Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, notamment sur le travail, la Nation, la République, l'Ecole, la famille et sur l'immigration, à Arras le 18 avril 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, notamment sur le travail, la Nation, la République, l'Ecole, la famille et sur l'immigration, à Arras le 18 avril 2012.

Personnalité, fonction : SARKOZY Nicolas.

FRANCE. Président de la République;FRANCE. Union pour un mouvement populaire (UMP), candidat à l'élection présidentielle de 2012

Circonstances : Meeting à l'occasion de l'élection présidentielle, à Arras (Pas-de-Calais) le 18 avril 2012

ti : Mes chers amis, merci de votre soutien, merci de votre présence si nombreuse, merci de votre engagement.


Nous sommes à quelques jours d’un choix historique. La question à laquelle la France devra répondre, où souhaitons-nous aller ? C’est un choix historique ! C’est un choix qui comptera dans l’histoire de notre pays. Ce n’est pas un choix politique au sens traditionnel, il ne s’agira pas de choisir un camp plutôt qu’un autre, il ne s’agira pas de voter ou d’exprimer un choix selon des habitudes, selon une tradition, selon des appartenances. Il s’agira de réfléchir à la seule chose qui compte, quel avenir pour notre pays ? Quel avenir pour vos enfants ? Quelle société dans laquelle nous voulons vivre ? Ce choix est historique parce que l’avenir se joue maintenant, parce que nous n’avons pas le droit à l’erreur et parce que chacun détient dans sa main une parcelle du destin de la France.

Nous sortons d’une période de quatre années de crise d’une violence inouïe. Pendant ces quatre années, je n’ai eu d’autre préoccupation que celle de protéger les Français et de conduire la France. Imaginons ce qu’aurait donné dans cette période si violente, si troublée, si complexe à la tête des affaires de l’Etat ceux qui dans le passé ont fait la retraite à 60 ans sans avoir un centime pour la payer, où les 35 heures qui ont été une faute économique, sociale et morale pour notre pays. Ils sont les champions du monde pour donner des leçons, j’y reviendrai, mais partout où leurs amis ou leurs idées étaient aux responsabilités de la Grèce à l’Espagne on voit la situation dans laquelle se trouvent ces pays. Pas un Français aujourd’hui ne peut souhaiter pour la France la situation que les Grecs, que les Portugais, que les Irlandais ou même que les Espagnols connaissent aujourd’hui dans leur pays. Ce drame, ces échecs nous les avons évités à la France. Pourquoi les avons-nous évités ? Pour deux raisons, la première c'est parce qu’avec François FILLON et le gouvernement nous avons pris les décisions qu’il fallait prendre au moment où elles devaient être prises. Même quand c’était difficile, même quand c’était complexe, même quand c’était impopulaire, il y avait des décisions à prendre, ces décisions nous ont protégés de la catastrophe. Regardez où sont aujourd’hui tous ceux, tous ces pays dont les dirigeants n’ont pas eu le courage de prendre les décisions au moment où elles devaient être prises. A ce moment-là, ce sont les peuples qui paient la lâcheté de leurs dirigeants et qui paient d’autant plus dur que les décisions ont été différées. Et il y a une deuxième raison au fait que la France a été protégée, ce sont les valeurs que nous avons défendues. Il y a deux raisons, les décisions et les valeurs. Dans le monde nouveau qui est en train de naître, alors qu’un monde ancien n’en finit pas de mourir, dans ce monde nouveau les pays qui s’en sortent sont les pays forts et il n’y a pas de pays forts qui ne soient des pays qui sont convaincus que les valeurs qu’ils défendent sont les bonnes.

La campagne que j’ai engagée c'est pour dire à la France d’être fidèle à ces valeurs, la première de ces valeurs c'est le travail. Vous dans cette région, dans ce département du Pas-de-Calais, dans cette ville, dans cette région qui a souffert de tant de crises, je peux regarder tous les visages dans la salle et tous vous portez sur vos visages l’histoire de vos familles et l’histoire de vos familles c'est l’histoire d’un travail personnel familial qui vous a conduits à compter d’abord sur vous-mêmes avant de compter sur les autres, le travail ici c’est une tradition ! Le travail, la responsabilité, ici on sait bien ce que ce mot veut dire. Chacun est responsable de soi-même, la société n’est pas responsable de tout, les autres ne sont pas coupables de tout ! Dans les valeurs qui sont les nôtres, ce sont les parents qui s’occupent de leurs enfants, qui en assument leurs responsabilités, et ce sont les enfants devenus adultes qui ont la responsabilité de leurs parents, ce sont les valeurs qui sont les nôtres. Ce n’est pas toujours l’autre, le voisin, le pays, la société, « y’a qu’à », « faut que », « ils sont les responsables », nous défendons une idée simple, quand on est responsable on assume ses responsabilités ! Nous défendons ces valeurs, nous osons dire qu’aucune société ne peut fonctionner sans un minimum d’autorité, que le laxisme, que la faiblesse, que la lâcheté qui consiste à accepter tout y compris à refuser de sanctionner quand il convient de sanctionner ne peut conduire qu’à la catastrophe, que si on ne craint pas la sanction et que si ceux dont le rôle est de l’appliquer ne veulent pas le faire, alors c'est toute la société qui se désagrège, travail, responsabilité, autorité. Ici dans cette région, on sait ce que veut dire le mot « solidarité », ça veut dire que lorsque l’un d’entre vous met un genou à terre, quand il est frappé par la maladie, par un licenciement collectif auquel il n’est pour rien ou quand la vie qui peut être cruelle lui impose une épreuve, alors c'est toute la communauté nationale qui doit être à ses côtés. Mais cette solidarité à laquelle vous êtes attachés dans le Nord-Pas-de-Calais vous fait refuser avec d’autant plus de force l’assistanat qui consiste à porter des gens qui ne font aucun effort pour mériter la solidarité de la société ! Elle est là la différence, oui à la solidarité, non à l’assistanat parce que l’assistanat est payé par le travail des Français ! Travail, responsabilité, autorité, solidarité !

