Conférence de presse de Mme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les grandes orientations de la réforme de la licence, Paris le 22 juin 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse de Mme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les grandes orientations de la réforme de la licence, Paris le 22 juin 2011.

Personnalité, fonction : PECRESSE Valérie.

FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

ti : Mon objectif, vous le savez, c'est de faire de la licence un diplôme national de référence pour les étudiants comme pour les employeurs :

- en donnant plus d'initiative aux universités, conformément à la logique de l'autonomie ;
- en offrant plus de garanties aux étudiants, qui sont en droit d'attendre d'un diplôme national, où qu'ils se trouvent, les mêmes conditions d'études et le même niveau de connaissance et de compétences. Les contenus, les parcours et les rythmes d'apprentissage peuvent être différents, la qualité doit être la même pour tous.

Je sors d'une réunion de travail avec le comité licence, où siègent tous les représentants de la communauté universitaire, sur les grandes orientations de la réforme de la licence, Celle-ci répond à trois principes :

1er principe : l'exigence académique

Parce qu'un haut niveau de connaissance est indispensable aussi bien à l'insertion professionnelle qu'à la poursuite d'études, je souhaite :

* définir un seuil minimal de 1 500 heures sur l'ensemble du cursus, ce qui représente une augmentation sensible du volume horaire pour environ la moitié des licences (la moyenne actuelle devient le minimum)

Aujourd‘hui, le volume horaire d'enseignement est inférieur à 1500 heures dans :
- 75% des formations en « Arts, lettres, langues » et en « Sciences humaines et sociales » ;
- 37% en « Droit, économie, gestion » ;
- 8% en « Sciences et techniques » et en « STAPS ».

* constituer un vrai socle pluridisciplinaire, avec des doubles diplômes, des formations innovantes.

2nd principe : la personnalisation

Parce que l'université doit accueillir tous les étudiants, nous devons passer d'une logique de sélection par l'échec à une démarche de réussite pour tous, grâce à des parcours diversifiés ; l'objectif, c'est de proposer des formations sur mesure tout en respectant le cadrage national de la licence. Et pour cela, nous devons :

- renforcer l'accompagnement des plus fragiles, dans la continuité des actions mises en oeuvre dans le cadre du plan réussite en licence : accueil à l'université, tutorat, enseignants référents, dispositifs de soutien et de réorientation (semestres rebond) ;
- proposer à ceux qui en ont le désir et les capacités des parcours renforcés : bi-licences, cycles préparatoires, etc, en multipliant les passerelles afin de permettre à chacun de les rejoindre au cours de leur cursus.

3ème principe, la professionnalisation

Parce que la découverte du monde professionnel, l'élaboration progressive d'un projet d'insertion et l'acquisition de compétences reconnues par les employeurs doivent être intégrées au cursus, afin d'aider l'étudiant à s'orienter et de garantir la lisibilité du diplôme :

* Nous avons besoin de référentiels de formation pour chaque grand champ disciplinaire, qui :

- fixent les objectifs de la formation et guident l'élaboration de l'ensemble de l'offre de niveau licence ;
- déclinent les compétences disciplinaires, transversales et pré-professionnelles que doivent acquérir tous les diplômés ;
- indiquent ce qu'implique la réalisation de ces objectifs en matière d'enseignements, de méthodes pédagogiques et d'évaluation des étudiants.

* Tous les étudiants doivent avoir la possibilité d'effectuer au moins un stage au cours de leur cursus.

Il s'agit aujourd‘hui de finaliser la réforme du premier cycle engagée dès 2007.

L'ensemble de la communauté universitaire s'est mobilisée dans le cadre du chantier « Réussite en licence », que les étudiants m'ont demandé d'ouvrir à mon arrivée dans ce ministère.

Le temps de la maturation s'achève. Les progrès accomplis depuis trois ans doivent désormais profiter à tous les étudiants.

La nouvelle licence doit s'inscrire dans le cadre d'une politique de formation claire et lisible pour tous.

C'est pourquoi je souhaite, à l'issue de la concertation menée depuis six mois avec tous les acteurs concernés, traduire ces initiatives dans un nouvel arrêté, qui sera présenté le 30 juin au Comité licence avant de l'être début juillet au CNESER.

Ce nouveau cadre réglementaire intégrera les évolutions survenues depuis 4 ans, clarifiera et précisera les enjeux de la nouvelle licence et garantira, dans le respect de l'autonomie des universités, un diplôme de qualité débouchant aussi bien sur l'insertion professionnelle que sur la poursuite d'études.


Source http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, le 23 juin 2011

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