Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur la politique de sécurité, à Ermont le 21 mai 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur la politique de sécurité, à Ermont le 21 mai 2010.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Inauguration du commissariat de police à Ermont (Val d'OIse), le 21 mai 2010

ti : Monsieur le Maire,
Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
Mesdames et Messieurs


Après la fusillade d'hier à Villiers-sur-Marne, une jeune policière municipale est décédée hier soir. Elle a été tuée après s'être courageusement opposée à des malfaiteurs qui fuyaient un contrôle de police. Un de ses collègues a été grièvement blessé, ainsi que cinq autres personnes, dont un policier de la sécurité publique.

Aujourd'hui, c'est vers eux que mes pensées se portent et plus particulièrement vers cette jeune femme. Elle avait 27 ans, on lui a pris la vie. C'était une jeune maman. Je pense à sa famille, à son fils Alexis, d'un an à peine, je pense à son compagnon, également policier municipal, à ses amis. Je sais que cet événement vous bouleverse comme il nous bouleverse tous, parce que rien ne justifie qu'on arrache ainsi un être humain à la vie et à l'amour des siens.

Elle est morte en faisant son travail, un travail exigeant mais un travail dont elle pouvait être fière, au service des autres, au service de la sécurité de nos concitoyens, victime d'un banditisme qui frappe avec la plus grande violence. Je sais que vos collègues de la Préfecture de Police et toutes les forces de l'ordre feront tout pour arrêter les coupables parce qu'un un tel crime doit être puni. Devant une telle violence, la société ne doit montrer aucune faiblesse. Alors, ensemble, respectons une minute de silence à la mémoire de cette jeune femme. Elle s'appelait Aurélie Fouquet.

Cet événement tragique, Mesdames et Messieurs, nous rappelle que la sécurité des Français c'est un bien précieux que nous devons défendre par tous les moyens. Et aujourd'hui, je suis venu inaugurer ce nouveau commissariat d'Ermont.

Nous avons porté ensemble depuis plusieurs années le projet de ce commissariat. Cette ouverture doit beaucoup à l'implication des élus, et en particulier à celle d'Hugues Portelli qui s'est battu pour que la circonscription de police d'Ermont soit dotée d'un nouveau commissariat, qui soit à la fois moderne, fonctionnel, et qui corresponde à ce qu'on peut faire de mieux pour offrir aux forces de sécurité les moyens d'exercer leur mission. Je veux dire que rien n'aurait pu se faire sans le soutien des collectivités : le Conseil régional d'Ile-de-France, le Conseil général du Val-d'Oise, mais aussi la Communauté d'Agglomération Val-et-Forêt.

Nous avons ensemble la même préoccupation : garantir aux policiers un cadre de travail favorable à l'exercice de leur mission, garantir à l'ensemble de nos concitoyens et aux victimes des conditions d'accueil dignes de celles qui doivent être les conditions d'accueil d'un grand service public.

La sécurité c'est un droit fondamental pour les Français. Vous l'avez dit, Monsieur le Maire à l'instant : "c'est le premier des droits". Nous en avons fait un combat quotidien, un combat quotidien à tous les échelons, et les résultats témoignent : en 2009, pour la septième année consécutive, la délinquance générale a baissé dans notre pays. Il faut reconnaître les résultats qui sont ceux de l'ensemble des forces de sécurité, parce que si on ne les reconnaît pas, alors il n'est pas possible de progresser pour améliorer le combat que nous menons contre la délinquance.

De 1997 à 2002, la délinquance avait augmenté de 15 %. Nous l'avons faite reculer d'autant dans les 7 dernières années. La délinquance de proximité avait cru de 30 % ; elle a baissé du tiers après 2002. Le taux d'élucidation des affaires stagnait à un sur 4 ; il est aujourd'hui de 1 sur 3. Nous avons depuis trois ans prolongé sans relâche l'action engagée en 2002 par Nicolas Sarkozy.