Mais aussi dans nos corpus de valeurs il y a le mot « Nation » parce que si nous regardons le monde, le monde autour de nous, que tu connais si bien, chère Michèle, la Nation, quels sont les pays qui comptent ? Ce sont des pays qui défendent avec acharnement leur identité nationale. A-t-on vu la Chine refuser de défendre son identité ? Voit-on le Brésil s’excuser de son identité ? Et les Etats-Unis d’Amérique, le pays soi-disant le plus libéral au monde, a-t-on vu la floraison de ses drapeaux devant chacun des maisons parce que le peuple américain profondément est fier de son pays, l’aime et le revendique ! Et nous nous voulons dire « nous sommes fiers de la France, nous ne supportons plus la culpabilisation de la France et nous n’acceptons pas que l’on attaque la France, la Nation ! » Et nous nous disons nous sommes les héritiers d’une mémoire collective, nous ne sommes pas nés dans un pays qui est une page blanche, c'est la France de CHATEAUBRIAND, de Victor HUGO, c’est la France de MAUPASSANT, c’est la France qui a une histoire, c'est la France qui vient de loin, c'est la France qui a des racines et nous ne voulons pas qu’on nous empêche de dire que dans les racines de la France il y a les racines chrétiennes de la France comme il y a ce long manteau d’églises et de cathédrales tout au long de nos territoires ! Et je le dis, André, je le dis devant mon ami André ROSSINOT, dire cela ce n’est en rien remettre en cause la laïcité, dire cela ce n’est en rien faire la promotion d’une église ou d’une religion, naturellement, mais que l’on me comprenne bien, quand on ne sait pas d’où on vient on ne peut pas prévoir où l’on va, quand on renie ses origines, son histoire, sa patrie, on n’est pas à même de proposer à ses enfants un avenir. Je n’ai pas un inventé les cathédrales et les églises, je dis simplement moi profondément Européen que lorsqu’il a été refusé d’inscrire dans la Constitution européenne qu’il y avait une histoire chrétienne, une origine, des racines chrétiennes, alors il y a nombre de Français qui se sont dit que l’Europe était une menace pour leur identité et ce jour-là on a fait un mauvais choix parce que l’Europe, au contraire, a été construite pour protéger l’identité européenne et la civilisation européenne !

La Nation, il y a quelques années lorsqu’on rencontrait des dirigeants de grandes entreprises, ils vous expliquaient cette chose fausse, que l’entreprise maintenant n’avait plus de nationalité, qu’elle était une entreprise monde, qu’elle s’adressait à l’univers, qu’elle ne pensait qu’à l’avenir, qu’elle oubliait le passé. Il a suffi de quelques semaines de crise pour que tous ces dirigeants de toutes ces grandes entreprises dans la crise et dans la tempête, pas un seul ne s’est trompé de port d’attache quand il a fallu rentrer à la maison et demander qu’on les aide, alors ce n’était plus les entreprises monde, c’était les entreprises de France parce la France quand il s‘agit de protéger la France a répondu présent, voilà la vérité ! Quand le vent souffle dans les voiles, quand la mer est d’huile, chacun oublie la nécessité du port d’attache mais lorsqu’il y a de la tempête, que les vents mauvais soufflent, qu’il y a des difficultés, nul à travers le monde ne s’est trompé d’adresse pour demander de l’aide, les entreprises américaines ont frappé à la porte du président américain et les entreprises françaises tout d’un coup n’étaient pas des entreprises monde, elles étaient des entreprises dont le siège social était en France et dont il fallait que le contribuable français s’occupe, protège et aide, voilà la vérité, la Nation, la Nation française !

