Interview de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, à RMC le 16 février 2012, sur sa probable nomination comme porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle, le slogan de campagne "La France forte" et les recours envisagés au référendum. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, à RMC le 16 février 2012, sur sa probable nomination comme porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle, le slogan de campagne "La France forte" et les recours envisagés au référendum.

Personnalité, fonction : KOSCIUSKO-MORIZET Nathalie, BOURDIN Jean-Jacques.

FRANCE. Ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement;

ti : JEAN-JACQUES BOURDIN Vous êtes sur RMC, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, bonjour !
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Bonjour.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Merci d’être avec nous ce matin. Hier soir donc, le président de la République s’est déclaré candidat à sa succession, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, on dit que vous allez être nommée porte-parole de la campagne de Nicolas SARKOZY. Si on vous le propose, vous acceptez ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Ecoutez, on dit bien des choses, et il n’y a que le candidat qui peut choisir son équipe…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Oui, ça, c’est certain…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et à ma connaissance, il ne l’a pas encore annoncé, en revanche, est-ce que j’ai envie, moi, de m’engager dans cette campagne et d’aider Nicolas SARKOZY à être réélu ? Oui, parce que je crois que c’est aujourd’hui quelque chose qui important pour la France.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN On va en parler, devenir porte-parole, vous dites : oui ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Mais, Jean-Jacques, ce n’est pas vous qui proposez les postes…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non, non, non, pas du tout, non, non, mais si le président vous le propose, vous dites oui ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je ne négocie pas ce genre de chose avec vous…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, vous dites oui…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et je pense qu’en plus…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non, mais pas avec moi, non, non, mais attendez…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je vais vous dire, je crois qu’en plus, ce n’est pas vraiment le sujet qui va passionner les Français aujourd’hui…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non, non, mais attendez, mais non, mais…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Peut-être qu’on peut parler de ce que le président a dit hier…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non, mais c’est pour jouer, là… oui, mais ça, on va en parler, ne vous inquiétez pas, pas d’urgence, pas… non, mais non, mais non, mais, écoutez…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je vous l’ai dit, cette campagne…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Ecoutez-moi, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Cette campagne, d’abord, cette campagne, j’en fais partie…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Si le président de la République, je vous pose une question directe…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, je vous réponds directement…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Si le président de la République vous propose d’être son porte-parole, est-ce que vous dites oui ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, je vous réponds directement, je fais partie des Français qui étaient impatients, parce que je crois qu’on a besoin de cette campagne, on a besoin de mettre les choses à plat, on a besoin de pouvoir discuter du fond et de prendre des vraies options, et je fais partie du coup de ceux qui souhaitent s’engager totalement dans cette campagne…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Donc vous dites oui…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET A la place que le président de la République me proposera…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN S’il vous le propose, vous dites oui ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et s’il me propose celle-là, oui.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, vous dites oui. Et si vous dites oui, vous démissionnez du gouvernement ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Vous allez faire toute l’interview sur les questions d’organisation, de…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non pas du tout, je vous pose la question, mais non, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, je vous pose…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET C’est des sujets qui se posent de manière évidente à partir de la période de réserve, qui commence fin mars de manière un peu moins évidente…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Eh bien oui, donc là, là, pendant un mois, vous abandonnez le gouvernement…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et de manière un peu moins évidente avant…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Enfin, vous abandonnez, vous