Notre exigence est restée la même : aucune population ne doit être oubliée, aucun territoire ne doit être négligé.
Depuis 2007, la délinquance a continué de baisser de 5,8 %. Si l'on regarde les atteintes aux biens, qui représentent les deux tiers des actes de délinquance, la baisse dépasse 10 %.

Il faut être fier de ces performances, parce qu'elles disent l'étendue du chemin parcouru. Et cette fierté, naturellement, ça doit d'abord et avant tout être celle des forces de l'ordre qui sont en première ligne.

J'avance, bien sûr, tous ces chiffres avec beaucoup d'humilité, parce qu'en même temps qu'on les énonce, on mesure tout le chemin qui reste à parcourir. La sécurité, c'est un combat permanent, la violence est au fond au coeur de l'être humain, j'ai envie de dire, elle est presque en chacun d'entre nous, et c'est la civilisation, ce sont les institutions qui sont celles de la République, c'est l'éducation, c'est notre histoire, c'est le travail des forces de l'ordre et de la justice qui conduit à réduire cette violence qui est inhérente à l'homme.

La violence, elle prend sans cesse des formes nouvelles, qui exigent de la part de notre société une adaptation constante, les violences contre les personnes restent encore trop fréquentes, nous devons accentuer nos efforts.

Et c'est la raison pour laquelle nous avons engagé, avec le ministre de l'Intérieur, avec l'ensemble des membres du Gouvernement, un perfectionnement permanent de l'organisation de nos forces de sécurité.

L'année 2009 a été marquée par trois avancées importantes :

Il y a d'abord eu le rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur, parce qu'il fallait enfin assurer la complémentarité totale entre les deux forces de sécurité intérieure. Bien sûr, il y a des statuts différents mais il n'y avait aucune raison que le commandement de ces deux forces de sécurité ne soit pas unifié.

Et puis, il y a eu la création d'une police d'agglomération, pour que la lutte contre la délinquance soit portée par une meilleure cohérence territoriale. Depuis le mois d'octobre, en Ile-de-France, les services de police des trois départements de la petite couronne sont désormais rattachés à la Préfecture de Police. Cela signifie que la sécurité de millions d'habitants est assurée par 33.000 fonctionnaires, placés sous un commandement unique, celui du préfet de police.
Cette stratégie de police d'agglomération permet d'agir par delà les frontières administratives qui ont peu de sens en matière d'appréhension de la délinquance.
Elle sera prochainement, étendue aux agglomérations de Lille, Lyon et Marseille, de sorte que les contours des bassins de population et des bassins de délinquance correspondent réellement et elles seront gérées par une même unité de police.

En 2009, nous avons aussi renforcé les moyens de la police technique et scientifique afin qu'elle vienne apporter un appui systématique à l'action des enquêteurs.

Enfin, le texte de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité a été adopté par l'Assemblée nationale.
Nous continuons de l'enrichir afin qu'il serve au mieux ses objectifs : favoriser le développement d'une police technique et scientifique, doter les policiers et les gendarmes de moyens nouveaux et améliorer les outils juridiques dont ils disposent.
Ainsi, en 2010, 500 véhicules seront équipés du système de lecteur automatisé des plaques d'immatriculation (LAPI), qui permet d'identifier les véhicules volés en temps réel et d'être immédiatement réactifs.
Dans la même logique, les caméras embarquées à bord des véhicules de police vont être généralisées, parce qu'elles permettent de sécuriser les interventions des policiers par le suivi précis des opérations et le cas échéant, l'envoi rapide de renfort sur place.

