Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, suivie de questions - réponses sur le renforcement de la coopération bilatérale entre la France et la Russie, la crise de la zone euro, la situation en Syrie et la sécurité nucléaire, à Moscou le 18 novembre 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, suivie de questions - réponses sur le renforcement de la coopération bilatérale entre la France et la Russie, la crise de la zone euro, la situation en Syrie et la sécurité nucléaire, à Moscou le 18 novembre 2011.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : 16ème séminaire intergouvernemental franco-russe, à Moscou le 18 novembre 2011

ti : Mesdames et Messieurs,


Je voudrais remercier Vladimir POUTINE qui m’accueille pour la quatrième fois en Russie, depuis que j’ai l’honneur de diriger le Gouvernement de la République française.

Nous avons obtenu en 2010 – et en 2011 notamment – des résultats exceptionnels en matière d’augmentation des échanges entre la France et la Russie et en matière de réalisation de projets qui sont emblématiques de l’excellence française et de l’excellence russe dans le domaine de la technologie.

Ces résultats doivent beaucoup à Vladimir POUTINE, à l’impulsion qui a été la sienne et en particulier au climat de franchise et de confiance qu’il a su instaurer avec nous. Nous avons relevé les défis que nous nous étions fixés ici même l’année dernière, lors de la précédente édition du séminaire intergouvernemental, qui venait conclure l’année croisée France-Russie.

Nous avions indiqué qu’après autant de réussite, nous voulions tout faire pour maintenir la dynamique des relations franco-russes. Nous avons tenu le pari qui était le nôtre : non seulement le dialogue politique entre la France et la Russie est toujours aussi dense, comme le montrent les échanges incessants au plus haut niveau entre Paris et Moscou, non seulement l’année croisée 2010 va connaître son prolongement grâce aux saisons croisées franco-russes de la langue et de la littérature qui vont s’ouvrir à Moscou en janvier prochain, mais en plus 2011 a vu se concrétiser des réalisations qui témoignent du caractère exemplaire de notre partenariat stratégique.

Je veux en évoquer en particulier trois.

Le lancement réussi du vaisseau Soyouz depuis la base européenne spatiale de la Guyane française, est un évènement qui vient couronner plusieurs décennies de coopération franco-russe dans le domaine spatial, et vous savez que j’y suis d’autant plus sensible que je m’y étais personnellement impliqué lorsque j’étais moi-même Ministre de la Recherche.

Le deuxième évènement que je veux souligner c’est la signature du contrat portant sur la vente des bâtiments de projection et de commandement de type Mistral.

Et ensuite le troisième, c’est l’inauguration du gazoduc North Stream en Allemagne qui met en évidence les intérêts bien compris de l’Europe et de la Russie en matière d’énergie et, surtout, en matière de sécurité énergétique.

Nous avons par ailleurs avec la Russie une excellente relation sur la plupart des sujets, nous partageons beaucoup d’intérêts communs, dans le cadre du G8, du G20, dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous avons sur l’essentiel des positions communes que nous avons encore vérifiées lors de notre entretien, notamment lorsqu’il s’agit de faire évoluer les règles de l’économie mondiale pour leur donner plus de stabilité et plus de visibilité. Et dans ce contexte, je veux dire que je me réjouis que l’accession de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce soit enfin à portée de main après l’accord qui est intervenu avec la Géorgie. Ce sera une excellente nouvelle pour la Russie comme pour la France et l’Europe et – d’une façon plus générale – pour tous les partenaires économiques de la Russie.

Nous avons, à l’occasion de ce séminaire intergouvernemental, montré aussi que nous pouvions élargir le champ de notre coopération à de nouveaux domaines.

Ainsi après l’agriculture et la santé l’année dernière, je veux me réjouir des nouvelles coopérations qui sont en train d’être lancées dans le domaine de la justice, de la ville ou encore des transports.

Nous venons également d’adopter une déclaration très importante sur l’énergie nucléaire civile, qui met les principes de sûreté et de sécurité au cœur de notre coopération, ce qui est évidemment fondamental dans le contexte post-Fukushima.

Enfin, nos échanges se placent désormais sous le double signe du partenariat et de la modernisation.

Du partenariat parce que l’on ne compte plus les investissements croisés entre des entreprises françaises et des entreprises russes. Je pense notamment à RENAULT et AVTOVAS, à ALSTOM et à TMH, à TOTAL et à NOVATEK, et je pourrais poursuivre la liste.

Et puis le deuxième signe, c’est celui de la modernisation. Parce que la Russie sait qu’elle peut compter – lorsqu’elle le souhaite, lorsqu’elle en a besoin – sur le plein appui des entreprises et des administrations françaises, pour participer à des projets structurants.

