit et oeuvrer en faveur de la vérité, de la réconciliation et la reconstruction de leur pays.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 novembre 2009

Rechercher