quittez…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Mais surtout, qui n’ont pas d’actualité, puisque, aujourd’hui, le président de la République n’a pas annoncé son équipe de candidat…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, enfin, il a annoncé sa candidature, maintenant…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET En revanche, il a annoncé sa candidature, j’aimerais qu’on en parle, il y a des choses à dire…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, oui, bon, eh mais oui, il y a des choses à dire, je suis bien d’accord ! Alors, il a dit : nous avons besoin d’une France forte, on est d’accord ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Oui, on a tous besoin d’une France forte…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Mais elle n’est pas forte aujourd’hui la France ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Ceux qui sont forts et ceux qui le sont moins parce qu’une France forte, c’est une France qui protège. Eh bien, elle est bousculée la France, elle est bousculée dans la crise, elle est bousculée comme l’est le monde…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Après cinq ans de présidence, elle n’est pas forte, oui…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je vais vous dire, elle est plus forte – en comparaison – que certains des voisins. Moi, je trouve qu’on a trop peu commenté les chiffres qui sont tombés hier de croissance au dernier trimestre en France, est-ce qu’on sait que la France au dernier trimestre a eu la meilleure croissance de toute l’Europe, on nous annonçait quand même une récession, tout le monde nous annonçait une récession, on nous annonçait la catastrophe, non, la croissance, elle s’est bien tenue en France. Donc les réformes, elles commencent à porter leurs fruits et grâce aux Français…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN 1,7 sur l’année 2011 contre 3% en Allemagne, sur l’année.
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Sur l’année, sauf que le dernier trimestre, ce n’est pas ça, ça s’effondre en Allemagne, et ça croît en France. Et c’est un bon signal, Jean-Jacques…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Et pour 2012, c’est 0,5, la croissance…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Non, mais Jean-Jacques BOURDIN, je ne vous dis pas que c’est la fin de l’histoire, je ne vous dis pas que c’est formidable, je ne vous dis pas que tout est résolu, je vous dis aussi…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, ça va alors…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Mais je vous dis quand même qu’on peut se féliciter quand il y a des bonnes nouvelles, et que c’en est une bonne…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN On est d’accord. Allez, c’est une bonne nouvelle…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et puis, si on compte sur les socialistes pour se féliciter sur les bonnes nouvelles, eh bien, on va attendre longtemps…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN On va en parler des socialistes, on va en parler…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et donc on aura le temps de déprimer. Donc ça ne va pas être possible, en fait, on va faire autrement.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, et vous allez faire autrement. Alors, pour faire autrement, vous allez gouverner autrement, si j’ai bien compris, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET On va surtout avoir…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Le président de la République est différent, il va présider autrement s’il est réélu !
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Jean-Jacques BOURDIN, on va surtout avoir une campagne dans laquelle on va mettre sur la table tout ce qui est important aujourd’hui, une campagne qui va porter sur les idées, une campagne qui va porter sur les valeurs et pas sur les petites phrases, ce que le président de la République a dit hier, c’est beaucoup : je ne veux pas rentrer dans les polémiques, je ne passerai pas ma campagne à taper sur les autres candidats, et en creux, moi, j’ai lu : j’ai souffert pendant cinq ans finalement d’avoir été perpétuellement agressé, objet de toutes sortes de polémiques, je ne servirai pas ça aux Français, je ne ferai pas souffrir ça aux autres, la campagne ne se placera pas là, ma campagne en tout cas ne se placera pas là. Non, mais vous savez, c’est une bonne nouvelle, parce que…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Oui, non, non, mais moi, je…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Depuis quelques semaines…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN On est rassuré…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET On n’a que de la polémique, et François HOLLANDE ne nous propose lui que du référendum anti-SARKOZY…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Alors, mais dites-moi, hier, j’ai écouté…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, Nicolas SARKOZY ne propose pas le référendum anti- HOLLANDE, il propose des idées pour les Français…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, alors, on va parler des référendums, mais Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, j’ai quand même entendu le président de la République dire hier : est-ce que c’est raisonnable