Déclaration de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, en réponse à une question sur les principaux axes de la politique maritime, à l'Assemblée nationale le 18 janvier 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, en réponse à une question sur les principaux axes de la politique maritime, à l'Assemblée nationale le 18 janvier 2012.

Personnalité, fonction : KOSCIUSKO-MORIZET Nathalie.

FRANCE. Ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Circonstances : Question d'actualité posée par M. Philippe Boënnec, député (UMP) de Loire-Atlantique, à l'Assemblée nationale le 18 janvier 2012

ti : Le Grenelle de la mer est en effet une feuille de route extrêmement ambitieuse pour notre pays. C’est, pour la première fois depuis longtemps, la France qui regarde à nouveau vers la mer et ce sera une grande nouveauté de ce quinquennat. Ce sont, surtout, des perspectives très concrètes pour les acteurs et des perspectives de développement économique pour un secteur qui compte déjà aujourd’hui plus de 600 000 emplois et qui regorge d’un énorme potentiel.

Je souhaite donner, très concrètement, quatre exemples pour dire sur quels axes nous travaillons.

D’abord la réforme portuaire. Nous l’avons achevée au mois de juin, avec Thierry Mariani. Aujourd’hui, plus de la moitié des marchandises qui arrivent en France par la voie maritime sont débarquées dans des ports étrangers. Notre objectif est tout simplement d’en rapatrier 50 % dans des ports français.

Il y a aussi la construction navale. Nous avons un certain nombre d’emplois, nous avons des savoir-faire, nous devons investir pour pouvoir les développer. Plus de 100 millions d’euros des investissements d’avenir iront ainsi au programme «navires du futur» pour des bateaux plus sûrs et plus économes en énergie.

Il y a également les énergies marines renouvelables, avec la plate-forme technologique France Énergies Marines à Brest et, surtout, avec le programme éolien offshore : nous prévoyons plus de dix milliards d’euros d’investissements et 10 000 emplois sur la façade ouest ; nous avons les compétences pour être un leader mondial.

Il y a enfin, c’est un axe d’avenir important, le développement de l’exploration des grands fonds marins. C’est une nouvelle frontière du XXIème siècle ; toutes les grandes nations sont en train de se positionner ; c’est une course folle. La France ne peut pas rester en arrière et j’ai décidé de déposer auprès de l’Autorité des grands fonds marins une demande de permis d’exploration dans l’Atlantique pour que nous soyons sur les rangs.

Monsieur le Député, l’élan doit être poursuivi. J’observe avec intérêt que la mer figure dans tous les programmes des candidats à l’élection présidentielle : que d’autres s’y intéressent enfin est aussi une victoire.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 20 janvier 2012

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