En matière législative, nous avons également souhaité réformer la procédure pénale. Je sais que ce projet a parfois suscité des réactions parmi vous, notamment sur la question de la garde à vue, et je voudrais, sur ce sujet, être clair : une réforme est nécessaire pour moderniser notre procédure pénale et pour la mettre en accord avec les principes européens du procès équitable. L'objectif, c'est de renforcer les droits des victimes et les garanties de la défense.
Actuellement, la concertation autour de ce projet se poursuit. La réforme de la garde à vue, pour des raisons évidentes de cohérence globale et d'équilibre de la procédure pénale, ne peut pas être traitée de façon isolée.
Le débat sur le nombre élevé de gardes à vue n'est pas un débat sur la façon dont la police travaille. Nous savons tous que la police travaille efficacement et dans le respect des droits. Et d'ailleurs, sur les 500.000 gardes à vue annuelles, les incidents sont extrêmement rares. Les gardes à vue sont nombreuses parce que la police est efficace. Mais aussi parce que les textes ont fait de la garde à vue une procédure de plus en plus encadrée et qui crée des droits, à commencer par le droit à un avocat, le droit d'aviser sa famille, et le droit à une visite médicale.
Notre objectif, qui doit être partagé par tous, c'est d'essayer de réduire le nombre de garde à vue, sans porter atteinte aux droits des victimes et à l'efficacité des enquêtes.

Sous l'autorité du Président de la République, nous avons opté depuis le début pour un pilotage volontariste de la politique de sécurité, qui s'est appuyé sur une exigence de résultats.
Mais je veux dire devant vous que la quantité n'a jamais été une fin en soi. Nos outils statistiques font dorénavant une très large place à des méthodes d'analyse qualitative et ciblée.

Pour améliorer encore ces résultats, nous allons doter nos forces de sécurité de nouveaux outils opérationnels.
Nous allons privilégier quatre axes.

Le premier, c'est la lutte contre toutes les formes de violences aux personnes et en particulier contre le phénomène des bandes.
Nous venons d'enrichir notre arsenal juridique avec la loi sur les bandes violentes.
Depuis le 1er octobre 2009, à Paris et dans 34 départements, les sûretés départementales et les services départementaux d'information générale sont dotés d'une cellule spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines et contre les bandes.
C'est le cas ici dans le Val-d'Oise.

Pour mieux cibler les violences aux personnes au sein de la famille, nous avons créé, avec Brice Hortefeux, les brigades de protection spécialisées.
L'accent a été mis sur les personnes vulnérables et notamment sur les personnes âgées.
Nous allons mettre en place un "plan tranquillité seniors" qui s'appuiera sur un renfort des réservistes de la police et de la gendarmerie et sur des volontaires citoyens de la police.

Enfin, plusieurs événements de ces derniers mois ont rendu impératif d'améliorer encore la sécurité des personnes dans les transports.
Les transports en commun, comme les établissements scolaires, sont des services publics fondamentaux, où la sécurité doit être assurée sans faille.
La vidéo-protection a beaucoup à apporter.
Les chiffres le montrent, partout où la vidéo-protection a été mise en place, la délinquance diminue. Nous allons donc généraliser l'installation des équipements de vidéo-protection dans les transports et sur la voie publique.
Aujourd'hui, on compte 20 000 caméras de protection ; nous passerons à 60 000 d'ici 2011. Et je veux dire que pour cela, l'Etat sera présent aux côtés des collectivités locales qui s'engagent de plus en plus fortement en faveur de la protection des populations.

Notre deuxième axe, c'est la lutte contre les cambriolages.
En sept ans, ils ont baissé de 28 %.
En 2009, 96 cellules anti-cambriolages ont été créées dans les départements et l'implication de la police technique et scientifique sur les lieux de cambriolage est en passe de devenir systématique.
Un travail approfondi sur les filières de recel est d'ores et déjà engagé.
Parallèlement, nous travaillons à étendre à toutes les périodes de vacances scolaires l'opération "tranquillité vacances" qui a fait ses preuves durant les vacances d'été.

Troisième axe, c'est la lutte contre les escroqueries et les infractions économiques et financières, notamment celles commises sur Internet par l'utilisation frauduleuse des cartes bancaires.
Pour cela, nous nous appuierons toujours plus sur l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux technologies de l'Information et de la Communication, qui centralise les plaintes, notamment toutes celles qui touchent des sites commerciaux.

