Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les relations franco-maltaises et la situation au Moyen-Orient, notamment les tensions en Israël et au Liban et le rôle de la Syrie, Paris le 7 mai 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les relations franco-maltaises et la situation au Moyen-Orient, notamment les tensions en Israël et au Liban et le rôle de la Syrie, Paris le 7 mai 2010.

Personnalité, fonction : KOUCHNER Bernard.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Entretien de Bernard Kouchner et de Tonio Borg, vice Premier-ministre et ministre des affaires étrangères de Malte, avec la presse le 7 mai 2010 à Paris

ti : Nous nous rencontrons régulièrement en tant que ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, et c'est à chaque fois un plaisir de recevoir le ministre des Affaires étrangères de Malte. Nous nous connaissons bien, nous nous sommes vus récemment à Shanghai et nous nous verrons lundi au Conseil Affaires étrangères à Bruxelles.

Nous avons parlé de la situation au Moyen-Orient, nous avons parlé de l'approche que nous faisons de cette résolution possible à New York et du voyage concomitant du président Lula à Téhéran. Nous avons parlé des dossiers qui concernent Malte et la France. Nous avons parlé de l'immigration, des progrès réalisés par nos amis maltais pour recevoir les migrants qui actuellement ne sont pas trop nombreux à prendre la mer au péril de leur vie. Nous avons évoqué la tenue de la prochaine Conférence de Barcelone.


Q - Monsieur le Ministre, je voulais savoir si une initiative européenne ou française était envisagée au Proche-Orient ? Il y a, notamment, beaucoup de tensions autour du Liban actuellement, beaucoup d'inquiétudes, de fausses ou de vraies inquiétudes. Qu'est-ce que la France et l'Europe vont faire ? Y a-t-il un voyage prévu dans la région ?

R - Pour ma part, un voyage est prévu dans les jours qui viennent. Nous avons parlé avec Tonio de ces tensions particulières en Israël, mais aussi au Liban et plus précisément dans la partie sud du Liban. C'est évidemment une zone dangereuse.

Nous voulons ensemble permettre une baisse des tensions et étudier les moyens d'y parvenir. Il est difficile d'établir une stratégie européenne commune. Néanmoins, nous sommes absolument d'accord pour dire à nos amis libanais et syriens qu'il faut qu'ils essayent d'amenuiser les tensions. Nous sommes particulièrement concernés par ces dossiers. Tonio et moi, nous sommes d'accord pour jouer un rôle d'intermédiaire. Nous disposons d'une feuille de route européenne établie par la Présidence suédoise et nous sommes prêts à travailler sur ce document.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 mai 2010

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