Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les ambitions et les enjeux de la diplomatie française, Brasilia le 22 février 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les ambitions et les enjeux de la diplomatie française, Brasilia le 22 février 2011.

Personnalité, fonction : ALLIOT-MARIE Michèle.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Voyage de Michèle Alliot-Marie au Brésil les 21 et 22 février 2011 : déclaration en réponse à la tribune du 22 février du groupe "Marly" (collectif de diplomates critiques), publiée dans "Le Monde" du 23 et intitulée "On ne s'improvise pas diplomate"

ti : Je n'ai pas pour habitude de répondre aux articles ou aux tribunes, surtout quand je suis à l'étranger et quand la tribune est anonyme.

Je souhaite toutefois apporter quelques commentaires.

Les diplomates sont des professionnels très compétents, et travaillent au service de notre pays avec un grand dévouement.

Ils connaissent les enjeux compliqués des relations internationales.

Nous avons l'un des réseaux diplomatiques les mieux implantés et les plus présents sur la planète.

Mon ambition aujourd'hui est de faire du Quai d'Orsay l'instrument moderne d'une diplomatie efficace, d'une diplomatie au service des ambitions de notre pays. En travaillant dans deux directions :

- Faire de ce ministère un outil plus performant d'aide à la décision pour le président de la République et le gouvernement, en améliorant sensiblement ses capacités d'anticipation et de prospective. Ce n'est pas une critique, c'est une obligation.

- Faire du Quai d'Orsay un pôle de l'influence française dans le monde, grâce notamment à ses établissements d'enseignement et à une conception moderne de la Francophonie.

L'instrument diplomatique doit être amélioré et renforcé.

C'est ainsi que la France pourra, dans les années à venir, jouer un rôle majeur sur les plans économique, politique, culturel, scientifique et universitaire.

Pour améliorer et renforcer l'outil diplomatique, nous devons simplifier et accélérer la transmission de l'information, et mieux travailler en réseau.

Nous devrons ouvrir davantage le recrutement de nos diplomates, améliorer la formation, être encore plus présent sur le terrain, parler aux gouvernements des pays étrangers mais être encore plus à l'écoute des sociétés civiles, des associations, des ONG, des défenseurs des droits de l'Homme.

Les diplomates, au premier des rangs desquels les ambassadeurs, sont l'image de la France. Ils ont évidemment toute ma confiance. Ils savent parfaitement que la modernisation est une obligation de l'administration. Je sais qu'ils veulent cette modernisation.

Nicolas Sarkozy est le président de la République. Il est la voix de la France.

Que ce soit notamment dans le cadre de l'Union européenne, à l'ONU, au G8, au G20, en Afrique, au Proche et Moyen-Orient, la politique étrangère menée par le président de la République est claire, ambitieuse, courageuse et efficace.

Rappelez-vous de la Géorgie en 2008, rappelez vous des débuts de la crise financière. Où serions-nous aujourd'hui sans les initiatives du président ?

Nicolas Sarkozy est fidèle aux valeurs de notre pays et la France tient son rang grâce à lui.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 février 2011

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