Enfin, c'est là une de nos lignes d'action primordiales, nous devons agir encore plus efficacement face au trafic de stupéfiants et à l'économie souterraine. Ce trafic de stupéfiants, cette économie souterraine qu'il génère, déstructurent nos quartiers et gâchent la vie et l'avenir de toute une partie de notre jeunesse.
En 2009, plus de 150.000 personnes ont été interpellées pour des faits de trafic, d'usage ou de revente. 60 tonnes de cannabis ont été saisies, plus de 5 tonnes de cocaïne et près d'une tonne d'héroïne, pour un montant total de 20 millions d'euros.
Pour les quatre premiers mois de 2010, ce sont déjà plus de 24 tonnes de cannabis, près de 700 kilos de cocaïne qui ont été saisis.

Je veux, à cette occasion, féliciter, au nom du Gouvernement, les services de police pour leur action; je pense notamment à ceux qui, le 3 mai à Argenteuil, ont interpellé 12 personnes pour trafic de stupéfiants et permis la saisie de 12 kilos de cannabis et 500.000 euros d'avoirs criminels.
Ce travail local est aussi crucial pour affaiblir les réseaux de la drogue que celui qui s'opère au niveau international.
Dans cette logique, un plan national de lutte contre la drogue a été lancé par Brice HORTEFEUX en décembre dernier. Il prévoit d'agir aussi bien sur les gros trafics que sur les dealers de proximité et il va être décliné dans chaque département.

Parallèlement, nous accentuons la coopération de la police avec le fisc et les douanes, pour mieux lutter contre le blanchiment de l'argent.
L'activité des Groupements d'Intervention Régionale a été fortement recentrée sur les stupéfiants.

Depuis le début de 2010, ces Groupements ont consacré près de la moitié de leur activité, et leur participation à 371 opérations judiciaires et administratives, ils ont déjà permis d'interpeller 2130 personnes, et de saisir près de 15 millions d'euros en numéraires, en comptes bancaires, en immeubles ou en autres valeurs.

Depuis le 1er décembre, 50 agents du fisc qui sont répartis sur les 43 sites les plus sensibles, sont désormais complètement associés aux sûretés départementales pour traquer les délinquants.

Notre objectif, avec le Ministre de l'Intérieur, c'est de frapper les délinquants au portefeuille. C'est de saisir tous les biens issus de l'argent de la drogue, à commencer par les véhicules de luxe.
L'enjeu, c'est une dizaine de millions d'euros par an d'avoirs criminels, que nous allons identifier grâce à la Plateforme d'Identification des Avoirs Criminels.

Mesdames et Messieurs,
Le combat contre la violence, c'est d'abord, bien sûr, principalement l'affaire de l'Etat, mais ce n'est pas seulement l'affaire de l'Etat et des forces de l'ordre. C'est l'affaire de la République toute entière.

Si nous voulons faire reculer la violence, il faut que les forces de l'ordre se sentent soutenues par l'ensemble de la communauté nationale. La lutte contre la délinquance, c'est l'affaire des citoyens, c'est l'affaire des familles, c'est l'affaire des associations, c'est aussi une affaire de valeurs communes parce que c'est bien toute notre société qui doit se dresser face à la culture de la force, du mépris et de la haine.
Les policiers, les gendarmes ont besoin de s'appuyer sur le ressort civique de la population. Et c'est au fond, une grande chaîne partenariale forte qui doit pouvoir soutenir leurs efforts en amont.

Nous avons récemment avec le ministre de l'Education nationale et le Ministre de l'Intérieur, annoncé de nouvelles dispositions pour lutter contre la délinquance dans les établissements scolaires, sans doute l'une des plus insupportables. Mais je veux dire que, on ne pourra jamais lutter efficacement contre la délinquance dans les établissements scolaires si les enseignants ne sont pas respectés, si les familles n'ont pas à coeur, comme principal devoir, d'inculquer à leurs enfants le respect des règles. S'il n'y a pas de respect des règles à la maison, comment peut-on imaginer que les enfants comprennent, qu'il faille en respecter, s'agissant de la voie publique ou des établissements scolaires ?

Nous voyons bien que pour mettre en oeuvre cette approche globale de la sécurité, nous avons besoin des élus et nous avons besoin en particulier des maires, qui ont un rôle crucial à jouer.

