Déclaration de M. Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur le financement du projet Iter, à l'Assemblée nationale le 8 juin 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur le financement du projet Iter, à l'Assemblée nationale le 8 juin 2010.

Personnalité, fonction : LELLOUCHE Pierre.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2010

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,


Je voudrais vous dire que le projet de réacteur à fusion thermonucléaire qui doit être implanté à Cadarache est un enjeu scientifique fondamental pour la France et pour l'Europe. C'est le plus grand programme scientifique de la planète. Il regroupe les plus grands pays scientifiques du monde : Etats-Unis, Inde, Chine, Russie, Corée du Sud, Japon.

Oui, l'Europe en est l'hôte. Oui, je l'ai négocié en 2003 pour la France et cette installation est à Cadarache au grand bénéfice de la région PACA : 3 000 emplois de recherche, 1,5 milliard d'euros qui vont être investis dans les cinq ans, des retombées fondamentales pour notre industrie dans les matériaux de haute technologie.

Et c'est cela, Monsieur le Député, que vous comparez à Spider-man 2 ?

Les responsables de gauche en PACA, M. Vauzelle, M. Bianco, comme les députés du groupe UMP, en particulier Mme Joissains-Masini, étaient tous d'accord pour ce projet. C'est pour des raisons électorales misérables que vous avez changé d'avis au moment des dernières régionales.

Alors, je vous le dis, Monsieur le Député, le gouvernement a tout à fait l'intention de poursuivre ce projet. Tout à fait ! Nous allons trouver les réponses financières adaptées. C'est vrai que l'organisation internationale est lourde. Mais les surcoûts sont normaux, s'agissant d'une coopération internationale aussi importante. C'est la source de l'énergie de la planète à la fin de ce siècle, à partir du thorium et de l'eau de mer. Je vous demande de reconsidérer votre position. Votre position n'est pas un service pour la France.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 10 juin 2010

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