Et puis dans les valeurs qui sont les nôtres c'est aussi la République, la République qui s’oppose et qui s’opposera de toutes ses forces à toutes velléités et tentations de communautarisme, la République c'est le contraire du communautarisme. La République elle est accueillante mais elle dit à celui ou à celle qu’elle accueille « tu es accueilli dans un pays qui a une longue histoire, qui a une tradition, qui a un mode de vie, qui a des valeurs et ce pays qui est prêt à t’accueillir n’acceptera pas qu’on remette en cause ces valeurs, ces traditions et son mode de vie ! La République, la nôtre, cher Daniel, la République, celle qui dit qu’à Lille comme ailleurs sur le territoire de la République nous ne voulons pas de piscine municipale avec des horaires pour les femmes et des horaires pour les hommes ! Que dans nos hôpitaux nous voulons les mêmes médecins pour les femmes et pour les hommes parce que c'est la République française ! Et que dans nos écoles nous voulons les mêmes menus pour tous les enfants d’une République laïque ! La République qui accueille, cher Marc-Philippe, mais la République qui dit « il y a des limites, il y a des choses que nous ne voulons pas, il y a des propos que nous ne voulons pas entendre, il y a des opinions qui à notre sens n’en sont pas » Et c'est pourquoi c’est la République qui interdit à certains prédicateurs de venir dans un certain congrès parce que la démocratie française n’accepte pas qu’on fasse sur son territoire l’apologie d’idées faisant référence à des concepts, à des valeurs qui sont le contraire des nôtres ! Et nous ne voulons pas de congrès où les hommes sont assis d’un côté et les femmes de l’autre ! Et nous ne voulons pas sur nos cartes d’identité de visage qui soit recouvert d’un voile ! Et nous ne voulons pas de femme dans le territoire de la République qui soit enfermée derrière des prisons de tissu !

Voilà les valeurs qui sont les nôtres, la République ! Ce sont nos valeurs ! Et l’école, dans nos valeurs l’école de la République c'est d’abord une école qui est une école de l’excellence parce que l’école du nivellement ce n’est pas la nôtre, parce que dans la conception qui est la nôtre l’école doit tirer tout le monde vers le haut et dans la conception qui est la nôtre ce n’est pas en abaissant le niveau de tous qu’on revalorise les diplômes de chacun ! Nous ne voulons pas du nivellement ! Dans l’école, l’école de la République, il faut mériter son diplôme et son examen ! Dans l’école, l’école de la République, nous disons que le laxisme n’est pas une preuve d’amour, c'est une preuve de faiblesse parce que quand on aime les enfants que la République vous a confié, on les tire vers le haut, on leur apprend que sans effort il n’y a rien et que sans un minimum de discipline on ne peut pas progresser dans l’échelle de la société, l’école de la République ! Dans l’école de la République, nous refusons de considérer que cette école, l’école de la République, soit la propriété des seuls syndicats qui parlent au nom des enseignants parce que l’école de la République c'est l’affaire des familles de France, pas d’un certain nombre de corporatismes !

Que l’on me comprenne bien, cher Marc-Philippe, quand on parle de la question du statut des enseignants, il est parfaitement normal d’en discuter avec les représentants syndicaux des enseignants mais quand on parle de l’école de la Nation, on demande l’avis des familles de la Nation française parce que l’école vous appartient, elle n’est la propriété d’aucun groupe de pression quel qu’il soit, voilà l’école que nous souhaitons, l’école de la République ! Dans l’école de la République, on accueille tout le monde et l’enfant de l’avocat est à côté de l’enfant de la femme de ménage et l’enfant du chef d’entreprise doit être à côté de l’enfant de la famille d’immigrés à égalité de droits et de devoirs. Mais dans cette école de la République on a une conception de l’égalité qui n’est pas l’égalitarisme, on reconnait comme un droit et comme un devoir que l’enfant qui en a le plus besoin bénéficie de plus d’attention. L’égalité ce n’est pas de donner à chacun la même chose, l’égalité c’est de donner à chacun selon son besoin. Et il y a des enfants qui ont besoin de plus d’attention parce qu’ils se noient tout seuls dans l’école de la République ! C’est une injustice, c'est une injustice que de considérer que quand on a mis 20, 25, 30 enfants dans la même classe on peut s’en laver les mains, que tous ont les mêmes droits, parce que tous ne viennent pas du même endroit, certains viennent de plus loin et ceux qui viennent de plus loin ont besoin d’être davantage aidés, soutenus, encadrés. Dans l’école de la République que je souhaite, je veux que sur ces 750 000 enfants qui arrivent chaque année les 100 000 qui n’arrivent pas à suivre on s’en occupe de chacun comme d’un trésor parce que ce sont les enfants de la République. Qu’on s’en occupe dès la maternelle, dès le CP, qu’on regarde leurs difficultés à ce moment-là parce que ces mêmes enfants dont on n’aura pas regardé et traité les difficultés à ce moment-là que deviendront-ils à 15 ans, à 18 ans, à 20 ans, où les retrouverons-nous ? Dans l’école de la République, on attache plus de prix à un enfant qui a du mal à suivre, nous donnerons des moyens aux directeurs et aux maires, m-a-i-r-e-s, pour s’occuper de chacun de ces enfants, pour mettre autour d‘eux tous les spécialistes, pour traiter leurs difficultés, pour les amener, pour que nul ne soit en situation d’échec. Mais dans l’école de la République que nous souhaitons il est inutile de penser qu’on va passer du primaire au collège si on ne sait pas clairement lire, écrire, compter parce que si on ne sait pas clairement lire, écrire, compter on n’a aucune chance de s’en sortir au collège et au lycée ! L’école de la République !