de dire qu’on va naturaliser tout le monde. Qui a dit qu’il fallait naturaliser tout le monde ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Ah ben, le candidat socialiste…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Le candidat socialiste, vous croyez ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Le candidat socialiste n’est clair sur aucune de ses propositions, y compris pas sur celle-là…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Voilà ce qu’il dit, je vous le lis : une régularisation au cas par cas sur des critères objectifs, il ne propose pas de régularisation massive pour les sans-papiers, je n’ai jamais lu ça…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Vous savez, je crois, Jean-Jacques BOURDIN, c’est qu’il dit des choses différentes selon les publics, et qu’il est aussi entouré de publics qui parfois disent des choses différentes pour lui. On le voit dans le style, c’est-à-dire que lui essaie d’avoir un style plutôt un peu amène, et puis, quand il s’agit de taper plus fort, on envoie des lieutenants, on envoie Jean-Marc AYRAULT, on envoie Pierre MOSCOVICI, et on le voit aussi sur les contenus, si je prends un autre exemple qui est d’une grande actualité…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Allez-y…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Les communistes…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Allez-y…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Et la finance, alors, au Bourget, il nous dit : eh bien, cette finance sans visage, finalement, c’est mon ennemie, et il reprend là un Gimmick, qui a été un Gimmick de la gauche à travers tout le 20ème siècle, franchement, ce n’est pas original, ce n’est pas moderne. Et puis après, à un journal britannique, alors qu’il prépare un voyage à Londres…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN THE GUARDIAN…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Il y a beaucoup de financiers à Londres, il y a La City, manifestement, il cherche à être bien accueilli, il rétropédale un peu, et il explique… : par le passé, les socialistes ont été un peu caricaturés en France, mais c’était la guerre froide, il y avait beaucoup de communistes, maintenant, il n’y a plus de communistes. Ce n’est plus pareil. Manque de pot, vous savez quoi, non seulement, il y a encore des communistes, mais ils lisent la presse anglaise. Et donc les communistes s’insurgent en disant : mais, c’était quand même notre candidat de deuxième tour, donc on aimerait qu’il se rende compte qu’on existe. Et là, à nouveau, rétropédalage : oui, il y a encore des communistes, ce n’est plus les mêmes. Bon, c’est un candidat qui change de discours comme il change de public, ça n’est pas le candidat du rassemblement, ça, c’est le contraire du rassemblement, pour rassembler, il faut être sur des valeurs, il faut être sur des idées fortes, et on se rassemble autour. Ce n’est pas le candidat du rassemblement, c’est le candidat des vérités successives…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Alors, vous m’avez proposé tout à l’heure…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, des vérités successives, ça veut dire un gros mensonge.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Mais vous m’avez proposé tout à l’heure qu’on parle de Nicolas SARKOZY non pas de François HOLLANDE, Nathalie KOSCIUSKOMORIZET. Moi, je vous pose une question directe sur Nathalie… pardon Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET – sur Nicolas SARKOZY, il a beaucoup parlé de référendum hier, il a dit qu’à chaque blocage, il fallait avoir recours au référendum, j’ai une question très directe à vous poser. Il est réélu président de la République, on est d’accord, vous le souhaitez ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Oui.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon. Il propose un référendum, vous le souhaitez, sur un sujet, par exemple le chômage ou d’autres sujets.
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Oui.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, si le peuple dit non, est-ce qu’il démissionne ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Ah, je pense que ce serait bien dans son tempérament, oui, enfin, je ne peux pas en parler pour lui sur le sujet, je n’ai pas parlé avec lui, mais…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Ah oui, c’est-à-dire que si le peuple lui dit non, il démissionne, il y en a un qui a fait cela…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, je vais vous dire, je pense que ce serait bien dans son tempérament, oui.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Donc vous dites : il démissionne ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Vous savez, il n’y a pas eu de référendum pendant cinq ans aussi, parce qu’il n’y a pas eu de blocage, en dépit…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Ah bon ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, en dépit des réformes de grande ampleur, qui ont été faites, regardez la réforme des retraites, je ne sais plus qui disait : il y a de quoi faire tomber douze gouvernements sur la réforme des retraites, mais la réforme des retraites, elle a réussi à se faire, et aujourd’hui, en fait, elle est très, très peu contestée, vraiment très peu contestée…
 
