Déclaration de Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports, sur le don et la greffe d'organes, Le Kremlin-Bicêtre le 22 juin 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports, sur le don et la greffe d'organes, Le Kremlin-Bicêtre le 22 juin 2010.

Personnalité, fonction : BACHELOT-NARQUIN Roselyne.

FRANCE. Ministre de la santé et des sports

Circonstances : 10ème journée nationale sur le don d'organes au Kremlin-Bicêtre le 22 juin 2010

ti :


Monsieur le ministre et directeur général de l'agence régionale de la santé, cher Claude EVIN,
Madame la directrice de l'hôpital de BICETRE, chère Christine WELTY
Madame la directrice générale de l'agence de la biomédecine, chère Emmanuelle PRADA-BORDENAVE,
Messieurs les professeurs, cher Gérard BENOIT, cher Bernard CHARPENTIER,
Mesdames et Messieurs,


Si, à mon grand regret, je ne suis pas aujourd'hui physiquement parmi vous, je voulais, par ce message, rappeler une nouvelle fois mon engagement en faveur du don d'organes.

Cette 10ème journée nationale du don d'organes, est l'occasion de redire qu'après l'année de la grande cause nationale en 2009, le Gouvernement souhaite, maintenir, plus que jamais, son action en faveur de la greffe et du prélèvement.

Chaque année, la greffe d'organes permet en effet, de sauver la vie ou d'améliorer considérablement la qualité de vie de plus de 4 500 malades. C'est cette finalité du don que rappelle ce nouveau message de sensibilisation : « Don d'organes. Pour sauver des vies, il faut l'avoir dit. ».

Ainsi, pour la 10ième édition de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes, je souhaite avec l'Agence de la biomédecine rappeler à toutes les personnes qui sont favorables au don d'organes l'importance de partager leur décision avec leurs proches.

Alors même que les besoins de nos concitoyens augmentent, ce message de solidarité est un appel à la conscience de chacun. Il devrait permettre de susciter la réflexion, pour faire en sorte que chacun se sente concerné, que chacun ait l'occasion d'envisager, en toute connaissance de cause, cette possibilité de don.

La croissance des greffes, après avoir progressé de manière remarquable, semble aujourd'hui s'essouffler. En 2000, le Gouvernement a mis en place un « Plan greffe » avec 25 mesures et actions qui ont permis de soutenir et d'améliorer la greffe en France pour le bénéfice des malades. Grâce à cette mobilisation, le prélèvement et la greffe ont connu une croissance sans précédent : près de 50% d'augmentation jusqu'en 2008.

L'activité de greffe rénale notamment, cher Gérard Benoît, est passée d'environ 1 900 greffes annuelles à près de 3 000. Le « Plan greffe » est ainsi à l'origine de près de 5 500 greffes rénales supplémentaires au cours de la dernière décennie.

Ce sont des milliers de malades insuffisants rénaux dont la durée et la qualité de vie ont été radicalement améliorées.

On pourrait aussi rappeler que l'impact médico-économique de la greffe est particulièrement important dans le cas de la prise en charge de l'insuffisance rénale puisque les patients greffés ont moins recours au système de soins que les patients dialysés. Cependant, l'essentiel, bien évidemment, reste le gain tangible et vital de la greffe pour les milliers de malades qui en bénéficient.

* Et pourtant, depuis 2008 l'activité de greffe n'enregistre plus de réelle progression alors que le besoin, lui, ne cesse d'augmenter : en 2009, plus de 14 400 malades ont eu besoin d'une greffe. Seuls 4 580 ont pu être greffés. Ces chiffres, en eux-mêmes, sont éloquents.

Pour répondre à ce besoin, je vous annonce aujourd'hui, que je demande à l'Agence de la biomédecine de mener une réflexion que je souhaite collective, sur la meilleure de donner un nouvel élan à la greffe dans notre pays. L'égal accès de tous à des soins de qualité, la pérennité du modèle de financement solidaire de notre système de santé, la réduction des inégalités, et le renforcement du caractère fondamentalement humain et porteur de lien social de notre système de santé, constituent, vous le savez les axes du nouveau pacte solidaire de santé que je propose aux Français. Dans ce cadre, je souhaite tout particulièrement que des mesures nouvelles soient lancées pour répondre aux besoins des patients.

Soyez assurés de ma détermination à agir en ce sens. Je vous souhaite, à toutes et à tous, une fructueuse journée de travail et d'échanges qui contribuera efficacement à l'amélioration de la prise en charge de vos patients.


Je vous remercie.


Source http://www.sante-sports.gouv.fr, le 23 juin 2010

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