La famille, la famille n’est pas un gros mot ! Je suis pour une société qui soit ouverte, tolérante, compréhensive. Les choses ont bien changé, les couples ne sont plus les mêmes, les familles sont recomposées, j’en sais quelque chose, et il y a beaucoup d’amour et parfois beaucoup de douleur dans l’histoire d’une famille. Et après tout, c’est peut-être moins d’hypocrisie, plus de vérité, il ne faut juger ni nos parents ni nos enfants, la vie est ce qu’elle est et chacun la vit comme il le peut. Mais je veux dire une chose, ce respect du droit à la différence et aux histoires familiales personnelles ne doivent pas conduire à culpabiliser ceux qui croient dans la famille, qui se sont engagés dans la famille, qui respectent la famille et qui ont besoin de la famille ! Comprenez-moi, c’est une chose la différence, c’en est une autre que de contester une institution fondamentale de notre société parce que quand tout va mal, quand les choses s’écroulent, quand la vie est cruelle, chacun d’entre nous sait bien que sa famille c'est son trésor le plus précieux. Et moi je suis fier que la France ait une politique familiale ambitieuse et je n’accepterai jamais, vous m’entendez, jamais qu’on touche à la politique familiale de la France, voilà les convictions qui sont les nôtres !

La générosité, nous sommes les héritiers d’un grand pays et je le dis dans cette région, sans doute l’une des plus généreuses de France, qui a accueilli, oh, vous savez, je suis venu tant de fois dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, j’en connais quasiment toutes les villes, j’ai arpenté tant de fois les toutes de votre région et j’ai tant de fois parlé aux habitants du Nord et du Pas-de-Calais, tant de fois, tant de fois, ça ne veut pas dire que j’oublie les Picards qui pourraient être ici, naturellement, mais je veux dire une chose, la générosité ici vous l’avez pratiquée et moi, madame le Maire de Calais, j’ai été peut-être, suis-je même l’homme politique qui est venu le plus souvent dans le Calaisis à l’époque où il y avait les problèmes que chacun connait. Je suis venu ici et j’ai vu que la générosité du Nord-Pas-de-Calais ce n’était pas simplement un proverbe, ce n’était pas simplement un mythe, quelle région aurait accepté pendant des années que des responsables politiques qui étaient à quelques kilomètres ne viennent pas mettre les pieds dans le hangar de la honte à Sangatte où je suis venu tant de fois pour régler moi-même ce problème et cette question ! Comme c’est facile de parler de la générosité sans la vivre ! Tous ceux, cette gauche caviar qui aime donner des leçons à tous ceux qui souffrent et dont pas un seul n’avait mis les pieds dans le hangar de Sangatte, « cachez cette réalité que je ne veux pas voir ! » Mais les habitants de Sangatte, les habitants de Calais, les habitants du Calaisis, les habitants de la Côte d’Opale, cette réalité ils l’ont supportée pendant des années sans qu’il y ait eu un mot, sans qu’il y ait eu une violence de la part d’une population généreuse, accueillante, qui a souffert, qui a supporté parce qu’elle considérait que ceux qui étaient là souffraient encore plus que cette population, on l’avait abandonnée, on laissait le problème. J’ai dû moi en tant que ministre de l’Intérieur venir tant de fois pour régler cette question et après tout dans les décorations que j’ai reçues peut-être l’une de celles dont je suis le plus fier c'est d’être citoyen d’honneur de la ville de Sangatte, titre qui m’a été conféré par un maire qui n’était pas de ma famille politique ! Générosité ! Mais Lille était si loin que madame AUBRY n’était jamais venue dans le hangar de Sangatte ! Mais comme madame GUIGOU qui avait des responsabilités ministérielles n’était jamais venue dans le hangar de Sangatte, « cachez cette réalité que je ne veux pas voir ! »

C’est pareil pour ceux qui donnent des leçons pour dire il faut accueillir davantage de gens ! Ce sont ceux qui habitent dans les quartiers où ils regardent les problèmes de l’immigration avec des jumelles parce que dans les quartiers où ils habitent, ça ne se pose pas et ça n’existe pas ! Ce sont ceux-là même qui mettent leurs enfants dans des écoles où il n’y a pas de problèmes et ils n’ont aucune leçon à donner à tous ceux de nos compatriotes qui mettent leurs enfants dans des écoles ghettos, qui souffrent et qui n’acceptent pas qu’on leur interdise le droit d’exprimer cette souffrance. Générosité, cela veut d’abord dire lucidité, on n’est pas généreux quand on refuse la lucidité.

