Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question d'actualité à l'Assemblée nationale sur la situation en Afghanistan, Paris le 4 novembre 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question d'actualité à l'Assemblée nationale sur la situation en Afghanistan, Paris le 4 novembre 2009.

Personnalité, fonction : KOUCHNER Bernard.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Réponse de Bernard Kouchner à une question d'actualité à l'Assemblée nationale, à Paris le 4 novembre 2009

ti : En effet, Monsieur le Député, il est temps d'avoir ce débat. Je vous l'ai dit à plusieurs reprises.

A ce propos, permettez-moi de vous faire remarquer deux choses.

Le 16 novembre - à moins d'un changement de date, d'ici un jour ou deux -, le débat que vous demandez aura lieu au Sénat.

Puisque depuis la révision constitutionnelle, il appartient à votre Assemblée de fixer la moitié de l'ordre du jour, je me tiens à votre disposition pour venir le jour que vous choisirez. Faites-le et le débat aura lieu. Ce qui a été fait au Sénat peut sans doute être fait dans votre Assemblée. Mais si vous ne le voulez pas, ce débat n'aura pas lieu !

J'aimerais maintenant reprendre vos termes et m'exprimer avec la même gravité.

Beaucoup de changements sont intervenus, en effet, et nous sommes davantage associés que par le passé. Des débats ont lieu : à Bruxelles, à l'OTAN, à l'ONU et sur le terrain. Vous n'en êtes pas au courant : excellent ! C'est une bonne occasion pour vous informer.

Pardonnez-moi, mais les élections n'ont pas été le fiasco que vous dites.

Peut-être, mais j'ai bien compris qu'elles ne vous satisfont pas. Sachez qu'elles ne m'ont pas satisfait non plus. Cependant, je pense que nous devons apporter tout notre soutien au président Karzaï et au nouveau gouvernement. Nous devons parler avec lui, nous devons en parler avec les Européens, qui ont 35.000 soldats sur place, nous devons en parler au Parlement, nous devons en parler à l'ONU. C'est ce que nous faisons.

Faut-il changer de stratégie ? C'est une question dont je discuterai volontiers avec vous. Si vous avez une solution, je l'écouterai avec plaisir. Je me tiens à votre disposition, une fois de plus.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 6 novembre 2009

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