Déclaration de M. Henri de Raincourt, ministre de la coopération, en réponse à une question sur le Haut-Karabagh, au Sénat le 23 février 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Henri de Raincourt, ministre de la coopération, en réponse à une question sur le Haut-Karabagh, au Sénat le 23 février 2012.

Personnalité, fonction : RAINCOURT Henri de.

FRANCE. Ministre de la coopération

Circonstances : Questions d'actualité au Sénat, le 23 février 2012

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Madame la Sénatrice Goulet,


Comme vous l’avez rappelé, depuis 1997, la France, les États-Unis et la Russie s’efforcent, en tant que co-présidents du «groupe de Minsk», d’amener les deux pays à un compromis rendant possible la paix.

Toutes ces années de négociation ont été formalisées en 2007 dans les «principes de Madrid» :

- le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ;

- un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ;

- un corridor le reliant à l’Arménie ;

- la définition future d’un statut juridique final du Haut-Karabagh ;

- le droit de toutes les personnes déplacées et réfugiées à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ;

- des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix.

Les présidents Sarkozy, Obama et Medvedev ont réaffirmé conjointement ces principes en marge du Sommet du G8 de Deauville en mai 2011.

Lors de sa visite à Erevan et à Bakou en octobre 2011, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs rappelé ces principes aux présidents arménien et azerbaïdjanais

Malheureusement, les deux parties n’ont pas encore agréé ces principes. Un accord serait un pas décisif vers un règlement pacifique de ce conflit. Il nous faut donc poursuivre nos efforts pour convaincre l’Arménie et l’Azerbaïdjan d’avancer en ce sens.

C’est en tant qu’amie de ces deux pays que la France souhaite les aider à trouver une solution au conflit qui les oppose.

Aussi, depuis le début des négociations la France observe une stricte neutralité et impartialité, reconnues tant par Erevan que Bakou.

Les deux chefs d’État viennent d’ailleurs de réitérer leur confiance dans le rôle de la France lors du sommet qui les a réunis le 23 janvier dernier à Sotchi.

Ils ont souligné dans la déclaration par laquelle ils s’engagent à accélérer les négociations, leur «espoir que la Russie, les États-Unis et la France vont, dans leur capacité de co-présidents du Groupe de Minsk, continuer de jouer un rôle actif dans la résolution du conflit jusqu’à ce que la paix et la stabilité soient finalement instaurées dans la région».

La France continuera ses efforts en ce sens.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 février 2012

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