La lucidité m’oblige à dire que si la France est un pays ouvert, je n’oublie pas d’où je viens, je sais d’où je viens. La France s’est construite en accueillant, pas en se refermant. Moi, je me bats pour la France forte, pas pour la France faible. La France forte est une France ouverte, ce n’est pas une France fermée. La France forte, c’est une France qui aime, qui accueille, qui reçoit. Jamais vous ne m’entendrez vous monter contre les uns ou contre les autres. Jamais vous ne m’entendrez pratiquer, si peu que ce soit, cette attitude détestable de l’amalgame. Mais je veux avec la même force dire aujourd’hui, ici, dans votre région, regardons la situation, le système d’intégration à la française ne fonctionne plus. Il ne fonctionne plus parce qu’on n’a pas assez d’emplois, parce qu’on n’a pas assez de logements, parce qu’on n’a pas assez d’écoles. S’il ne fonctionne plus, c’est parce qu’à peine a-t-on accueilli des gens, qu’on en accueille d’autres et qu’on ne peut pas se préoccuper d’intégrer ceux qu’on a déjà accueillis parce qu’on en a trop accueilli, voilà la vérité que je veux défendre devant les Français !

J’affirme devant tous mes amis, Jean-René, tous ceux qui sont ici, quelles que soient vos origines politiques, quels que soient vos engagements, j’affirme que ce que je dis fait la synthèse de ce que nous pensons tous, que ce que je dis est profondément humaniste, profondément républicain. Parce que ce n’est pas républicain de contester la réalité, parce que ce n’est pas être humaniste de ne pas voir les souffrances. Parce que les premiers à souffrir de cette situation sont les enfants d’étrangers que l’on accueille et qu’on laisse dans des ghettos parce qu’on n’a pas d’emploi, parce qu’on n’a pas de logement et parce qu’on n’a pas d’école pour les accueillir, voilà la vérité, elle est là la vérité !

J’ai pris un engagement, dans les cinq années qui viennent, je diviserai par deux le nombre de personnes que nous accueillerons. Parce que je veux faire repartir la machine à intégrer. Parce que je ne peux pas dire aux Français, il y a des déficits, faites des sacrifices, et que je ne peux pas tolérer dans l’idée que je me fais de la France que l’on puisse accepter une forme d’immigration qui ne viendrait en France que pour la seule raison que nos prestations sociales y sont plus généreuses qu’ailleurs ! Oui, Jacques, moi, je joue cartes sur table, je dis les choses ! Je vais même dire autre chose, ce fut une grande erreur de la part des républicains, aux confins des années 80, de refuser de parler de ces questions que ressentaient les Français, dont souffraient les Français. Parce que c’est une chose de ne pas avoir tous les moyens de résoudre les questions et les problèmes, cela en est une autre de contester l’expression même de la souffrance.

L’autre jour, j’étais l’autre matin à la radio, une radio où manifestement… spontanément, ce n’était pas moi qu’ils attendaient ! Il fallait quand même m’accueillir ! Parce que la conception que nous avons de l’égalité, c’est neuf contre un ! Et qu’il faut quand même pousser un petit peu les murs pour me faire de la place ! J’arrive donc, dans la joie, l’allégresse, j’étais ravi, je me dis, tiens, je commence bien ma journée ! Parfois, on se sent stimulé ! Il y avait un reportage qui était fait, moi, je viens dans cette campagne en vérité, personne ne me fera taire, personne ne me fera renoncer à défendre mes idées. Personne. Donc, il y a un reportage qui est fait sur les militants qui me soutiennent – je les en remercie – on choisit, cette radio choisit au hasard la Seine-Saint-Denis et on entend une femme qui dit : « Nous, on n’en peut plus, on n’en peut plus ! » Alors, on lui pose des questions, des questions, elle dit une chose qu’elle n’aurait pas dû dire cette dame, elle dit : « Ceux qui nous rendent la vie impossible ne sont pas de telle nationalité, elle parlait des Portugais. » On me demande de réagir. Je dis une chose : Cette dame n’a pas l’habitude des micros. Pardon, elle ne participe pas au cirque médiatique où on veut tout dire sans rien dire et où ça marche très bien d’ailleurs, on ne dit rien. Cette dame, elle a, à sa manière, avec ses mots, qui n’étaient pas les bons, exprimé une souffrance.

Je voudrais quand même qu’on comprenne que si cette dame, je ne suis pas engagé par ses mots, m-o-t-s, je suis engagé par sa souffrance. C’est à elle que je veux parler et pas à celui qui lui a tendu un micro. Je veux que vous me compreniez, si moi je ne parle pas à cette femme, alors, un jour, elle ne votera plus ou, un jour, elle votera pour les extrêmes. Je veux vous dire une chose, le vote pour Jean-Marie LE PEN, ça a bien servi François MITTERRAND pendant deux septennats. Le vote pour Marine LE PEN, ça servira François HOLLANDE, voilà ce dont je ne veux pas !

