Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question posée sur l'interdiction faite aux services de renseignement de recueillir des données personnelles auprès des opérateurs téléphoniques, à l'Assemblée nationale le 10 novembre 2010. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question posée sur l'interdiction faite aux services de renseignement de recueillir des données personnelles auprès des opérateurs téléphoniques, à l'Assemblée nationale le 10 novembre 2010.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Question posée par M. Jean-Marc Ayrault, député (PS) de Loire-Atlantique et président du groupe SRC à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale le 10 novembre 2010

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le Président Ayrault,


Avec tout le respect que je vous dois et toute l’amitié que je vous porte, je pense que vous vous êtes seulement trompé d’époque. Vous parlez d’un président de la République qui écoutait tout Paris. Ce qui d’ailleurs avait occasionné un tel scandale, que la majorité de l’époque avait cru nécessaire de faire voter une loi, la loi de 1991, dont je veille, avec le ministre de l’Intérieur, scrupuleusement à l’application. Cette loi de 1991 a créé une Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité ; cette commission nationale est une commission indépendante, je veux dire qu’elle fait son travail avec beaucoup d’efficacité, et je suis très attentif à ce que l’on mette en œuvre les recommandations qu’elle nous fait régulièrement au vu des travaux de contrôle qui sont les siens, et vous le savez bien, puisque dans cette commission siègent des parlementaires.

La vérité, monsieur le député Ayrault, c’est qu'il n’y a pas de complot, il n’y a que l’intérêt national. Et l’intérêt national commande que les Services de renseignement aient des moyens d’action, des moyens d’action pour lutter contre le terrorisme, des moyens d’action pour lutter contre l’espionnage, des moyens d’action pour lutter contre la criminalité organisée, et cela, dans le strict respect des libertés publiques. Ce strict respect des libertés publiques qui impose que les interceptions et toutes les données qui s’y rattachent soient strictement limitées, et soient contrôlées de façon étroite.

Voilà quelle est la ligne de conduite du Gouvernement, tout le reste, monsieur Ayrault, ce ne sont que fantasmes.


Source http://www.gouvernement.fr, le 15 novembre 2010

Rechercher