Interview de M. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du logement, à Radio Classique - Public Sénat le 20 décembre 2012, sur le mouvement de grève des agents de sûreté dans les aéroports, la multiplication des candidatures à l'élection présidentielle à droite et la proposition de l'opposition de bloquer les loyers dans les zones les plus tendues. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du logement, à Radio Classique - Public Sénat le 20 décembre 2012, sur le mouvement de grève des agents de sûreté dans les aéroports, la multiplication des candidatures à l'élection présidentielle à droite et la proposition de l'opposition de bloquer les loyers dans les zones les plus tendues.

Personnalité, fonction : APPARU Benoist, LECLERC Gilles.

FRANCE. Secrétaire d'Etat au logement;

ti : GILLES LECLERC Bonjour à tous. Avec Guillaume TABARD, nous recevons, en effet, ce matin, Benoist APPARU, secrétaire d’Etat au Logement. On va parler politique, bien entendu ; on va parler logement, bien sûr. Mais, on va commencer, si vous le voulez bien, par les grèves, les grèves dans les aéroports français. Apparemment, ce mouvement s’étend et ne concerne pas seulement Lyon, mais maintenant plusieurs aéroports du Midi de la France. Est-ce que ça vous préoccupe et est-ce que l’UMP pourrait demander plus pour contrer ces grèves et par exemple un service minimum plus important ?
 
BENOIST APPARU Mais, peut-être 2-3 messages sur ces grèves qui durent maintenant depuis effectivement cinq jours dans les aéroports parisiens. Un, c’est un conflit de droit privé, ce n’est pas les agents des services de l’Etat, ce ne sont pas des fonctionnaires qui font grève, mais des agents du privé qui sont en contrat avec une société privée, premier point. Deuxième point, le gouvernement, hier soir, a nommé deux médiateurs pour régler ou tenter de trouver une sortie à ce conflit, et en disant on va trouver une solution dans la journée, d’ici midi, donc assez vite, avec une pression effectivement du gouvernement assez forte, pour une raison très simple, c’est que là encore les prises d’otages, comme on dit, en plein début des vacances de Noël, c’est peut-être pas l’idéal, c’est le moins qu’on puisse dire. Et donc, le gouvernement souhaite évidemment qu’on trouve une issue rapide à ce conflit. Et puis, troisième point, le gouvernement, évidemment, soutient et soutiendra la proposition de loi qui a été déposée par Eric DIARD, député UMP, qui vise à instaurer l’équivalent du service minimum, que nous avions créé avec Xavier BERTRAND sur les transports terrestres, mettre un système similaire pour les transports aériens.
 
GILLES LECLERC Mais est-ce que vous faites…le fait de sous-traiter, comme vous venez de le souligner, en confiant au privé un certain nombre de tâches, par exemple dans les aéroports, est-ce que finalement vous ne récoltez pas là un certain nombre de soucis quand même ?
 
BENOIST APPARU Vous savez, la question de grève ça existe aussi dans les agents publics, enfin un contrôleur aérien ça arrive qu’il fasse grève, ou d’autres fonctionnaires, catégories de fonctionnaires font grève aussi. Donc, la question ce n’est pas privé ou public, c’est simplement que lorsqu’il s’agit de droit privé, évidemment les marges de manoeuvre du gouvernement sont différentes, ce n’est pas lui qui est tête de négociation. Maintenant, l’ensemble des secteurs de la sécurité, et notamment des contrôles, qu’il s’agisse évidemment du contrôle aérien ou d’autres types de contrôles, sont assurés en France comme à l’étranger par des sociétés privées, ce n’était évidemment pas un problème, ça marche très bien en règle générale. Là, il y a un conflit entre deux sociétés, enfin entre une société privée et ses salariés, le gouvernement évidemment va jouer son rôle en organisant la médiation, en mettant la pression effectivement sur les différents partenaires pour dire trouvez une solution rapidement à ce conflit.
 
GUILLAUME TABARD Vous le soulignez, mais on a affaire à une société de droit privée, donc au-delà de ce rôle de médiation, au-delà du rôle d’incitation, est-ce que l’Etat peut aller jusqu’à avoir de manière coercitive, on a employé même le mot de réquisition, est-ce que c’est pensable que l’Etat puisse exiger une réquisition de personnel pour palier ces grèves ?
 
