Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation en Syrie, à Paris le 30 novembre 2011. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation en Syrie, à Paris le 30 novembre 2011.

Personnalité, fonction : JUPPE Alain.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Circonstances : Conférence de presse avec M. Villy Sovndal, ministre des affaires étrangères du Royaume du Danemark, à Paris le 30 novembre 2011

ti : Mesdames et Messieurs, j’ai été très heureux d’accueillir à Paris mon nouveau collègue danois, que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer lors de nos réunions à Bruxelles. Comme vous le savez, les relations entre la France et le Danemark sont excellentes et j’ai assuré le ministre que la France soutiendrait pleinement la Présidence danoise de l’Union européenne au prochain semestre.

Nous avons également échangé nos vues sur plusieurs crises internationales, notamment sur la Syrie. Nous partageons tout à fait le même point de vue. La répression à laquelle se livre le régime aujourd’hui est totalement inacceptable. Nous sommes donc décidés à accentuer nos pressions, celles de la communauté internationale, de la Ligue arabe, de la Turquie et de l’Union européenne, bien entendu, des Américains, pour contraindre le régime à stopper cette répression et à permettre au peuple syrien de retrouver la voie de la liberté.

(…)

Q - Où en sont les efforts de la France pour obtenir une résolution de condamnation de la Syrie à l’ONU et est-ce que vous pensez que Bachar el Assad va connaître le même sort que Laurent Gbagbo qui comparaît devant la CPI ?

R - Je ne veux pas faire de prévisions. J’ai déjà dit depuis longtemps que, lorsqu’un régime tirait à l’arme lourde sur sa population, il avait peu de chances de rester au pouvoir. On verra ce qui se passe. En tout cas, aujourd’hui, la réprobation est universelle et nous continuons à travailler. L’Assemblée générale des Nations unies s’est déjà prononcée et nous ne renonçons pas, bien sûr, à une résolution du Conseil de sécurité.

Ce qui me paraît aujourd’hui important, c’est d’aller au secours des populations civiles qui sont parfois dans une situation humanitaire extrêmement fragile ; c’est ce que m’ont dit, en plus du ministre danois, les représentants du Conseil national syrien. Et, sous des formes indéterminées, je crois qu’il faut aider les ONG humanitaires à faire parvenir l’aide nécessaire à la population syrienne.


Q - Concernant la Syrie, le docteur Ghalioun vient de proposer l’envoi de Casques bleus pour protéger les civils en Syrie. Est-ce, selon vous, une possibilité ?

R - Nous sommes tout à fait favorables aux initiatives prises par la Ligue arabe qui a proposé d’envoyer 500 observateurs sur le territoire syrien pour s’assurer que la population n’est plus victime de cette répression. Je crois qu’il faut donner la priorité à cette initiative de la Ligue arabe et voir si on peut la mettre en œuvre. Nous sommes prêts à discuter aux Nations unies de toute autre solution qui permettrait de protéger les civils.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 1er décembre 2011

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