Je pense ici à la cité de l’innovation de Skolkovo, je pense aux grandes infrastructures qui sont en passe d’être réalisées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ou pour la Coupe du monde de football. Et nous avons la chance d’avoir la tête du ministère de l’Economie français et à la tête du ministère de l’Economie russe deux passionnés de football qui, naturellement, ont largement contribué à faire en sorte que cette Coupe du monde profite aux intérêts des entreprises françaises et des entreprises russes, s’agissant de la construction des stades. Et puis avec je pense également l’aménagement touristique du Caucase du nord.

Enfin, je pense à la création par la Russie d’un Grand Moscou, comme nous avons lancé nous-même le projet du Grand Paris.

Mais j’aurai pu citer encore beaucoup d’autres sujets : les finances, les privatisations, la sécurité énergétique.

C’est dans ce contexte que j’ai rappelé à Vladimir POUTINE le prix que nous attachions à une décision positive d’investissement sur le champ gazier de Chtokman, ainsi que la candidature du consortium français à la construction de la ligne à grande vitesse Moscou/Saint-Pétersbourg.

Plus généralement nous sommes animés avec nos partenaires russes par une volonté d’améliorer tous les instruments de cette coopération, y compris en matière d’échanges humains.

Nous l’avons déjà fait en mettant en œuvre des accords en faveur de la mobilité entre la France et la Russie, en facilitant au maximum de ce que nous permet l’accord actuel entre l’Union européenne et la Russie et la délivrance des visas, et nous espérons d’ailleurs que des progrès très significatifs vont être faits en la matière lors du prochain sommet entre l’Union européenne et la Russie qui aura lieu ici le 15 décembre.

Lors de ce séminaire, nous avons également conclu des accords qui permettent de mieux encadrer des questions comme celles des adoptions et qui contribueront, je l’espère, à apporter des réponses concrètes à des situations souvent très douloureuses.

Voilà, je voudrais pour finir me réjouir que l’accord que nous venons de signer porte également la bonne nouvelle du règlement définitif du dossier de l’extension du lycée français. Ce lycée – dont bénéficient les familles françaises mais aussi beaucoup de familles russes– tout en conservant son emplacement historique actuel de Saint-Louis des Français, va pouvoir s’étendre dans des bâtiments voisins.

Cette extension sera effective, nous l’espérons, pour la prochaine rentrée scolaire, et je pense que c’est un très beau symbole à la veille de l’année croisée 2012 sur la langue et la littérature française et russe.

Je vous remercie.


QUESTIONS -REPONSES

- J’ai une question au Premier ministre français, Monsieur François FILLON. Donc les actualités européennes sont liées avec la crise économique. Tout le monde parle de la situation en Grèce, la situation difficile en Italie, les mesures qui vont être adoptées par la France comme une des locomotives de l’économie européenne. Monsieur le Premier ministre, pensez-vous que l’Europe survive à cette crise ? Et deuxième question que j’adresse aux deux Premiers ministres, je voudrais savoir : est-ce que cette crise pourrait avoir une incidence sur les relations économiques et commerciales entre la Russie et la France ? Merci.

Non seulement elle survivra à cette crise, mais elle en sortira renforcée comme cela a toujours été le cas d’ailleurs lors des épreuves que l’Europe a rencontrées précédemment.

Cette crise, c’est assez largement une crise de l’endettement des États, une crise qui est liée au fond au basculement de l’économie mondiale, aux changements qui sont intervenus dans l’économie mondiale et un certain temps de retard avec lequel les pays européens ont adapté leur organisation économique et sociale.

Nous avons pris le 27 octobre dernier des décisions très importantes dans le cadre du Conseil européen qui sont de nature à résoudre la crise européenne. Les Gouvernements ont également pris leurs responsabilités. Les pays qui sont en difficulté ont déjà mis en place les mesures qui s’imposaient, c’est évidemment le cas en Grèce, mesures qui sont renforcées par l’arrivée d’un nouveau Gouvernement qui vient d’obtenir la confiance du Parlement et qui va permettre l’application très stricte de toutes les conditions qui ont été mises, par les pays européens notamment et par le Fonds monétaire international, au versement des aides nécessaires au soutien de l’économie grecque.

C’est le cas en Italie avec le nouveau Gouvernement de Monsieur MONTI qui a pris des engagements très importants qui ont été renouvelés encore hier soir dans une conversation téléphonique entre Mario MONTI, Angela MERKEL et Nicolas SARKOZY.

Au niveau collectif, beaucoup d’avancées ont déjà été mises en œuvre.

Le Parlement et le Conseil européen viennent d’adopter une série de réformes qui donnent à l’Union européenne des instruments renforcés en matière de surveillance économique et budgétaire puisqu’au fond, il s’agit de lutter contre des déséquilibres qui se sont instaurés notamment au sein de la zone euro sans que les institutions européennes ne soient en mesure d’y remédier, de prendre les mesures nécessaires, voire même les sanctions nécessaires pour faire en sorte que les engagements européens soient respectés.

