Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur le soutien apporté par la Nation aux familles des soldats tués et blessés en Afghanistan, à l'Assemblée nationale le 24 janvier 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, en réponse à une question sur le soutien apporté par la Nation aux familles des soldats tués et blessés en Afghanistan, à l'Assemblée nationale le 24 janvier 2012.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Jacques Remiller, député (UMP) de l'Isère, à l'Assemblée nationale le 24 janvier 2012

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député,


L’assassinat qui a coûté la vie à quatre de nos soldats et qui en a blessé 14 autres, est d’abord un choc pour leurs familles, pour nos armées, et pour la Nation tout entière.
Notre devoir c’est de respecter l’honneur de ces hommes qui sont tombés ou qui ont été blessés pour notre sécurité. Et notre devoir c’est ensuite d’agir avec sang-froid, parce que nos adversaires justement misent sur notre fébrilité.

Le président de la République présidera demain une cérémonie nationale d’hommage, qui aura lieu à Varces, au 93e Régiment d’artillerie de montagne.

Pour nos soldats en Afghanistan, nous avons immédiatement pris les mesures qui s’imposaient. D’abord, en suspendant les activités de formation aux côtés de l’armée afghane.

Ensuite, en dépêchant le ministre de la Défense, Gérard Longuet, ainsi que le chef d’état-major des Armées, afin qu’ils évaluent les conditions de sécurité de nos soldats. Le président de la République annoncera les conclusions qu’il tire de cette évaluation, après les avoir partagées avec le président Karzaï, qui sera en France vendredi.

Mesdames et Messieurs les députés, même si l’acte d’un individu infiltré ne doit pas conduire à remettre en cause l’intégrité de l’ensemble de l’armée afghane, nous ne pouvons pas accepter que des militaires français soient tués par des soldats qu’ils sont venus former, et qu’ils sont venus soutenir dans le combat, au service du peuple afghan. Dans le même temps, je veux dire qu’aucun doute n’est permis sur la volonté de la France d’accomplir sa mission en coordination avec les 47 autres pays qui forment la Force internationale d'assistance et de sécurité.

Cette mission n'est pas terminée. L'engagement de la France et de ses partenaires depuis le début poursuit deux objectifs, qui sont en fait deux objectifs liés. Le premier, consiste à combattre le foyer terroriste qui s'était créé en Afghanistan à la faveur du règne des talibans ;

Et le second, à recréer en Afghanistan les conditions de stabilité nécessaires pour permettre aux afghans de vivre en paix et d'assumer eux-mêmes leur sécurité. C'est ainsi que nous avons pu transférer l'an dernier aux forces afghanes dans plusieurs régions la responsabilité de la sécurité, y compris le district de Surobi, qui, vous le savez, est l'une des deux zones de déploiement des forces françaises. Nous allons procéder à ce transfert dans l'autre région qui est sous notre responsabilité, la Kapisa, dès que les conditions le permettront.

Dans ce contexte, nous avons élaboré un plan de retrait des troupes françaises, qui s'est déjà traduit par le départ de 400 militaires à la fin de l'année dernière. Ce plan se poursuivra comme nous l'avons annoncé cette année, avec le retour d'environ 600 militaires supplémentaires.

Mesdames et Messieurs les députés, tout doit être fait dans l'ordre, et tout doit être fait en étroite concertation avec nos partenaires. Mais, je veux vous dire que, nul ne doit s'y tromper, la volonté de servir de nos combattants est intacte. Et ce dont ils ont besoin aujourd'hui, c'est de l'hommage de la Nation, c'est du soutien des Français, et c'est de l'assurance que leur mission est remplie.


Source http://www.gouvernement.fr, le 25 janvier 2012

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