BENOIST APPARU Réquisition, c’est toujours très compliqué à mettre en place sur le plan notamment juridique. Nous, la solution qu’on veut préconiser c’est une sortie rapide de ce conflit, et ensuite trouver une solution alternative en cas de conflit. Je me répète, la proposition de loi d’Eric DIARD sur le service minimum dans les transports aériens nous permettrait de nous prémunir de ce type de conflit à l’avenir sans passer par des outils type réquisition.
 
GILLES LECLERC Ce type de proposition de votre collège député, on pourrait le retrouver dans le programme du candidat SARKOZY pour la campagne ?
 
BENOIST APPARU Je pense que l’idée c’est de le faire avant la campagne présidentielle. Ca fait une succession…
 
GILLES LECLERC …ça peut être voté, là ?
 
BENOIST APPARU Ca fait une succession…
 
GUILLAUME TABARD …il n’y a plus beaucoup de temps à l’Assemblée, ni au Sénat.
 
BENOIST APPARU Il ne reste plus beaucoup de temps, mais il en reste encore un peu. Et juste un point quand même, ça fait une succession de grèves à répétition, comme par hasard à chaque fois dans les transports aériens ou terrestres, comme par hasard à chaque fois au moment des vacances. Bon, il y a un moment où il faut qu’on en tire les conséquences. Nous l’avons fait sur le transport terrestre avec la loi qui a été votée sur le service minimum. Il faut transposer ça sur le transport aérien.
 
GILLES LECLERC A propos de campagne électorale, on vient d’entendre Guillaume TABARD souligner les difficultés d’une candidate, Christine BOUTIN, à recueillir le nombre suffisant de parrainages pour pouvoir se présenter. Est-ce qu’au fond le pluralisme ça n’est assez sain, y compris dans votre famille politique ? Est-ce que vous ne souhaitez pas que Christine BOUTIN et d’autres puissent tout de même se présenter à l’élection présidentielle ?
 
BENOIST APPARU Je suis évidemment très attaché au pluralisme, et chaque personne qui se présente à une candidature doit pouvoir aller au bout, mais la Constitution française a mis une condition pour éviter d’avoir 300 candidats, c’est avoir 500 soutiens de maires. Et en même temps, récupérer 500 soutiens de maires sur 36 000 maires, c’est aussi faire la preuve qu’on a une audience électorale qui tient la route. Lorsqu’on a une multitude de petits candidats, comme on dit, effectivement à chaque fois ça fait 500 signatures. Mais là encore, je veux bien que l’on considère que la Constitution de 58 en doit pas s’appliquer pour cette présidentielle-là alors que c’est appliqué à toutes les présidentielles et à tous les candidats, mais la Constitution, Christine BOUTIN comme tous les autres candidats la connaissent. Si ils font cette démarche d’être candidats, ben j’imagine qu’ils connaissaient la condition sine qua non qui est d’avoir 500 signatures.
 
GUILLAUME TABARD Oui, sauf que l’histoire même de la République les règles ont changé. Le seuil a été relevé, etc. Mais sur le fond, on sait bien qu’à chaque présidentielle les grands partis se sont toujours arrangés pour permettre ou au contraire empêcher la candidature de certains petits candidats, que ce soit à gauche comme à droite. Clairement, est-ce que vous pensez que l’UMP doit à tout prix éviter qu’il y ait d’autres candidatures à droite que celle du président sortant, ou est-ce qu’elle doit favoriser l’expression du pluralisme, ne serait-ce que pour ratisser plus large au premier tour ?
 
BENOIST APPARU Un bémol peut-être par rapport à votre éditorial de tout à l’heure, 36 000 maires, les maires UMP il y en a combien ? 1 000, 2 000 ? Donc, ça veut dire qu’il en reste 34 000.
 
GUILLAUME TABARD Il en reste 35 000.
 
