Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question sur la situation en Syrie, à l'Assemblée nationale le 29 novembre 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, en réponse à une question sur la situation en Syrie, à l'Assemblée nationale le 29 novembre 2011.

Personnalité, fonction : JUPPE Alain.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale le 29 novembre 2011

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Madame la Députée,


Je voudrais, une fois encore dans cette Assemblée, dénoncer la répression sauvage que le régime syrien exerce contre sa population. Plus de 3.500 morts, des dizaines de milliers de blessés, prisonniers et disparus. Dès le 7 septembre ici, j’avais parlé de crimes contre l’humanité et comme vous l’avez rappelé Madame la Député, la Commission internationale d’enquêtes du Conseil des droits de l’Homme vient d’utiliser cette expression dans son dernier rapport.

Chaque jour qui passe nous rapproche d’une crise humanitaire majeure. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU indique qu’un million et demi de Syriens ont besoin d’une aide internationale pour se nourrir.

À Genève, la Commission internationale d’enquêtes sur les violations des droits de l’Homme évoque dans son rapport la violation des droits d’accès à la santé, à l’alimentation et à l’eau. J’ai reçu la semaine dernière, une délégation du Conseil national syrien qui a appelé la France à l’aide et m’a demandé de m’exprimer sur la nécessité de faciliter l’accès de l’aide humanitaire en Syrie.

C’est ce que j’ai fait immédiatement, d’abord en me rapprochant de la Ligue arabe qui, vous le savez, est pleinement impliquée dans la recherche d’une solution à la crise syrienne, ensuite en demandant à l’Union européenne - ce sera fait jeudi - de se rapprocher de la Ligue arabe, de la Turquie et des vingt-sept États membres pour prendre les initiatives nécessaires en ce sens. Enfin, j’ai demandé à notre représentant permanent au Conseil de sécurité d’engager des consultations au sein de ce Conseil. L’idée est donc de mettre en demeure le régime syrien d’assurer ses obligations internationales en matière d’accès de l’aide humanitaire.

C’est un combat qui va être difficile, compte tenu de l’obstination de ce régime, mais nous allons le mener avec la plus grande détermination de façon à ce que le peuple syrien sache que la France est à ses côtés et le soutient par tous les moyens dont elle dispose.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 1er décembre 2011

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