Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur l'utilisation par la France d'hélicoptères de combat en Libye, au Sénat le 26 mai 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur l'utilisation par la France d'hélicoptères de combat en Libye, au Sénat le 26 mai 2011.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Question au Gouvernement posée par M. Michel Billout, sénateur (CRC-SPG) de Seine-Maritime, au Sénat le 26 mai 2011

ti : "Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Monsieur le sénateur,


Que serait la situation humanitaire si les forces de monsieur Kadhafi étaient rentrées dans Benghazi ? Que serait la situation humanitaire en Libye si la ville de Misrata était tombée ? On peut donner des leçons, on peut souhaiter qu'un cessez-le-feu intervienne, en se lavant les mains de la réalité de la situation sur le terrain. La réalité c'est que si la France n'avait pris l'initiative qu'elle a prise, eh bien, aujourd'hui, les forces du colonel Kadhafi auraient pris le contrôle de l'ensemble du pays et la révolution aurait été étouffée dans l'œuf.

Alors, aujourd'hui nous respectons strictement les termes de la résolution des Nations Unies. Nous utilisons les forces de la coalition, pour empêcher les troupes du colonel Kadhafi de reprendre du terrain sur les insurgés. Et si nous avons indiqué qu'il était possible que nous engagions des hélicoptères de combat, c'est pour relâcher la pression sur Misrata. En effet, les forces du colonel Kadhafi, vous le savez, ont à plusieurs reprises essayé de prendre cette ville, en l'encerclant. Et il est très difficile pour les avions de la coalition de frapper ses troupes, parce qu'elles sont mêlées aux populations. Et c'est la raison pour laquelle nous pourrons, peut-être, être amenés à utiliser les hélicoptères de combat, des hélicoptères français, des hélicoptères d'autres pays de la coalition, pour empêcher les troupes du colonel Kadhafi de prendre Misrata, d'accroître leur pression sur les insurgés.

Mais en même temps, la France multiplie, avec la Grande-Bretagne notamment, les initiatives diplomatiques pour essayer de trouver le plus vite possible une solution politique à ce conflit. C'est ainsi que nous avons été à l'initiative de la mise en place d'un groupe de contact qui réunit l'ensemble des pays de la coalition, y compris un certain nombre de pays arabes, et nous avons multiplié les contacts avec les forces politiques sur le territoire de Libye, pour essayer d'obtenir que se noue un dialogue entre les autorités qui sont à la tête. (Vous voulez vous en occuper peut-être ? Cela avancerait plus vite, cela avancerait plus vite). Enfin franchement, on essaie de faire les choses pour essayer de protéger des hommes et des femmes qui se battent pour leur liberté, je pense que vous pourriez avoir un peu plus de respect pour le combat qui est conduit, et en tout cas, s'agissant du Parlement, je veux vous indiquer que grâce à la Constitution que vous n'avez pas votée, il y aura bien entendu, le moment venu, à la date prévue, un débat sur la question de l'autorisation donnée au Gouvernement français d'engager les forces en Libye.


Source http://www.gouvernement.fr, le 27 mai 2011

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