Déclaration de M. Thierry Mariani, secrétaire d'Etat chargé des transports, sur les relations entre la France et le Cambodge, à Phnom Penh le 31 mars 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Thierry Mariani, secrétaire d'Etat chargé des transports, sur les relations entre la France et le Cambodge, à Phnom Penh le 31 mars 2011.

Personnalité, fonction : MARIANI Thierry.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux transports

Circonstances : Visite à l'occasion de la réouverture par Air France de la ligne Paris Phnom Penh, aéroport de Phnom Penh le 31 mars 2011

ti : Monsieur le vice-Premier ministre,
Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur l'ambassadeur,
Messieurs les présidents et directeurs,
Mesdames et messieurs,


Permettez-moi tout d'abord, Monsieur le vice-Premier ministre, de vous remercier très sincèrement de l'honneur que vous me faites, et à travers moi à l'ensemble de la délégation et des passagers de ce vol, de venir, ici, sur le tarmac de votre aéroport, pour nous accueillir personnellement à notre arrivée sur le sol cambodgien. Soyez assuré que nous y sommes particulièrement sensibles.

Au-delà, je suis, naturellement, très heureux d'être parmi vous aujourd'hui, à Phnom Penh, pour cet évènement, pour ce double évènement devrais-je plutôt dire, qui vient renforcer le lien indissoluble qui unit nos deux nations.

Ce lien d'amitié profond s'inscrit dans l'histoire longue et particulièrement dense des relations franco-cambodgiennes que je veux, par ma présence ici, saluer et bien entendu pérenniser.

S'agissant de la réouverture de cette ligne Air France, et de l'anniversaire de la présence de Vinci sur votre territoire et dont j'aurais l'occasion de reparler ce soir, je ne peux que souscrire aux mots que viennent de prononcer leurs éminents représentants respectifs.

Ils sont l'aboutissement, à ce jour, de la volonté qu'a la France de donner aux relations historiques entre nos deux pays un nouvel élan. Cette volonté requiert un partenariat renouvelé fondé notamment sur l'approfondissement des relations économiques et commerciales.

Chacun se souvient de la visite officielle du Premier Ministre M. Hun Sen en France, en juillet 2009.

C'est à cette occasion que nous avons décidé de faire converger nos réflexions quant à la nécessaire relance de la coopération bilatérale.

Quatre initiatives ont ainsi vu le jour : 1/ un forum des ONG qui s'est déroulé, le 18 février 2010 à Phnom Penh, 2/ une revue de portefeuille de l'AFD visant à répertorier les instruments financiers de la nouvelle coopération ainsi que les secteurs concernés, 3/ l'organisation d'Assises universitaires, scientifiques, culturelles, 4/ et un rendez-vous d'étape économique centré sur les investissements dans les secteurs agricole et touristique.

Cette dynamisation de nos relations a été consacrée par la signature d'un Document d'orientation pour la coopération entre la France et le Cambodge, pour la période 2011-2013.

Le nombre des filiales d'entreprises françaises atteint désormais la cinquantaine parmi lesquelles Vinci, porte-drapeau de nos entreprises au Cambodge, mais aussi Accor, Total, Thales, Alcatel, Bolloré, Pont-à-Mousson et bien d'autres encore.

Cette visibilité des entreprises françaises s'accompagne aussi, et je ne peux que m'en féliciter, d'une croissance forte de la population immatriculée au consulat.

J'ajoute que le Cambodge, s'il a été frappé par la crise de 2008 et 2009 a vu sa croissance redémarrer vigoureusement en 2010 (5,5%) et s'emploie à consolider les points forts de son économie tout en cherchant à élaborer un nouveau modèle, plus industriel, plus diversifié et tourné vers l'exportation.

C'est une nécessité justifiée, d'une part, par l'adhésion du Cambodge à l'OMC, d'autre part par la volonté d'intégration régionale qui requiert une amélioration de sa compétitivité afin que de s'adapter au nouvel environnement créé par une éventuelle zone de libre-échange asiatique.

Tout cela pour dire l'importance des infrastructures qu'il s'agisse des routes, des réseaux de production et de transport d'énergie, et des télécommunications, levier indispensable pour la réussite de ce projet de modernisation économique.

La promotion d'une nouvelle organisation spatiale du Cambodge s'inscrit en outre dans une stratégie d'intégration parfaitement cohérente, au sein d'un sous-ensemble régional à l'échelle du Bassin du Mékong.

C'est évidemment un élément majeur qui contribuera à affirmer la présence cambodgienne sur la scène internationale, à l'échelle du sud-est asiatique.

Comment ne pas se réjouir dans ce contexte de mutation prometteur, de la réouverture par Air France de la ligne Paris Phnom Penh qui témoigne de la vitalité et de l'excellence qui caractérise les relations existant entre la France et le Cambodge.

Air France en effet, a décidé de reprendre dès le 27 mars 2011 les services aériens entre Paris et Phnom Penh, en lançant déjà trois vols hebdomadaires entre Paris-Charles de Gaulle et Phnom-Penh, permettant pour la première fois à ses voyageurs de relier la capitale du Cambodge sans devoir changer d'avion.

Je veux bien-sûr remercier très chaleureusement les dirigeants et les salariés de la compagnie pour leurs efforts qui nous ouvrent de belles perspectives.

Je suis convaincu que cette initiative, salutaire, donnera un nouvel élan aux échanges culturels et économiques entre nos deux peuples. C'est aussi une bonne nouvelle pour l'activité touristique du Cambodge et la visite de ses sites culturels les plus prestigieux. A l'inverse, j'espère que la France vous sera elle-même plus facile d'accès.

L'amitié qui nous unit a aussi pour la France la valeur d'un engagement. Au-delà même de la présence économique de la France par le truchement de ses entreprises, et de sa contribution au développement du Cambodge concrétisée par l'octroi de nouveaux FASEP (Fonds d'aide au secteur privé), ou de prêts de l'AFD, la relation franco-cambodgienne trouve une énergie sans cesse renouvelée par notre adhésion commune aux valeurs de la francophonie.

Le Cambodge est, des trois pays de l'ancienne Indochine française, celui qui est le plus francophone, à un niveau dépassant très largement le cercle des élites dirigeantes. Ce passé partagé et cette adhésion à une communauté de valeurs signale – j'en suis convaincu- la robustesse de notre amitié.

Je considère à cet égard la réouverture de cette ligne comme le symbole de cette relation fondée sur la réciprocité de nos échanges, qu'ils soient humains, culturels ou économiques. C'est un atout pour notre avenir commun.

Monsieur le vice-Premier ministre, encore merci pour votre accueil et vive l'amitié franco-cambodgienne.


Je vous remercie.


Source http://www.developpement-durable.gouv.fr, le 1er avril 2011

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