Enfin, chacun des pays européens est en train de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assainir ses finances publiques.

Je veux simplement faire remarquer que nous sommes entourés de pays qui ont des déficits plus importants que les nôtres et qui ne sont pas, dans l’immédiat en tout cas, soumis à la même crise financière.

La Grande-Bretagne aura cette année un déficit budgétaire supérieur à 9%. Je ne parle pas des États-Unis qui, avec un déficit considérable, viennent de décider d’un plan de relance spectaculaire.
Ceci pour dire qu’il y a des causes au-delà de l’endettement des États qui sont liées à l’organisation de l’Union européenne et qui sont liées à l’organisation de la zone euro. Il faut que les institutions européennes évoluent pour répondre aux inquiétudes qui ont été marquées à l’occasion de cette crise.

La Banque centrale européenne a su depuis le début de la crise prendre les décisions qui s’imposaient pour garantir l’efficacité de la politique monétaire au sein de la zone euro. Je suis convaincu qu’elle va continuer à savoir le faire, à adapter ses décisions à la réalité des menaces qui pèsent aujourd’hui sur tous les pays de la zone euro.

Au fond, et j’en terminerai par là, aujourd’hui la question qui est vitale pour la zone euro, ce n’est pas la question de l’inflation. C’est la question du ralentissement de l’économie et nous devons prendre ensemble toutes les mesures pour faire en sorte que l’économie européenne redémarre et alors, avec une croissance suffisante, nous pourrons faire face aux difficultés financières qui sont aujourd’hui les nôtres.

- Monsieur FILLON, est-ce que vous avez évoqué les dossiers de la Syrie et de l’Iran lors de vos entretiens et notamment les désaccords entre les deux pays sur ces sujets. Est-ce que vous avez pu rapprocher les points de vue entre la France et la Russie ? Et pensez-vous que dans la perspective de la résolution préparée par plusieurs pays européens, résolution à l’ONU sur la Syrie, pensez-vous que la Russie qui la dernière fois avait mis son véto cette fois serait disposée à voter une résolution qui condamne les agissements du régime de Bachar EL-ASSAD ?

Nous avons évoqué cette question avec Vladimir POUTINE.

J’ai dit tout à l’heure que nous étions en accord sur presque toutes les grandes questions internationales. Il y a quelques sujets de désaccord. La situation en Syrie en fait partie. Nous, nous considérons que cette situation est de plus en plus dramatique.

Il y a plus de 3 500 Syriens déjà qui sont morts, il y a des dizaines de milliers de blessés. La population syrienne fait preuve de beaucoup de courage malgré une répression d’une extrême brutalité et face à cette situation, nous sommes plus que jamais déterminés à nous mobiliser.

Nous l’avons fait en condamnant fermement la répression, en appelant au départ d’un Président qui de notre point de vue a perdu toute légitimité en tirant sur son peuple en dialoguant avec l’opposition syrienne, en adoptant dans le cadre européen un certain nombre de décisions de sanctions.

Le Président Bachar EL-ASSAD est resté sourd aux appels de la communauté internationale. Il n’a pas donné suite aux promesses de réforme notamment à celles qu’il avait formulées auprès de la Ligue arabe. Les massacres se poursuivent, des représentations diplomatiques ont été attaquées.

Dans ces conditions, nous pensons qu’il est indispensable d’accroître la pression internationale pour empêcher le Président syrien de menacer davantage son peuple et la stabilité dans toute la région. Je veux noter, c’est très important, que la Ligue arabe a pris ses responsabilités en décidant des mesures très fortes : la suspension de la Syrie de ses instances, la mise en place de sanctions économiques et politiques. Nous soutenons les efforts de la Ligue arabe et nous soutenons en particulier ces efforts en vue de la protection des civils en Syrie.

Bien entendu, je redis une nouvelle fois, qu’il n’est pas question d’une intervention militaire en Syrie, en aucun cas.

Nous avons déposé à l’ONU une résolution à l’Assemblée générale pour condamner la répression en Syrie, pour soutenir les efforts de la Ligue arabe. Nous espérons que cette résolution sera soutenue le plus largement possible.

- La coopération économique et commerciale entre la Russie et la France se développe bien. Il y a aussi des investissements mais les investissements français dans l’économie russe sont assez insignifiants. La question qui se pose, pensez-vous, est-ce que c’est la faute des entreprises russes qui ne veulent pas investir dans l’économie française ou c’est plutôt la faute à la partie française ?

Les échanges commerciaux sont en croissance très forte et ils sont à l’avantage de la Russie, ce qui est bien normal compte tenu notamment du rôle essentiel que la Russie joue en matière énergétique.