Alors, bien sûr, Daniel, le politiquement correct ou la pensée unique aurait dû me conduire à dire : « Mais comment, vous n’y pensez pas, mon image ! Cette femme a tort, cette femme est coupable. » Je ne dirai pas ça. Parce que je pense que le peuple de France n’a pas tort quand il exprime sa colère et sa souffrance. Parce que je pense que la responsabilité de républicains que nous sommes, c’est de ramener vers nous ces femmes et ces hommes qui ont désespéré des républicains parce qu’ils ont le sentiment qu’on les a abandonnés. C’est pour eux que je veux me battre, c’est à eux que je veux parler et c’est eux que je veux ramener vers nous. Parce que le vote pour les extrêmes, c’est le vote pour des solutions qui sont des mensonges et que le mensonge n’a jamais répondu à la souffrance de ceux qui souffrent sincèrement. On ne répond pas à une souffrance sincère par un mensonge. On répond à la souffrance sincère par la vérité.

Je veux donc dire que ces objectifs, je ne veux pas qu’il y ait de surprise, je veux m’engager devant vous. On me dit : « Mais comment allez-vous y arriver ? » En faisant respecter des règles très simples. D’abord, je pense que nous ne devons plus accepter sur notre territoire qui que cela soit qui n’ait pris la peine, avant d’entrer sur notre territoire, d’apprendre le français et de retenir les valeurs de la République. Je vais m’expliquer. Imaginez, imaginez quelle peut être la vision d’un enfant de famille immigrée dans notre école, dont la mère est enfermée au domicile, parce qu’elle ne parle pas un mot de français, parce que son mari – disons les choses comme elles sont – l’empêche de sortir, la claquemure dans l’appartement, les rares fois où elle peut sortir de l’appartement, la claquemure derrière une prison de tissu. Cet enfant-là, dont la maman, la mère n’est pas capable de lire le mot ou la lettre de l’instituteur ou du professeur, n’est pas capable de soutenir une conversation avec le professeur de son enfant, quelle image ce jeune enfant aura-t-il, devenu grand, de la société française, de sa mère, de l’autorité de sa mère et de ses parents ? Quelle image ? Naturellement, il ne s’agira pas, Jean-René, de faire apprendre le français à des gosses de quatre ans ! Mais je pense qu’à partir de seize ans, l’apprentissage du français et un examen passé dans nos consulats avant de rentrer sur le sol de la République française, c’est la garantie d’une intégration réussie dans la République française.

L’autre jour, il y a quelqu’un qui m’interrogeait de façon aimable, parfois, j’ai le sentiment d’avoir droit à un régime particulier ! Mais ça me maintient en forme ! Il me dit : « Mais vous vous rendez compte, vous avez dit la même chose que Marine LE PEN ! » Je ne sais pas ce que j’avais dû dire, mais quelque chose d’original comme je préfère le beau temps à la pluie ! Je veux m’attarder sur cette remarque. La question n’est pas de voir la comparaison entre des propositions, la question, c’est le raisonnement qui conduit à apporter une réponse. Le raisonnement, ça compte. Les valeurs, ça compte. Parfois, on peut se dire, avec monsieur HOLLANDE ou avec madame LE PEN ou avec qui vous voulez, qu’il y a une réponse qui est commune. Mais c’est le raisonnement qui compte derrière, c’est les valeurs qu’on y met. Quand on y met la peur, quand on y met la haine, quand on y met le rejet, quand on y met la détestation de l’autre, alors, on se trompe parce qu’on n’est pas dans les valeurs de la République. Quand on y met la volonté de refaire partir la machine à intégrer, la volonté qu’aucun gamin sur le sol de la République française ne se trouve perdu dans son école ou dans sa famille ou n’ait à ressentir la moindre honte pour sa mère parce qu’elle est exclue de la société dans laquelle cet enfant veut se faire sa place, à ce moment-là, on n’est pas généreux, on n’a rien compris à l’esprit de la République française.

Je veux parler en vérité et dans les mots, m-o-t-s, que j’ai choisis pour mon intervention de ce soir avec vous, il y en a un sur lequel je veux m’expliquer plus particulièrement, c’est le mot frontière. Un mot qui a été banni de nos discours. Je veux faire comprendre que la frontière, c’est un élément qui nous réunit, ce n’est pas un élément qui nous sépare. Imaginez, lorsque vous êtes chez vous, si vous aimez à recevoir le voisin ou inviter le voisin de palier ou le voisin de pavillon, c’est parce que vous êtes sûr d’être chez vous et que le cadastre protège votre propriété. Si demain, il n’y a plus de cadastre, plus de propriété, plus de titre de bail de location, vous tous, dans la même maison, le même appartement, vous vous sentirez en instabilité, vous serez profondément inquiet. A ce moment-là, vous développerez une agressivité à l’endroit de toute personne qui sera susceptible de pouvoir contester votre identité, votre demeure, votre famille, votre foyer. La frontière protège, la frontière rassure. C’est parce qu’on est rassuré par son pays et la frontière de son pays qu’on tend la main de l’autre côté de la frontière pour inviter l’ami qui est le voisin, voilà la réalité !