La loi du 5 mars 2007 sur "la prévention de la délinquance", confie aux maires un rôle essentiel qu'ils doivent tenir avec l'appui de partenariats opérationnels et rigoureusement évalués. C'est toute l'ambition du Plan national de prévention de la délinquance.
Pour qu'elles soient efficaces et qu'elles soient crédibles, ces politiques de prévention doivent être systématiquement évaluées, dans leurs méthodes et leurs moyens. Et j'ai demandé dans cet esprit, qu'une mission nationale d'évaluation de la délinquance soit mise en place dans les prochains mois, afin que les meilleures pratiques puissent être retenues et généralisées.

Mais bien sûr, la chaîne de la sécurité doit être aussi solide en aval, avec une justice ferme.
Parce que la police a besoin d'être épaulée par la population, et de travailler dans un lien de confiance avec elle, nous avons créé les Unités Territoriales de Quartier.

La tâche de ces Unités, c'est de lutter sur un quartier bien défini contre la délinquance, contre les violences urbaines, contre les trafics. C'est aussi de rechercher du renseignement opérationnel et d'identifier et interpeller les fauteurs de troubles.
Il ne s'agit en aucun cas de revenir à l'expérience malheureuse de la police de proximité qui, de 1997 à 2002, avait fait sortir les policiers de leur coeur de métier.
Pour autant, il est primordial de favoriser le lien de la police à la population qu'elle protège. C'est la raison pour laquelle, après des audits extrêmement favorables, nous décidé de conforter les UTEQ, qui ont d'ores et déjà fait leurs preuves depuis leur création en 2008.
A ce jour, 34 unités ont été mises en place, sur 21 départements. Chacune regroupe une vingtaine de policiers qui assurent des patrouilles à pied ou à bord de véhicule. Dans le Val-d'Oise, 2 unités sont pleinement opérationnelles, l'une à Cergy et l'autre à Villiers-le-Bel, dont j'ai eu l'occasion tout à l'heure d'entendre son responsable et je voudrais lui dire tout mon respect et toute mon admiration.

Mesdames et Messieurs,
Le respect dû à ceux qui incarnent le principe d'autorité doit être constamment réaffirmé, et je veux dire que ça vaut pour les policiers, ça vaut pour les gendarmes, mais ça vaut aussi pour les enseignants, pour les gardiens d'immeuble, pour les conducteurs de bus.

Cette visite, c'est l'occasion pour moi, au nom du Gouvernement, et en présence du ministre de l'Intérieur, de dire toute l'estime qui est la nôtre, toute l'estime qui est la mienne, tout mon soutien aux hommes et aux femmes qui exercent un métier qui les conduit à encourir des risques quotidiens.

Chaque année, 24 policiers et gendarmes décèdent en moyenne dans l'exercice de leur mission, tandis que 12.200 d'entre eux sont blessés.
Hier soir encore, Aurélie Fouquet, cette policière municipale de Villiers-sur-Marne, a perdu la vie. En 2009, ce sont 247 policiers du Val-d'Oise qui ont été blessés, dont, vous l'avez rappelé, Monsieur le Maire, une douzaine à Ermont.

Dans ce département, les événements de Villiers-le-Bel de novembre 2007, sont encore présents dans les mémoires ; les violences urbaines avaient fait plusieurs dizaines de blessés, parmi les policiers, parfois par arme à feu.
Dans un contexte exceptionnel, ces hommes et ces femmes ont fait preuve d'une maîtrise et d'un sang froid qui les honore, et ont réussi à rétablir l'ordre républicain en 48 heures.

Votre discernement et votre rigueur ont évité que ne dégénère une situation critique.
Ces qualités, je sais que vous les manifestez quotidiennement.
Et au nom du Gouvernement, je veux que vous soyez assurés de la reconnaissance de la Nation pour le courage et le sens du devoir avec lesquels vous assurez la protection des Français.


Source http://www.gouvernement.fr, le 25 mai 2010

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