Message de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la présence à Paris de la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, à l'occasion de la célébration du 91e anniversaire de l'armistice de 1918, le 7 novembre 2009. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la présence à Paris de la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, à l'occasion de la célébration du 91e anniversaire de l'armistice de 1918, le 7 novembre 2009.

Personnalité, fonction : SARKOZY Nicolas.

FRANCE. Président de la République

ti : Le 11 novembre 1918 marque la fin des plus violents combats qui se soient jamais déroulés sur le sol de France.

La commémoration de cette date est l'occasion pour chaque Français d'avoir une pensée pour ces soldats qui n'aimaient pas la guerre mais qui ont pourtant combattu pour la patrie durant quatre ans avec un courage admirable.

En cette journée du souvenir, nous revenons sur une épreuve qui a marqué notre pays pour toujours, qui a modelé le paysage de régions entières et a frappé chaque famille.

Mais se souvenir des conflits passés, c'est aussi consolider le présent et préparer l'avenir.

Alors que nos amis allemands célèbrent les 20 ans de leur réunification, il m'a semblé que le temps était venu de nous retrouver aujourd'hui avec Angela Merkel à Paris pour nous souvenir ensemble de ces souffrances, pour honorer la mémoire des combattants et célébrer la paix à laquelle ils rêvaient au fond de leur tranchée.

L'amitié qui lie aujourd'hui nos deux peuples, la concorde entre nos deux nations et notre volonté commune de construire une Europe solide et généreuse, fidèle à son idéal démocratique, sont d'autant plus précieuses qu'elles sont le fruit d'une longue histoire parsemée de pages douloureuses.

Nous avons, nous Français, des comptes à rendre au Soldat inconnu qui git sous l'Arc de Triomphe. En ce 11 novembre 2009, je veux lui rendre hommage, anonyme représentant de ces millions de combattants. Je veux à travers lui saluer la mémoire des Poilus qui se sont courageusement battus en pensant que c'était la dernière fois. Il nous appartient de travailler au monde meilleur auquel ils aspiraient dans la boue des tranchées. Il nous appartient de préserver et de renforcer les valeurs morales et politiques qui font la grandeur et l'unité de l'Europe.

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