BENOIST APPARU Bon ! Si sur 34 000 maires on n’arrive pas à trouver 500 parrainages parce que les maires UMP ont plutôt vocation à soutenir les candidats de l’UMP et pas les candidats qui sont en dehors de l’UMP, ça me paraît logique. On ne va quand même pas demander à un parti politique de soutenir quelqu’un qui va se présenter contre son candidat, ce n’est pas le but du jeu, l’UMP n’est pas là pour ça.
 
GUILLAUME TABARD Même pour ratisser plus large au premier tour ?
 
BENOIST APPARU D’accord, donc ça veut dire, si je comprends bien, qu’on va soutenir Hervé MORIN, qu’on va soutenir Nicolas DUPONT-AIGNAN, qu’on va soutenir etc.
 
GILLES LECLERC Donc, vous souhaitez qu’il y ait un seul candidat.
 
BENOIST APPARU Moi, je souhaite qu’il y ait pour l’UMP, évidemment, un seul candidat. Et je souhaite qu’au-delà de l’UMP, la grande famille de la droite républicaine se réunisse le plus largement possible dès le premier tour derrière son candidat que je qualifie de naturel, à savoir le président de la République sortant. Avoir 6, 7, 8, 2, 3, ou 4-5 petits candidats, c’est pas une solution. Et puis, je rappelle surtout que il faut que les petits candidats en question se posent une autre question, ils sont 5 ou 6 aujourd’hui sur la ligne de départ, ça fait 6x5.
 
GUILLAUME TABARD 30.
 
BENOIST APPARU 30, donc ça fait 3 000 signatures à trouver. Qu’on ne commence pas à accuser l’UMP de ne pas aider, entre guillemets, les candidats, c’est pas notre boulot de les aider, alors qu’ils doivent à trouve à eux tous 3 000 signatures et qu’on sait que trouver 3 000 signatures pour les petits candidats ce sera forcément compliqué. Donc, tout le monde va nous jouer la scène du 2 sur le thème, en gros, « on a peur de moi, on m’empêche, on me, on me, on me, on me… », bon, là, que chacun trouve ses signatures, fasse on boulot. C’est la condition sine qua non. Elle n’a pas été inventée pour cette élection présidentielle-là. Stop !
 
GILLES LECLERC On est à quatre mois quasiment du premier tour, vous souhaitez que Nicolas SARKOZY déclare sa candidature maintenant ou le plus tard possible, comme on l’entend, ou est-ce que pour vous il est quasiment en avant-campagne ?
 
BENOIST APPARU Il n’est pas en avant-campagne. Aujourd’hui, le travail premier du président de la République et du gouvernement c’est de s’occuper de la situation internationale, de la situation européenne, et de la crise. Les Français attendent le président de la République là-dessus, les Français sont préoccupés par leur emploi, leur pouvoir d’achat, leur vie quotidienne. La campagne présidentielle pour l’instant c’est loin de leur viseur. Donc, aujourd’hui, ce qu’ils attendent du président de la République…
 
GILLES LECLERC …enfin, la récession sur fond de campagne ce n’est quand même pas très bon pour un gouvernement sortant.
 
BENOIST APPARU Ce ne sera pas facile. Il est évident que quand vous regardez la situation électorale de tous les grands pays du monde aujourd’hui, ceux qui sont au pouvoir et qui doivent gérer cette crise ont évidemment des risques politiques importants. Donc, oui, ce sera compliqué, oui, ce sera difficile. Il n’en demeure pas moins que pour l’instant notre seul job c’est de nous occuper de la crise, du chômage, du pouvoir d’achat des Français. Le reste, ça arrivera au moment où ça arrivera, mais me semble-t-il le plus tard possible. Les Français ne comprendraient pas que le président de la République se préoccupe d’autre chose aujourd’hui.
 
GUILLAUME TABARD Cela dit, il y a précisément un lien entre les deux. On a vu, il y a un mois à peu près, que les efforts de Nicolas SARKOZY pour sauver l’euro, pour trouver une solution franco-allemande à la crise, s’étaient traduits par une montée assez nette dans les sondages, et puis là, avec les vagues qui sortent ces jours-ci, on a le sentiment que cette montée non seulement est interrompue mais même que le chef d’Etat repart sensiblement à la baisse. Vous dites quoi ? Vous craigniez qu’il n’y ait pas de dynamique en faveur du président ?
 
