Déclaration de M. Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, sur les missions du Centre international d'études pédagogiques, Sèvres (Hauts-de-Seine) le 28 octobre 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, sur les missions du Centre international d'études pédagogiques, Sèvres (Hauts-de-Seine) le 28 octobre 2010.

Personnalité, fonction : CHATEL Luc.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale, porte-parole du gouvernement

Circonstances : Inauguration des travaux du Centre international d'études pédagogiques (CIEP) à Sèvres le 28 octobre 2010

ti : Monsieur le Ministre, cher Patrick,
Madame la Présidente du Conseil d'Administration, chère Catherine,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Maire de Sèvres,
Monsieur le Directeur du CIEP,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'administration,
Mesdames et Messieurs,


C'est un grand plaisir pour moi d'être avec vous ce matin dans ce lieux prestigieux s'il en est, dont Catherine Colonna a tout à l'heure narré les principales étapes historiques. Les hasards de l'agenda ont fait qu'il m'a fallu attendre ce jour pour venir pour la première fois au CIEP et cette visite me remplit donc de joie car je souhaitais depuis longtemps venir ici dans ces bâtiments somptueux où tant d'experts internationaux de l'Éducation se sont donné rendez-vous.

Le CIEP est, en effet, un opérateur important, reconnu aux quatre coins de la planète, et je sais combien autour de son directeur actuel Roger Pilhon, les collaborateurs de l'établissement font tout leur possible pour que la marque CIEP conserve le lustre que Gustave Monod avait souhaité lui donner après-guerre.

Tout en adaptant en permanence leurs missions aux évolutions des demandes de coopération de nos pays partenaires, à l'exemple récent du Maroc.

Tout en organisant régulièrement des rencontres de très haut niveau rassemblant les meilleurs experts internationaux.

Tout en répondant aux demandes nombreuses de la tutelle : merci ainsi, Mesdames et Messieurs, pour ne citer que des exemples de brûlante actualité, d'avoir permis le rassemblement des assistants de russe dont je me suis entretenu récemment avec mon collègue Andreï Foursenko ou d'organiser bientôt la réunion des experts du sommet 5+5 Éducation, un événement qui me tient très à coeur et qui aura lieu à Tunis en février prochain.

Au CIEP, les chiffres sont impressionnants :

* 5 000 personnes accueillies en séminaires ou en stages ;
* 400 000 candidats annuels aux certifications de français langue étrangère dans 165 pays ;
* 8 000 attestations de reconnaissance de diplômes délivrées annuellement ;
* 8 000 assistants de langue en mobilité entrante et sortante, dans 53 pays ;
* 500 experts dans le réseau ;
* 6 300 000 visites annuelles sur les différents sites Internet animés par le CIEP ;

Et tout cela pour un budget de 24 millions d'euros !

Mais le CIEP n'est pas uniquement un lieu où l'on aime à se retrouver parce que les bâtiments sont exceptionnellement beaux, surtout depuis cette oeuvre de rénovation, merci messieurs qui vous êtes astreints à ce travail.
Ou parce que des hommes importants y sont venus en formation ou en séminaire ?

C'est aussi un lieu où l'on travaille et où l'on travaille beaucoup.
Ses deux pôles d'activités Éducation et Appui au développement du Français langue étrangère, le FLE, sont absolument essentiels pour l'avenir de notre action à travers le monde. Non seulement pour que la France conserve des parts de marché dans l'expertise internationale en matière éducative. Mais aussi pour faciliter le travail de tous les acteurs qui ont la responsabilité de rendre chaque jour plus intense le développement du français hors de nos frontières et de faciliter les échanges et les mobilités linguistiques.

Sans le CIEP et son travail de fourmi dans la reconnaissance des diplômes, la gestion des certifications nationales de FLE, le suivi des programmes de mobilité ou l'appui à l'apprentissage des langues étrangères, notre position dans le monde ne pourrait rester la même.

Par ailleurs, le CIEP est aussi un lieu d'information et de réflexion unique en France grâce à :

* son centre de ressources et d'ingénierie documentaires unique en son genre ;
* la Revue internationale d'éducation de Sèvres, reconnue partout à travers le monde francophone comme un lieu de débats, de réflexion et d'information exceptionnel sur les grandes questions éducatives traitées dans leur dimension internationale ;
* sa capacité à accueillir séminaires, colloques et conférences internationales sur des questions d'actualité éducative.

Si le CIEP a une histoire, il est temps désormais de lui offrir un avenir à la hauteur de ces murs étonnants. Je sais que le conseil d'administration de ce matin y a contribué. Je sais aussi qu'un prochain conseil extraordinaire sera l'occasion d'adopter avant la fin de l'année un nouveau contrat de performance. Il va permettre à l'établissement de se recentrer sur ses missions les plus performantes, car, comme le CIEP est efficace, on a parfois eu la fâcheuse habitude de lui imposer des actions qui auraient pu, sans difficultés, être confiées à d'autres institutions.

Les pistes sont connues : consolidation des actions de labellisation et de certification en FLE, renforcement du service de veille sur les appels d'offres en éducation, présence plus visible à Bruxelles afin d'être au plus près des décideurs de grands marchés de coopération multilatérale, communication plus forte en matière d'appui à l'enseignement et de diffusion du français à l'étranger, appui constant au développement du plurilinguisme en Europe. Elles devraient satisfaire à la fois les mânes de Gustave Monod et faciliter un nouvel élan propre à satisfaire tous ceux, et ils sont nombreux, qui aiment notre opérateur.

Bravo pour ces très beaux travaux et bonne chance donc maintenant pour que ces bâtiments puissent voir en leur sein le CIEP entamer un nouveau siècle de rayonnement. Et, je l'espère, à très bientôt.


Source http://www.education.gouv.fr, le 2 novembre 2010

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