S’agissant des investissements des entreprises russes en France, il est clair qu’ils sont très faibles et donc nous avons évoqué longuement cette question ce matin avec Vladimir POUTINE.

J’ai demandé à François BAROIN avec son homologue russe d’identifier les raisons de cette situation, de faire l’inventaire des secteurs dans lesquels les besoins en terme d’investissement des entreprises françaises, des infrastructures en France pouvaient bénéficier d’investissements russes.

Nous avons également évoqué ce matin la mise en place d’une agence russe en matière de couverture financière des exportations qui était un point fondamental pour améliorer les relations dans ce domaine. Nous avons aussi évoqué la question peut-être du financement d’un certain nombre de grands investissements français en matière d’infrastructures.

Donc voilà, c’est une question dont nous sommes extrêmement conscients et sur laquelle nous allons nous mobiliser avec le ministère de l’Économie et des Finances.

- Alors, vous venez de signer une déclaration conjointe sur l’énergie nucléaire civile. Estimez-vous que l’accord conclu en France entre les Verts et le Parti socialiste met en danger le nucléaire français et Monsieur FILLON, estimez-vous que François HOLLANDE a bien démontré sa capacité à imposer ses vues ?

D’abord, je voudrais dire à quel point je suis sidéré de voir que les socialistes et les Verts qui nous donnent régulièrement des leçons de transparence soient encore 48 heures après la signature de l’accord quasiment incapables de nous en expliquer le contenu.

La vérité, c’est que personne ne voit quelle est exactement leur position.

Mon analyse, c’est que cet accord est une grande défaite du Parti socialiste et surtout une grande défaite pour notre pays puisque c’est un accord qui contient en germe, la fin du nucléaire.

C’est un accord qui vise à couper toutes les possibilités de modernisation et de développement du nucléaire en France. Sans construction nouvelle, avec la fermeture de près de la moitié de nos réacteurs, avec l’arrêt programmé de la filière du retraitement, en réalité, c’est toutes les capacités d’innovation, c’est toutes les capacités d’ingénierie de l’industrie nucléaire française qui vont, si par malheur cet accord était mis en œuvre, s’atrophier.

Et moins il y aura de capacité d’ingénierie, moins il y aura de capacité technologique, plus d’abord l’industrie nucléaire française se marginalisera dans la compétition internationale alors même que tous les pays émergents sont en train de développer de façon massive le recours à l’énergie nucléaire.

Et deuxièmement, j’ai envie de dire, c’est même un problème en termes de sûreté, car garder des réacteurs anciens, ne pas construire de réacteurs nouveaux et se priver de capacités technologiques pour faire évoluer ces installations, c’est une décision totalement irresponsable.

Alors, nous, nous avons pris une voie complètement différente : c’est celle de la modernisation des installations nucléaires et c’est celle de la sûreté.

Dans l’accord que nous venons de signer avec la Russie, nous allons nous donner les moyens de mettre en œuvre des décisions pour lesquelles je plaide depuis plusieurs mois, notamment après Fukushima.

Nous voulons en particulier mettre en place une capacité de réaction rapide qui regroupe les meilleurs spécialistes de nos pays, les matériels dont on a besoin pour faire face à des situations difficiles au cas où il s’en produirait.

Nous avons vu en analysant ce qui s’est passé à Fukushima que beaucoup de choses auraient pu être évitées avec du matériel, des capacités techniques mieux utilisées dans un calendrier plus court.

De la même façon, nous mettons au point, nous engageons une coopération avec la Russie, pour faire en sorte que les normes de sûreté dans le monde entier soient les normes de sûreté les plus élevées.

Voilà la décision que nous avons prise : c’est une décision responsable, c’est une décision qui vise à conserver à la France son excellence dans un domaine qui est fondamental à la fois pour le coût de l’énergie dans notre pays puisque les décisions qu’annoncent les socialistes sont des décisions qui se traduiraient par des augmentations considérables de coût de l’énergie, et c’est aussi une décision qui vise à nous conserver notre avance technologique, notre excellence dans un domaine où l’industrie française est leader avec l’industrie russe et où elle peut exporter dans le monde.

Enfin, je terminerai simplement en disant que cet accord vient mettre un terme à des décennies et des décennies de consensus politique en France sur cette question du nucléaire.

Je rappelle que lorsque François MITTERRAND était Président de la République, le développement du nucléaire français s’est poursuivi dans un climat qui était un climat consensuel et qui a contribué à donner à la France des atouts compétitifs très importants.

Donc c’est aussi une rupture avec cette période et avec ce sens des responsabilités que François MITTERRAND à l’époque avait incarné.


Source http://www.gouvernement.fr, le 21 novembre 2011

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