Déclaration conjointe franco-britannique sur la situation politique en Syrie, le 17 février 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration conjointe franco-britannique sur la situation politique en Syrie, le 17 février 2012.

Circonstances : Sommet franco-britannique, à Paris le 17 février 2012

ti : La France et le Royaume-Uni :

1. Réaffirment leur condamnation des violences atroces commises en Syrie, qui, comme l'a souligné le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme aux Nations Unies, s'apparentent à un crime contre l'humanité, et exigent leur arrêt immédiat. En ordonnant l'emploi massif de la force contre sa propre population, le président Assad a perdu toute légitimité et doit se retirer, dans l'intérêt de la Syrie et de l'unité de la nation syrienne.

2. Saluent le rôle déterminant de la Ligue des États arabes et soutiennent pleinement ses actions et ses propositions d'assurer une transition ordonnée et pacifique du pouvoir en Syrie. Nous nous félicitions de la première réunion du Groupe des amis de la Syrie qui se tiendra le 24 février à Tunis et à laquelle nos ministres des Affaires étrangères assisteront.

3. Saluent l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies d'une résolution qui condamne la répression en Syrie et appelle à la mise en œuvre des décisions prises par la Ligue des Etats arabes.

4. Soutiennent l'aspiration du peuple syrien à un avenir meilleur. Nous souhaitons une Syrie ouverte, pluraliste et respectueuse des droits de l'ensemble de ses communautés. Une Syrie stable, démocratique et pacifique jouerait un rôle responsable et positif dans la région.

5. Continueront à renforcer leur appui à l'opposition syrienne, notamment en encourageant les composantes de l'opposition à travailler ensemble, et à soutenir le projet d'une Syrie unie, prospère et libre. Nous encourageons le Conseil national syrien (CNS) à poursuivre ses efforts en ce sens.

6. Appellent les Nations Unies et d'autres organisations humanitaires à mener d'urgence une évaluation des besoins humanitaires à Homs et dans les autres zones touchées par la violence. Le gouvernement syrien doit mettre en place un cessez-le-feu immédiat pour permettre que cette évaluation soit effectuée sans délai et ouvrir un accès libre et total au personnel humanitaire chargé de fournir du matériel et des services de secours vitaux aux civils affectés par la violence.

7. S'engagent à renforcer l'aide humanitaire afin de fournir du matériel et des services permettant de sauver des vies, notamment des produits médicaux, des aliments, de l'eau et des articles domestiques de base. Nous proposerons la création d'un Groupe de travail humanitaire des Amis de la Syrie, chargé de faciliter la fourniture de l'aide humanitaire.

8. Soutiennent l'adoption de mesures supplémentaires par l'Union européenne, au plus tard d'ici à la réunion le 27 février du Conseil Affaires étrangères, afin de renforcer la pression sur le président Assad, y compris un gel complet des avoirs de la Banque centrale de Syrie.

9. Sont convaincus que l'UE doit proposer un ensemble substantiel de mesures d'aide à la transition en Syrie, notamment en matière de commerce, de migrations, d'assistance technique, d'organisation d'élections, de justice, d'état de droit, de droits de l'homme, de développement et de réforme économique.

10. Soulignent que les personnes responsables des violences dans toute la Syrie ne doivent pas douter que le jour viendra où elles devront répondre de leurs actes. La France et le Royaume-Uni réaffirment leur détermination à faire en sorte que des éléments de preuve concernant les crimes soient dûment recueillis afin que les personnes qui ont ordonné ou commis des atrocités puissent rendre des comptes.

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