Déclaration de M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé, sur l'accès et la prise en charge des soins dentaires et les tarifs des soins médicaux, Cap Estérel le 24 septembre 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé, sur l'accès et la prise en charge des soins dentaires et les tarifs des soins médicaux, Cap Estérel le 24 septembre 2011.

Personnalité, fonction : BERTRAND Xavier.

FRANCE. Ministre du travail, de l'emploi et de la santé

Circonstances : Univerité d'été de la Confédération nationale des syndicats dentaires à Cap Estérel le 23 septembre 2011

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Il est important pour moi de venir assister à votre université d’été, parce que vous connaissez mon attachement à la profession de chirurgien-dentiste.

Je partage les valeurs défendues par la CNSD, c’est-à-dire un meilleur accès aux soins dentaires pour tous. Vieillir en bonne santé est un défi majeur et, de ce point de vue, je crois au rôle essentiel de la prévention. Sur ce sujet nous devons aller beaucoup plus loin.

Aujourd’hui, je voudrais vous transmettre un certain nombre de messages.

Sur les prothèses dentaires d’abord. Je me suis battu à vos côtés au moment de la PPL Fourcade. La profession a parfois été montrée du doigt, et nous avons du faire preuve ensemble de beaucoup de pédagogie.

Bien sûr, le prix des prothèses est souvent mal compris, mais c’est la contrepartie de la prise en charge toujours très limitée des soins conservateurs.

Sur ces derniers, il faut garder en tête qu'ils ont fait l'objet d'une priorité dans les revalorisations depuis plusieurs années. Ils ont donc fait l'objet d'un effort conséquent.

Il est important en effet que le patient connaisse l’origine de la prothèse que son chirurgien-dentiste lui propose. La CNSD a fait des propositions très constructives, en particulier concernant le devis. Nos concitoyens sont en attente d’une meilleure information, c’est important et cela contribue à la confiance entre le chirurgien-dentiste et son patient.

Sur les assistants dentaires, je regrette la censure du Conseil constitutionnel.

Grâce à un travail très étroit, nous avions fini par trouver, grâce à vous M. le Président, une solution tout à fait équilibrée. Je pense qu’il serait bon de rester sur notre lancée et de reprendre ce point dès que possible. Il nous faut un vecteur juridique pour mieux organiser le travail.

J’entends les messages sur le paritaire et j’y souscris. Je vais devant le CNPS début octobre. Je veux un système adapté qui vous connaisse.

Sur le DPC, nous allons avancer. Je veux un système adapté, qui vous convienne et qui permette à davantage de chirurgiens dentistes de se former et d’évaluer leurs pratiques professionnelles

Je veux aider les professionnels de santé et leur offrir les conditions pour mieux exercer. Mon investissement dans les maisons de santé pluridisciplinaires va dans ce sens. Quand des élus me parlent de projets de MSP, je demande systématiquement s’il y a un fauteuil dentaire. Il n’y a pas que des généralistes ou des kinés ! Et la SISA permet la souplesse nécessaire.

Vous connaissez aussi mon intérêt pour l’accès aux soins en cas d’urgences dentaires, et en particulier l’accès aux soins des plus démunis.

La revalorisation de la prise en charge des soins pour les bénéficiaires de la CMU-C (4,2 millions de personnes) a bien fonctionné, je m’en félicite. Mais nous devons aller plus loin.

L’ouverture des cabinets doit être mieux coordonnée pour assurer la permanence des soins en dentaire et nous avons encore des inégalités dans les territoires : voilà pourquoi j’invite les chirurgiens-dentistes, en relation avec les services hospitaliers, à continuer à s’investir sur ce sujet. Faites-moi des propositions !

Il est essentiel aussi que la santé bucco dentaire s’améliore, et que l'indice carieux baisse sur les jeunes générations. C’est une responsabilité que nous avons envers les générations les plus jeunes.

Le programme « M tes dents », que j’ai lancé en 2007 fonctionne à cet égard très bien et donne de bons résultats. Il fonctionne en s'appuyant sur les chirurgiens-dentistes libéraux, sans nécessiter de moyens complémentaires. C'est un bon exemple des résultats que peut produire un programme de santé publique en s'appuyant sur les professionnels de santé, quand il se fait en partenariat et non pas quand il est imposé.

Enfin vous savez que je compte beaucoup sur les discussions entre partenaires conventionnels. Je sais pouvoir compter sur votre force de proposition. C’est l’intérêt de tout le monde de réaliser des économies pour dégager des marges de manœuvre pour la prise en charge. L’UNCAM doit prendre ses orientations et des discussions doivent intervenir avant la fin de l’année.

Sur les mutuelles complémentaires, l’augmentation de la fiscalité n’a représenté qu’un tiers de l’augmentation des tarifs des mutuelles. A quoi est due la différence ? La GFM par exemple a indiqué que ses tarifs n’augmenteraient pas cette année : comment font-ils alors ?

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Quand on a la chance d’avoir un des systèmes de santé les meilleurs du monde, même s’il est forcément perfectible, on se dit que l’on a des atouts pour continuer à en faire l’un des meilleurs systèmes dans dix ans.

Je compte sur vous et vous savez que vous pouvez compter sur mon soutien et sur mon écoute.

Je vous remercie.


Source http://www.cnsd.fr, le 11 octobre 2011

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