BENOIST APPARU Non, enfin, attendez, il va y avoir des cycles. Je vous rappelle que pendant la primaire socialiste, qui a été une vraie réussite médiatique et populaire, les socialistes ont grimpé en flèche, et puis à la fin de la primaire, François HOLLANDE qui a multiplié les boulettes, il est tombé en chute libre, bon.
 
GUILLAUME TABARD Il s’est tassé.
 
GILLES LECLERC En chute libre, il est nettement en tête de tous les sondages quand même.
 
BENOIST APPARU Non mais, qu’il soit nettement en tête de tous les sondages, oui, mais enfin il a quand même fait une chute libre, le mot était effectivement peut-être un peu osé, il a baissé dans les sondages, et il n’a pas confirmé la dynamique des primaires. Et aujourd’hui, il est empêtré dans son accord électoral avec les Verts, dans son accord électoral avec son propre parti, et il ne sait plus où aller. Donc, effectivement, une campagne présidentielle ou une précampagne présidentielle ce sont des cycles, et des cycles, les uns montent, les autres descendent, et vice-versa, et ça continuera comme ça, comme depuis toujours, jusqu’à l’élection en tant que telle.
 
GUILLAUME TABARD A propos de cycle, pour l’instant on est dans un cycle où François BAYROU monte, et même monte assez nettement dans les sondages. C’est pour vous une bonne nouvelle ou au contraire une source d’inquiétude ?
 
BENOIST APPARU Là encore, moi, je me préoccupe essentiellement aujourd’hui, grand 1 : de la situation du chômage, du pouvoir d’achat, de la crise et la croissance. C’est notre fonction principale aujourd’hui. La campagne présidentielle viendra en son temps. Alors, maintenant, on est tous là pour faire de la politique. Moi, je n’ai pas à juger du bienfait ou du mal fait de François BAYROU à 12 ou 13, là encore on est à quatre mois de l’élection présidentielle, et on est en face de cycles où vous avez eu un cycle pour HOLLANDE très bon, puis pour le président de la République très bon, aujourd’hui pour François BAYROU. On verra…
 
GUILLAUME TABARD … et demain ?
 
BENOIST APPARU Et demain, pfft, point d’interrogation. Donc, on verra dans quatre mois où on en sera. Moi, je reste totalement convaincu que le président de la République est le meilleur atout de la France face à cette situation internationale et que les Français le reconnaîtront le moment venu. En tout cas, moi, comme d’autres, on se battra dans cette direction-là. Gilles LECLERC
 
GILLES LECLERC Benoist APPARU, est-ce que la crise affecte de domaine dont vous vous occupez, à savoir le logement, aujourd’hui, et qu’est-ce que vous pouvez essayer de faire pour colmater un petit peu les brèches ?
 
BENOIST APPARU Ecoutez, l’année 2011 en matière de production de logements devrait être plutôt une bonne année, en augmentation par rapport à 2011. Donc, on sera sur une période de croissance…en augmentation par rapport à 2010, pardonnez-moi, on sera sur une période de croissance. L’année noire du logement ça été l’année 2008, première crise, effondrement du marché.
 
GILLES LECLERC Si les taux d’intérêt remontent en 2012, puisqu’on est en récession, ce n’est pas exclu, ça va être quand même plus compliqué.
 
BENOIST APPARU Effondrement en 2008, effondrement en 2009. Et puis, 2010, on reprend. Et là, on arrivera à des chiffres de mises en production de logements, pas tout à fait équivalents à 2007, mais pas très loin, qui était, elle, une année record. Donc, une année 2011 qui est plutôt bonne. Maintenant, on a évidemment quelques nuages sur l’année 2012 parce que les taux d’intérêt effectivement peuvent remonter, il peut y avoir un peu de frilosité des banques à prêter de l’argent à ceux qui produisent des logements. Donc, oui, il y a des risques sur l’année 2011. Pour l’instant, nous n’avons pas prévu de chute. Mais il peut y avoir une deuxième conséquence, bonne celle-là, c’est que aujourd’hui l’ensemble des professionnels ont le sentiment que sur le front des prix les logements, notamment anciens, notamment en Ile de France, l’année 2012 sera plutôt une année de stagnation, voire de régression des prix. Même si c’est encore loin d’être confirmé, on sera plutôt sur cette tendance-là.
 
