Conseil des ministres du 18 mars 2009. L'avancement des réformes du système financier mondial. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 18 mars 2009. L'avancement des réformes du système financier mondial.

Personnalité, fonction : LAGARDE Christine.

FRANCE. Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

ti : La ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi a présenté une communication sur l'avancement des réformes du système financier mondial, à la suite de la réunion des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale du G20 des 13 et 14 mars, dont l'objet était de préparer le Sommet de Londres du 2 avril.

Les ministres des finances et gouverneurs de banque centrale se sont accordés sur la nécessité d'agir sur plusieurs fronts pour répondre à la crise économique et financière.

Ils recommandent ainsi aux Chefs d'Etat et de Gouvernement de mettre pleinement en oeuvre les plans de relance budgétaires annoncés et d'apporter un soutien aux institutions financières pour débloquer le crédit. Ils se sont accordés sur la nécessité de renforcer la régulation du secteur financier, notamment en direction des acteurs jusque là pas ou peu surveillés tels les fonds à effet de levier (« hedge funds ») ou les agences de notation. Enfin, les ministres ont soutenu un renforcement des moyens des institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international et un assouplissement de leurs outils d'intervention pour apporter un soutien aux pays émergents et en développement.

De façon plus spécifique, la réunion a été marquée par des avancées utiles dans le domaine du renforcement de la régulation financière, conformément aux demandes de la France qui a rappelé qu'il s'agit d'une condition nécessaire au retour de la confiance entre les acteurs de marché. Le communiqué évoque ainsi la nécessaire réforme des normes comptables pour ne pas amplifier les cycles économiques, l'identification des centres non-coopératifs dans le domaine de la lutte contre la non-coopération fiscale et prudentielle ainsi que la mise en place de sanctions pour répondre à ces pratiques.

La France qui avait défendu avec ses partenaires européens, et en premier lieu l'Allemagne, la nécessité d'une telle action globale se félicite de l'approche ainsi adoptée. Ces propositions fournissent des bases significatives pour la réunion des Chefs d'Etat et de Gouvernement. L'ambition de la France est de faire du sommet du 2 avril le socle du retour à la confiance.

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