La frontière n’est pas un obstacle. Regardez l’histoire de l’humanité, lorsqu’il n’y avait aucune frontière, aucun pays, c’est le premier arrivé ! Le premier arrivé n’avait pour faire respecter son endroit, son foyer et sa famille que se battre, que la force ! Le cadastre, la frontière est un élément d’apaisement. Si nous avons voulu construire l’Europe, cette région qui a tant souffert, tant souffert, c’est pour faire l’amitié avec nos voisins et notamment avec les Allemands. Mais nous avons voulu l’Europe pour être plus forts, parce que nous pensions que, ensemble, nous défendrions mieux nos frontières. Nous ne voulons pas d’une Europe passoire, nous ne voulons pas qu’entre la Grèce et la Turquie, il y ait 115 kilomètres de frontières européennes qui ne soient défendues, contrôlées et gérées par personne ! Ce n’est pas pour cela que nous avons fait l’Europe ! L’Europe, nous l’avons faite pour être plus forts. Je dis donc que si, au bout d’un an, l’Europe n’a pas mis bon ordre dans Schengen, une direction politique de Schengen, des sanctions pour un Etat qui ne respecterait pas la garde des frontières européennes, à ce moment-là, la France se réserve le droit de suspendre l’application de Schengen et de rétablir des contrôles ponctuels à ses frontières ! Je me sens parfaitement fidèle, Jacques, à mon idéal européen !

Il en va ainsi pour la réciprocité, il est normal qu’on impose à nos industriels des règles environnementales, chère Nathalie, à nos éleveurs des règles de traçabilité, à nos producteurs et à nos agriculteurs des règles pour la maîtrise des pesticides. Mais il est inacceptable que dans le même temps où on impose à nos producteurs, à nos agriculteurs, à nos entrepreneurs des règles, on continue à importer en Europe des produits venant de pays qui ne respectent aucune des règles que l’on impose à nos producteurs, à nos agriculteurs et à nos éleveurs ! Je dis que si nous n’obtenons pas dans un an la réciprocité, la France veillera à ce que les marchés publics des élus communaux, des élus départementaux, des élus régionaux et de l’Etat, je dis que ces marchés publics seront réservés exclusivement aux entreprises qui produiront et qui fabriqueront en Europe, à l’exclusion des autres !

D’ailleurs, c’est une erreur de fonder toute la stratégie européenne ou nationale sur la seule question du consommateur. Parce que le jour où le consommateur a perdu son emploi, je me demande bien ce qu’il peut consommer ! Nous devons penser au travailleur, au producteur, au chercheur, à l’agriculteur et pas simplement au consommateur. C’est la raison pour laquelle je souhaite que dans un délai d’un an, l’ensemble des élus et des marchés publics nationaux, communaux, départementaux, régionaux puissent avoir 20 % des marchés publics réservés à nos PME. Parce que je n’accepte pas la règle systématique du moins disant, parce que c’est toujours le plus gros, le plus fort qui ramasse le marché, au prix le plus faible, qui fait disparaître le petit et le jour où le petit est disparu, alors, les prix peuvent remonter tranquillement ! Nous ne voulons pas de cette société !

Alors, mes chers amis, on me dit : « Mais est-ce que c’est possible ? Est-ce que la politique peut encore changer les choses ? » J’ai appris beaucoup durant ces cinq années à la tête de notre pays. J’ai appris notamment qu’il y avait des souffrances pour lesquelles on ne pouvait pas apporter de réponses. La souffrance de la victime ou de la famille de la victime, à qui on ne peut pas rendre la vie. La souffrance des familles de soldats devant le drapeau tricolore et le cercueil. La souffrance insondable de cette femme admirable qui avait vu son mari abattu par le forcené, le monstre de Montauban et de Toulouse, son mari dans une mare de sang et deux de ses enfants abattus parce que juifs. Cette femme qui avait la petite dernière avec elle, cette femme, elle tenait debout. J’ai appris dans mes fonctions de chef de l’Etat qu’il y avait des souffrances qui étaient tellement grandes que, quelle que soit ma volonté de faire, je ne pouvais pas faire.