GUILLAUME TABARD Et alors, le logement c’est bien sûr donc la construction de logements neufs, c’est aussi le marché locatif.
 
BENOIST APPARU Oui.
 
GUILLAUME TABARD Hier, Michel SAPIN, qui est chargé du projet de François HOLLANDE, a dit, d’ailleurs je crois à la suite d’une proposition des Verts, qu’il fallait bloquer les loyers partout où le marché était un peu trop tendu.
 
BENOIST APPARU Alors, il n’a pas dit ça d’ailleurs, il est allé encore plus loin, il a dit qu’il fallait réguler les loyers. Réguler les loyers ça veut dire les réguler évidemment à la baisse. Et donc, d’avoir une décision unilatérale d’un gouvernement disons « moi, les loyers je les baisse ». Je voudrais dire deux choses. Première chose, cette décision-là, ou cette préconisation-là, est totalement stupide. J’ose ce mot peut-être un peu dur, « stupide ».
 
GUILLAUME TABARD Et dur à entendre par les locataires qui paient un loyer…
 
BENOIST APPARU Dur à attendre parce que là encore c’est quoi ? C’est de la proposition qui est censée être du bon sens, pour faire plaisir à un électorat qui considère, à juste titre, que les loyers…
 
GILLES LECLERC …ce n’est pas réaliste, c’est ça que vous voulez dire ?
 
BENOIST APPARU Ce n’est pas réaliste parce que ça produira l’effet exactement inverse à celui souhaité.
 
GUILLAUME TABARD Pourquoi ?
 
BENOIST APPARU Ben, pour une raison très simple, quand vous avez un propriétaire qui gagne, entre guillemets, comme rapport locatif 800 €/mois, et que vous lui dites, non c’est plus 800 €, c’est 700 €. Quelle est la réaction du propriétaire ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’il va continuer à faire des travaux dans son logement ? Rappelez-vous ce qui s’est passé avec les loyers de 48, tous les logements sortis des loyers 48 sont à refaire de A à Z. Doc, plus de travaux dans les logements, première conséquence. Deuxième conséquence, quand vous êtes un investisseur, un petit investisseur, ce qui est le cas sur 97 % du marché en Ile de France, 97 %, et que vous dites à quelqu’un tu ne vas plus gagner 1 000 € mais 800, qu’est-ce qu’il fait ? Ok, pas de problème, je change d’investissement, je vais vendre mon logement et puis je vais aller investir mon argent ailleurs. La conséquence sera catastrophique. Je ne suis pas le seul à le dire. Le maire de Lyon, qui n’est pas UMP…
 
GILLES LECLERC …Gérard COLLOMB
 
BENOIST APPARU …Gérard COLLOMB, il a dit qu’effectivement il faudrait de temps en temps quand le PS fait des propositions qu’on interroge un peu ceux qui connaissent les sujets sur le terrain avant de dire de grosses bêtises. Et puis, surtout, dans la déclaration de monsieur SAPIN il y avait une chose extraordinaire, il prenait un exemple en parlant des micro surfaces, les chambres de bonne, en disant « regardez les prix que ça a atteint ». C’est un bonheur intégral d’entendre monsieur SAPIN. Il y a quinze jours au Sénat, le gouvernement proposait la création d’une taxe sur les micro surfaces, c’est le PS…
 
GILLES LECLERC …ça sera votre conclusion.
 
BENOIST APPARU Le PS qui a supprimé cette taxe. Alors, qu’ils arrêtent de dire à peu près tout et n’importe quoi sur ces sujets.
 
GILLES LECLERC Merci. Merci beaucoup Benoist APPARU. Bonne journée à tous.
 
BENOIST APPARU Merci à vous.
 
Source : Premier ministre, Service d’Information du Gouvernement, le 20 décembre 2011

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