Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question d'actualité à l'Assemblée nationale sur la Côte d'Ivoire, Paris le 24 mai 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question d'actualité à l'Assemblée nationale sur la Côte d'Ivoire, Paris le 24 mai 2011.

Personnalité, fonction : JUPPE Alain.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Réponse d'Alain Juppé à une question d'actualité à l'Assemblée nationale à Paris le 24 mai 2011

Samedi dernier, Monsieur le Député, le président de la République et la délégation qui l'accompagnait ont assisté, à Yamoussoukro, à l'investiture du président Ouattara, qui a prononcé un discours de haute tenue, un discours de réconciliation nationale qui nous a donné de grandes raisons d'espérer dans l'avenir de la Côte dIvoire.

Cela dit, les défis qu'il a à relever sont immenses, et nous avons exprimé notre disponibilité pour l'accompagner et l'aider, non dans un esprit colonisateur, mais dans un souci de coopération et d'aide envers un pays qui le souhaite, dans le respect de sa souveraineté.

Nous allons travailler dans une double direction. Nous œuvrerons tout dabord pour la reconstruction économique de la Côte dIvoire. L'Agence française de développement a déjà dégagé des moyens importants. Le président de la République a annoncé un contrat de désendettement et de développement particulièrement ambitieux ; nous interviendrons au profit des PME pour faciliter leur financement. Le G8 accueillera l'Afrique, notamment la Côte d'Ivoire, et le Premier ministre se rendra sur place en personne au mois de juillet, pour accentuer encore l'effort de la France.

Par ailleurs, nous allons œuvrer à la consolidation de la paix et de la sécurité, en appuyant la restructuration des forces armées ivoiriennes et le maintien d'une force robuste des Nations unies, mais également en adaptant notre propre dispositif, la force Licorne ayant en effet vocation à retrouver des effectifs plus modestes.

Je puis en tout cas vous dire, Monsieur le Député, que lorsque, à Yamoussoukro, devant une vingtaine des chefs d'État africains et devant le secrétaire général des Nations unies, nous avons entendu l'immense foule de la jeunesse africaine scander le nom de la France et le nom du président de la République dans les rues de la capitale politique de la Côte d'Ivoire, nous nous sommes dit que nous avions bien travaillé pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique !


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 26 mai 2011

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