 JEAN-JACQUES BOURDIN Donc des référendums, il y en aura une fois…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Donc les référendums, ils sont nécessaires ou utiles quand il y a un blocage…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN En 2050…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Pas du tout, quand il y a un blocage ou quand il y a besoin de créer un sursaut national sur un sujet…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Oui, mais vous dites, vous vous engagez donc, il démissionne si jamais c’est le nom…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Jean-Jacques BOURDIN, je ne peux pas m’engager sur ce sujet-là pour lui…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Non, mais parce que, il faut être logique avec le peuple…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je n’en ai pas parlé avec lui, Jean-Jacques BOURDIN…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Puisqu’on fait appel au peuple…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je ne m’engage que sur les choses sur lesquelles je peux m’engager…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Mais posez-lui la question.
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Eh bien, je poserai la question…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Oui, moi aussi d’ailleurs…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Moi, maintenant, si vous me posez la question, je dirais : c’est assez bien dans son tempérament.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bon, alors, dernière question, qui vous concerne directement, là, on quitte Nicolas SARKOZY, vous êtes au gouvernement, et vous proposez quelque chose de très intéressant, je le dis, donc, vous voyez, je suis vraiment… non, non, mais c’est vrai, un comparatif sur Internet qui concerne l’aérien et le chemin de fer, le train, comparatif pour savoir quelles sont les lignes sur lesquelles on risque d’être en retard ou pas, c’est un comparatif entre compagnies, entre trains, enfin, expliquez-nous.
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET En fait, c’est un peu plus que ça, c’est une autorité de la qualité de services. Ça avait été demandé par Nicolas SARKOZY en septembre…
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Ce n’est pas mal ça d’ailleurs…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Quand il est allé inaugurer et lancer la ligne à grande vitesse Rhin- Rhône, eh bien, voilà, il y a beaucoup, beaucoup de polémiques, tout le monde a l’impression, par exemple en matière de trains, que sa ligne est la pire de France, je vous assure, parce que quand on a lancé la dizaine de lignes malades, enfin, lancé, quand on a repéré, identifié un certain nombre de lignes malades pour essayer de travailler particulièrement sur la ponctualité dans celles-là, on a reçu des courriers donc qui disaient : mais moi aussi, ma ligne est malade. Chacun a l’impression que la sienne est la pire. Je pense que, avoir une autorité qui diffuse de l’information, une information neutre, une information validée, accessible, et en même temps, de qualité, parce que, aujourd’hui, qu’est-ce que vous avez, vous avez des sites, soit, c’est très compliqué, c’est de la statistique, c’est inaccessible, soit, ce sont des sites un petit peu polémiques, bon, eh bien, là, il va y avoir une information validée, vous saurez où vous en êtes sur votre ligne. J’ajoute que vous trouverez sur ce site aussi des informations sur vos droits et vos devoirs comme passager dans l’aérien et dans le ferroviaire, si je perds mes bagages, si mon vol est annulé, si je veux emmener mon animal de compagnie, si j’ai des problèmes d’accès comme personne à mobilité réduite, qu’est-ce qu’on me propose, et ce sera une information validée, une information publique.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Je viens d’apprendre qu’Hervé MORIN retire sa candidature.
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Ecoutez, je l’apprends avec vous.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Et alors ?
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle, parce que je ne trouvais pas que sa candidature était porteuse d’une grande dynamique ces derniers temps, et j’espère qu’il rejoindra sa famille politique.
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Bien, merci Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET d’avoir passé votre baptême du feu en temps que future porte-parole de Nicolas SARKOZY sur RMC ce matin…
 
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET Vous y tenez !
 
JEAN-JACQUES BOURDIN Mais j’y tiens, parce que je sais que ça va être confirmé samedi, c’est pour ça que j’y tiens, moi, vous savez, j’aime bien qu’on dise clairement et tranquillement les choses.
 
Source : Premier ministre, Service d’Information du Gouvernement, le 16 février 2012

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