Déclaration de M. Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales, pour l'inauguration d'un établissement accueillant des travailleurs souffrant de troubles mentaux, Vic-sur-Cère le 22 janvier 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales, pour l'inauguration d'un établissement accueillant des travailleurs souffrant de troubles mentaux, Vic-sur-Cère le 22 janvier 2010.

Personnalité, fonction : MARLEIX Alain.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales

ti : Monsieur le préfet (Paul Mourier),
Monsieur le maire, conseiller général (Louis-Jacques Liandier),
Monsieur le député, président du conseil général (Vincent Descoeur),
Madame la présidente (vice-présidente du conseil régional d'Auvergne, Dominique Bru),
[Monsieur le président, maire de Saint-Jacques des Blats (Jacques Frescal),]
Mesdames et messieurs les élus
Monsieur le président de l'association du foyer d'Olmet (André Delmas),
Monsieur le directeur de l'ESAT d'Olmet (Hervé Wannepain),
Mesdames et Messieurs,


Nous sommes réunis aujourd'hui pour inaugurer le nouvel atelier de l'établissement et service d'aide par le travail (ESAT) d'Olmet. Je remercie monsieur Wannepain de nous avoir présenté les installations, ainsi que Louis-Jacques Liandier, maire de Vic-sur-Cère de nous accueillir dans sa commune.

I. Je suis particulièrement heureux d'inaugurer les nouvelles installations de l'ESAT, car c'est le seul de notre département à accueillir des travailleurs souffrant de troubles mentaux.

L'approche des troubles mentaux a évolué depuis quelques années. Ainsi la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a pleinement reconnu le caractère de handicap de certaines affections mentales.

Si les personnes souffrant de troubles mentaux font l'objet, comme tous les malades, d'une prise en charge médicale, il est important d'aborder cette réalité de manière plus large.

Les personnes concernées ont besoin d'un suivi structuré qui leur permettent, une fois leur état stabilisé, de participer à la vie en société, d'apporter leur contribution à la collectivité.

Je crois qu'il est très positif d'engager cette réadaptation à la vie sociale par le travail. C'est en effet par le travail que chacun peut construire son identité et sa dignité dans notre société, et participer à la vie commune selon ses capacités.

Cet établissement est un bel exemple de ce choix. Le foyer accueille ainsi 52 travailleurs handicapés dont 43 sont également résidants. Ces personnes travaillent dans différents ateliers qui sont désormais regroupés dans un bâtiment moderne et adapté.

Ils fabriquent, vous l'avez dit, des produits pour des clients assez diversifiés, encadrés par un chef d'atelier et onze éducateurs. Bien entendu une infirmière est également présente, et un psychiatre vient régulièrement consulter.

II. Les orateurs précédent ont tout dit sur ce nouvel établissement, mais je voudrais mettre l'accent sur les efforts consentis par l'Etat pour sa réalisation et son fonctionnement.

Les travaux, d'un montant total de 1 250 00 euros TTC, ont été financés par l'Etat, mis à part une participation de 85 000 euros de l'association, ce qu'il faut saluer.

Ainsi la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) d'Auvergne a autorisé un emprunt de 750 000 euros emprunt contracté auprès de la caisse des dépôts et consignation, et auquel le conseil général et la communauté de commune ont apporté leur caution.

Par ailleurs 315 000 euros proviennent d'une reprise de provisions sur le fonctionnement de l'ESAT qui avaient été autorisées depuis 1998. Enfin une subvention de la DRASS de 100 000 a été versée dans le cadre du contrat de plan Etat-région.

Je n'oublierai pas de citer les 11 099 euros de la caisse régionale d'assurance maladie qui ont permis l'acquisition d'équipements prévenant les risques (dont le monte-charge ou le système de ventilation), ni les 10 000 euros consentis par le conseil régional pour l'acquisition des postes de travail.

Le fonctionnement de l'établissement quant à lui est assuré par une dotation forfaitaire de l'Etat de 560 565 euros sur le programme handicap et dépendance du ministère de la santé, pour ce qui relève des activités à caractère sociale. Son calcul intègre bien entendu l'amortissement de l'emprunt que j'ai évoqué et les frais financiers liés.

Le financement de l'hébergement des résidants est assuré quant à lui par le conseil général, vous l'avez rappelé cher Vincent Descoeurs.

Pour finir je voudrais dire aux résidants du foyer que nous sommes à leurs côté dans leurs efforts pour mener une vie digne, et assurer les personnels que l'Etat les soutient dans leur oeuvre d'humanité empreinte d'un souci de l'autre qui les honore.

Mais il est temps de passer, je crois, à la remise d'une décoration à monsieur Wannepain, dont André Delmas va retracer le parcours.

Je vous remercie et j'en profite pour vous adresser tous mes voeux de bonheur et de réussite pour 2010, à vous ainsi qu'à vos proches.


Source http://www.interieur.gouv.fr, le 26 janvier 2010

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