Je veux vous dire une chose, je ne m’y suis jamais habitué. Parce que président de la République, je revendique d’être resté un être humain, pas une momie, un acteur, pas un spectateur, un acteur pour faire, pas un acteur pour faire semblant. C’est vrai que chaque fois que j’ai vu ces situations, je me suis senti profondément interpellé, bouleversé, d’abord dans ma responsabilité de chef de l’Etat, notamment pour nos soldats, mais en même temps rien jamais ne m’a fait renoncer à tout tenter, tout essayer. Convaincu que je suis que les Français sont lucides, qu’ils savent bien qu’on ne peut pas tout réussir, que tout n’est pas possible. Mais qu’est-ce qu’ils attendent de nous ? Qu’au moins, on essaye. Qu’on se batte jusqu’à la dernière minute. Qu’on entreprenne. J’avais été marqué par la déclaration de monsieur JOSPIN au moment de Vilvoorde : « On n’y peut rien ! » Mais si vous n’y pouvez rien, qu’est-ce que vous faites comme Premier ministre de la France ? Si on n’y peut rien, qu’est-ce qu’on fait à être candidat à la présidence de la République ? Justement, si on vote pour nous, c’est parce qu’on espère qu’on y pourra quelque chose !

Dans cette campagne électorale, on a essayé de me mettre bien des obstacles, notamment, tour à tour, les dossiers de ces entreprises qui souffraient de problèmes, PHOTOWATT, LEJABY, PETROPLUS, les FONDERIES DU POITOU, que sais-je encore ! Chaque fois, j’ai répondu présent. Chaque fois, je me suis acharné sur le dossier et, chaque fois, on a trouvé une solution. Quand je trouvais une solution, on disait : « Ah, il a trouvé une solution ! Oui, certes ! Mais c’était pour la campagne électorale ! » Et alors ! C’était parce que c’est la campagne électorale qu’il faut laisser ces gens mourir, qu’il faut laisser ces gens sans travail, qu’il faut ne pas leur apporter une réponse, qu’il ne faut pas se battre pour eux comme je me suis battu à l’époque pour sauver ALSTOM, qui produit notamment dans votre région ? Parce que, quoi qu’il arrive, quelles que soient les difficultés, je me sens engagé, je ne suis pas un technocrate, j’essaye toujours de toutes mes forces d’apporter une solution parce que c’est mon devoir, parce que c’est ma nature, parce que c’est mon tempérament ! Bien sûr, parce que c’est comme ça qu’il faut faire !

Alors, mes chers amis, cette campagne passionnante, c’est une campagne pour des femmes et des hommes comme vous, courageux, peu impressionnables. Vous êtes ce peuple de France auquel je veux parler. On me disait l’autre jour : « Mais enfin, qui est ce peuple de France ? » C’est eux. Mais eux, c’est qui ? Alors, laissez-moi vous dire, pour leur expliquer à eux, qui vous êtes. Eux, c’est des gens qu’on n’entendra jamais dans les média parce que dans les média, c’est en général celui qui crie le plus fort et qui a le moins de choses intéressantes à dire à qui on tend le plus spontanément le micro. Ce n’est pas eux. Eux, eux, c’est les familles qui ont tous des histoires où il y a eu des moments sacrément difficiles. Quand il y a eu des moments sacrément difficiles, vous savez ce qu’ils ont fait, eux ? Ils ont serré les dents parce que, eux, ils ont une fierté et une pudeur que tout le monde n’a pas. Parce que la caractéristique du peuple de France, c’est d’être fier et c’est d’être pudique. Et puis, eux, eux, le peuple de France, je veux vous dire, à vous, ce qu’ils ont. Quand ils ne sont pas d’accord, ils ne sortent pas dans la rue pour casser, pour protester et pour manifester. Ils attendent tranquillement le soir de l’élection et le soir de l’élection, ils disent qui ils veulent et ce qu’ils veulent, voilà le peuple de France !

Eux, j’ai une dernière chose à dire à eux, eux, il y a autre chose, eux, on ne leur raconte pas n’importe quoi. Eux, ils écoutent. L’autre jour, on m’a dit : « Mais tu devrais les laisser applaudir plus ! » J’ai dit : Ça me fait plaisir quand vous applaudissez. Mais si vous saviez comme ça me fait plaisir quand vous m’écoutez et quand on partage ensemble ce qui nous rassemble. Eux, on ne leur raconte pas n’importe quoi. Eux, ils ont pu être en désaccord avec moi sur telle ou telle chose, mais eux, ils savent bien que pendant cinq ans, j’ai mouillé la chemise pour les défendre, les protéger et les aimer. Voilà le peuple de France ! Alors, oui, ne vous laissez pas voler cette élection, ne vous laissez pas kidnapper votre vote ! Vous voulez gagner, ça ne dépend que d’une seule chose, de vous, de votre mobilisation, de votre volonté de faire la plus grande surprise qui ait jamais été réservée dimanche prochain ! C’est vous, c’est vous ici qui allez leur réserver cette surprise ! Mes chers amis, vive la République et vive la France !

… (Hymne national)…

Nicolas SARKOZY
Merci à Philippe RAPENEAU, à Daniel FASQUELLE, à Bernard GERARD, à Marc-Philippe, à toi, à tous ceux qui sont ici, merci, merci et merci !


Source http://www.lafranceforte.fr, le 20 avril 2012

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